Dans la famille Piccard, je voudrais… Oriane! Oriane Piccard, bientôt 19 ans, fille cadette de Michèle et Bertrand Piccard, petite-fille de Jacques, arrière-petite-fille d’Auguste, entre à son tour dans la lumière.
Le samedi 26 novembre, à l’hôtel de Crillon, place de la Concorde à Paris, elle participera au prestigieux Bal des débutantes. Autour d’elle, 24 jeunes filles venues de onze pays différents, héritière chinoise, princesse indienne, descendante de Louis XIV, fille ou petite-fille de célébrités hollywoodiennes.
Les Piccard n’ont pas postulé ni écrit de lettre de motivation. «Nous recevons énormément de candidatures spontanées, notamment de Suisse, mais le bal est uniquement sur invitation», précise Ophélie Renouard, la femme qui, voilà dix-neuf ans, a remis au goût du jour cette tradition – la présentation des damoiselles de la noblesse à la cour – jusqu’à en faire un must désormais réservé aux «jeunes filles de familles connues pour d’honorables raisons». «Comme l’un de nos sponsors principaux, le bijoutier Adler, est Suisse, nous aimons inviter une jeune Romande. Un ami m’a parlé de la famille Piccard. Je me souviens que mon père, enfant, se passionnait pour les exploits d’Auguste Piccard. J’ai donc écrit à Michèle, l’épouse de Bertrand.»
Lausanne, passé la surprise, l’invitation a été bien accueillie, même si Michèle Piccard a d’abord exprimé quelques réticences. «Je voulais m’assurer que tout cela ne se faisait pas dans un esprit ostentatoire. Le côté people, ce n’est pas du tout notre tasse de thé.» Ses craintes ont rapidement été balayées lors d’une discussion avec Ophélie Renouard. «Au bal, assure cette dernière, il n’y a jamais de scandale ni de médiatisation excessive. C’est ce qui fait son succès.»
EXPÉRIENCE UNIQUE
Oriane a donc pu se réjouir sans arrière-pensée. «C’est quelque chose que l’on ne peut faire au mieux qu’une seule fois dans sa vie, qui n’existe pas en Suisse, souligne la jeune fille, qui étudie actuellement l’anglais à Cambridge. Rendezvous compte! Je vais quitter mon lycée en jeans et baskets et me retrouver en robe de haute couture.»
Elle a déjà pu se faire une idée lors des essayages à Genève pour les bijoux et à Paris, fin juillet, dans l’atelier de couture de la styliste Anne Valérie Hash pour la robe. Au bal, chaque débutante est l’égérie d’un couturier. «C’était une magnifique expérience. Tout le monde voulait que je me sente à l’aise. J’ai vraiment pu choisir ma robe. J’en ai essayé quatre, puis j’ai eu un coup de cœur pour la cinquième.»
«La voir chercher son style, l’aider à se trouver, fut très émouvant»
Michèle Piccard
Michèle Piccard a observé sa fille explorer sa féminité avec tendresse. «Cela a créé une complicité nouvelle entre nous. Comprendre que sa fille possède un style bien à elle, l’aider à le trouver, tout cela était à la fois joyeux et émouvant. Et puis partout nous avons rencontré des gens passionnés qui ont envie de transmettre leur passion et leur savoir. Ils n’ont jamais cherché à déguiser Oriane. Au contraire, attendris devant cette jeune fille fraîche, pas blasée par la vie, ils se sont tous efforcés de la mettre à l’aise, de l’aider à trouver ce qui lui correspond.»
Voici donc la quatrième génération de Piccard prête à entrer dans le monde. Pour accomplir à son tour des exploits sportifs à portée scientifique? «On nous a souvent posé la question», répond Oriane, visiblement rodée et prudente sur le sujet. «Mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père avaient tous un métier avant de se lancer dans leurs expéditions. Mes sœurs et moi sommes intéressées par beaucoup de domaines, mais nous en reparlerons lorsque nous aurons terminé nos études et trouvé notre vocation. » En matière de communication, Oriane Piccard est loin d’être une débutante…