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UNE ARME, UNE MENACE

Par Michel Jeanneret - Mis en ligne le 15.11.2011

 

Il avait commis des vols. Du brigandage, une tentative de braquage, des dommages à la propriété. Il consommait des stupéfiants. Il faisait partie d’un groupe de petites frappes qui préparaient l’attaque d’un fourgon blindé. Il avait même été déclaré inapte au service par les psys de l’armée, avant d’être repêché par une obscure commission sanitaire. Le parcours d’Anthony A. fut jalonné de signaux qui étaient autant de mauvais présages. Il a pourtant eu le droit de conserver son arme de service… Elle, c’était sa petite amie. Elle s’appelait Christina, avait 20 ans et plein de beaux projets. Ils se sont évanouis le 4 novembre, anéantis par une balle tirée dans la nuit froide de Saint-Léonard. Une existence de plus, fauchée par ces saletés d’armes à feu.

Depuis ce drame, le monde politique, l’armée, la police et les autorités s’activent pour corriger ce qu’une meilleure communication aurait peut-être permis d’éviter. Pour améliorer l’échange de données entre la police et l’armée, pour décloisonner ces deux services de l’Etat censés assurer notre sécurité. On évoque également la nécessité d’assouplir la loi sur la protection des données, pour que les autorités militaires soient mises au courant de toutes les condamnations. Pour faire en sorte que les armes ne restent, si possible, qu’entre les mains de citoyens irréprochables. Avec pour objectif de limiter la casse liée à une politique qui sert les intérêts du lobby des armes, sous le couvert d’une menace chimérique.

Mais, mené ainsi, le combat contre la violence des armes est perdu d’avance. On ne peut prévoir que ce qui est prévisible et l’humain ne l’est malheureusement pas. Depuis l’affaire de Saint-Léonard, un pistolet militaire vient de faire une nouvelle victime dans le canton de Neuchâtel. Et il y en aura d’autres, car tant qu’il y a des armes, il y aura des drames. En février dernier, le peuple a refusé à 56,3% l’initiative visant à les remiser à l’arsenal. Combien de morts faudra-t-il encore pour que nous changions d’avis? Un jour, peut-être, alors que la liste funeste se sera enrichie de quelques noms, alors que quelques trajectoires humaines auront rencontré celle d’une balle, le peuple suisse aura enfin la sagesse de mettre les armes au placard.

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Tags: Anthony A., arme de service, Christina, Saint-Léonard, fait divers Aller en haut de page Haut de page

 

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calimero, le 22.11.2011 à 14:07

le nombre de lettres pour répondre est à l'image de votre article: simplification, raccourci et facilité. Le travail du journaliste est de poser de vrais questions pas de faire du populisme avec de faux-bons exemples.Cet homme était dangereux et on lui a mis une arme entre les mains. Sans fusil,il aurait tué son amie avec un couteau. La solution est-elle d'interdire les couteaux? Soyez sérieux !

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