Une révolution? Non, Sire, une évolution! En moins d’un an, la firme de Cupertino a corrigé certaines imperfections de l’iPad 1 que les utilisateurs déploraient. Du coup, la deuxième copie paraît plus mature, plus aboutie.
L’aspect, tout d’abord. Saluons l’arrivée d’un modèle avec un cadre blanc entourant l’écran: l’air de rien, la couleur embellit la tablette en la rendant moins austère. Petit bémol: pas d’écran Retina haute définition comme sur l’iPhone 4, bien trop cher à fabriquer. Au toucher, on dispose d’une version light par rapport à la mouture précédente: l’iPad 2 affiche 600 grammes sur la balance, au lieu de 680. Une différence qu’on ne sent pas vraiment une fois en main, mais qui devrait engendrer moins de fatigue à l’usage.
En revanche, le régime minceur auquel a été soumise la nouvelle ardoise débouche sur un résultat fort agréable à l’œil nu: avec 8,8 mm d’épaisseur, elle est aussi fine qu’un bloc-notes.
Ce qui ne l’empêche pas de posséder une coque arrière plus solide que celle de son aînée. Sous le capot, le changement est également tangible: grâce au processeur double cœur, la puissance augmentée permet notamment de naviguer sur le web plus rapidement.
NOUVELLE PHILOSOPHIE
Ainsi boostée, l’iPad 2 offre toujours dix heures d’autonomie. Hélas, toujours pas de Flash permettant de lire une partie des animations et vidéos sur l’internet. Une frustration vite compensée par LA nouveauté: l’apparition des deux capteurs photo et vidéo, dont l’absence sur la version 1 avait fortement déçu. Bien qu’elle ne gère pas la HD, une webcam frontale permet désormais de mener des visioconférences via le logiciel Facetime intégré sur la tablette. A l’arrière, un autre objectif – celui d’une caméra de qualité HD – permet de réaliser des vidéos en 720 p ou des photos.
Avec cette nouvelle mouture, l’iPad a donc évolué: objet de divertissement et de consommation (jeux vidéo, chansons), la tablette permet désormais de créer et de partager du contenu. C’est là que réside l’innovation. Les apps iMovie et GarageBand qu’Apple a lancées pour l’iPad relèvent de cette logique: la première permet de monter des vidéos transférables sur Facebook ou sur YouTube, la seconde de jouer, de composer et d’enregistrer de la musique. Dommage qu’il faille passer par le mail ou iTunes pour exporter ses morceaux dans iMovie. Au final, on dispose d’une ardoise tactile bonifiée et qui, à l’inverse du bon vin, s’offre le luxe de baisser ses tarifs. Mais, sauf à être un authentique geek, les possesseurs du «vieux» modèle peuvent sauter un tour. Par exemple en attendant un iPad 3 avec port USB?
iPad 2, tarifs sur www.apple.com/ch