L’auberge est haut perchée. Si haut qu’on s’y rend rarement par hasard. Mais une fois qu’on a goûté à son CHARME, on y revient toujours!
Par
Céline Fossati - Mis en ligne le 07.09.2010
Il y a des lieux improbables, issus de l’imagination d’êtres hors norme et dont la magie vous plonge instantanément dans une douce béatitude. L’Auberge de Sanetsch est de ceux-ci. Improbable parce que perchée à plus de 2000 mètres d’altitude, elle est accessible uniquement par le télécabine de Gsteig, près de Gstaad, ou par la «route» de Sion quand cette dernière n’est pas sous des mètres de neige. Hors norme, parce que la famille Luyet l’a imaginée et construite de toutes pièces, dynamitant au passage quelques rochers pour implanter son restaurant, ses dortoirs spacieux, ses chambres coquettes, sa cabane de soins et son minimusée alpestre. Et le résultat est tout simplement charmant!
Il fallait une âme de pirate comme celle de Jean-Maurice Luyet, le patriarche viticulteur de Savièse, pour se lancer dans une telle aventure de bâtisseur. Et l’âme de créateur promoteur d’un fils hôtelier, Guillaume, pour répondre aux attentes d’une clientèle allant du simple randonneur au jet-setteur gstaadien en mal d’authenticité.
CÔTÉ CHAMBRE
Dormir au col du Sanetsch, c’est choisir entre des chambres coquettes ou des dortoirs proprets. Les chambres, décorées avec goût par Dame Rosette, la femme de Jean-Maurice, sont parfaites pour une retraite amoureuse. Il y fait parfois frais, mais c’est si bon de s’y retrouver en couple.
CÔTÉ CUISINE
Pain de seigle maison, vin maison, produits du terroir, les mets du chef, Olivier Roy, sont aussi imaginatifs que goûteux et raffinés. Le risotto d’orge et ses chanterelles est une vraie merveille! Et, avec Guillaume Luyet, ils ont créé la Meule, le premier pain d’épeautre à forme de fromage!
CÔTÉ DÉTENTE
Tout l’art du toucher d’une thérapeute hors pair à déguster allongé sur une pierre chauffée au feu de bois… On en redemande! Tête, épaules ou pieds, un massage dure de trente à soixante minutes, mais ses bienfaits perdurent des heures…