Retour des jouets à l’heure où Andy doit s’en séparer pour entrer à l’université… TOY STORY 3: au moins trois fois meilleur que les deux premiers. Le super bon Buzz de cet été.
Par
Jean-Blaise Besençon - Mis en ligne le 07.07.2010
A quoi rêvent les jouets d’enfants? Mon GI Joe vétéran ou le bébé rose de ma soeur? Et notre téléphone Fisher-Price à roulettes et le cheval de bois oublié au galetas. Réponse unanime des concernés: ils rêvent d’action, d’aventures, bref que l’on joue avec eux.
GOURMANDISE ENFANTINE
Il y a quinze ans, les studios Pixar
révolutionnaient le cinéma d’animation en donnant une vie numérique aux
jouets d’Andy, un petit garçon comme tous les papas ont été. Après Toy
Story 2 (1999) qui, au box-office, surpassa les chiffres records du
premier, les studios désormais aux mains de Disney ont enrichi le
cinéma d’histoires inoubliables: 1001 pattes en 1998, Monstres et Cie
en 2001, Le monde de Nemo en 2003 (à ce jour, le plus gros succès
commercial de Pixar), Les indestructibles en 2004, Cars en 2006,
Ratatouille en 2007, WALL•E en 2008, Là-haut l’année dernière.
Pour
ce onzième long métrage, le réalisateur Lee Unkrich réveille une
galerie de personnages inoubliables: Woody le cowboy dans le rôle du
chef raisonnable, Buzz l’éclair, justicier de l’espace, Bayonne le
cochon-crousille, le savoureux couple Patate, et puis Rex, le plus cool
des tyrannosaures. Depuis 1995, les techniques numériques (et la 3D)
ont progressé de manière proprement extraordinaire. Ce nouveau film
(avec lunettes plus légères et plus confortables) atteint ainsi une
perfection de rendu, de détails, de matières dont nos yeux, cent
minutes durant, se régalent avec une gourmandise d’enfant. Parce que le
film est drôle, plein d’aventure et d’émotion…
Attention, les
jouets abandonnés pour cause d’adolescence galopante sont susceptibles
de réveiller chez chacun des souvenirs puissants.
Une fois n’est
pas coutume, on ne dira rien de l’histoire. Elle se joue pied au
plancher, réserve de fabuleux rebondissements, des dialogues
inoubliables, un défilé de mode étourdissant (quand Barbie montre sa
collection de vêtements à Ken) et même de vrais moments de sagesse.
Reprenant
ses personnages chers comme un premier doudou, le réalisateur (et tous
les talents mobilisés) rêvait sans doute d’être à la hauteur des deux
premiers films, il les surpasse en taille et en humour comme un/une de
ces ados leurs parents.
Toy Story 3, réalisé par Lee Unkrich.
Avec les voix de Benoît Magimel, Frédérique Bel (Ken et Barbie) et de
Grand Corps Malade. Sortie le 14 juillet.
UN CHOIX DÉCHIRANT
Buzz
ou Woody? Quel ancien compagnon de jeu emporter avec soi au moment de
quitter la maison et de rejoindre l’université? Un choix quasi
impossible pour Andy, mais qui donnera à ce troisième épisode sa
substance et son suspense.
GARE À L’EXÉCUTEUR
Il a l’air
tout doux avec son corps en tissu, ses yeux bleus et son biberon.
Hélas, ce poupon mal en point – son oeil gauche mériterait un passage
par la clinique des poupées – est l’homme de main de Lotso, l’ours
parfumé à la fraise.
AMOUREUX TRANSIS
Barbie n’a plus la
cote auprès de Molly, la soeur d’Andy. Elle est directement envoyée en
cadeau à la garderie. C’est pourtant là qu’elle va rencontrer le Ken de
sa vie et le séduire grâce à son étourdissante garde-robe!