S’il est une île des Cyclades qui nous fait oublier que la Grèce est un pays en crise, c’est bien Santorin. C’est l’île la plus peuplée d’un petit ARCHIPEL VOLCANIQUE comprenant quatre autres îles. Aller un jour à Santorin, c’est la promesse d’y revenir.
CONTEMPLER
Santorin est un régal pour les yeux. Les fameuses petites maisons blanches accrochées aux falaises des villes d’Oia, de Thira ou de Firostefani semblent avoir été dessinées par un artiste comblé de bonheur et d’enfance. Le coucher du soleil est un rituel de contemplation incomparable. En rater, ne serait- ce qu’une fois, c’est ne pas accomplir complètement sa journée.
Chaque soir, de nombreuses terrasses offrent une vue idyllique sur un astre qui semble ne se coucher que pour vous, offrant ses couleurs orangées puis écarlates, comme un lent ballet, un magnifique chant du cygne mais qui, lui, vous donne fidèlement rendez-vous au lendemain. A déguster avec un verre de vin blanc local ou un verre d’ouzo. Et la vie vous semble tellement belle que vous vous demandez comment on peut vivre ailleurs qu’ici.
Terrasses avec vue sur coucher de soleil: www.santowines.gr
A VOIR ET À MANGER
Certes, le mot taverne vient du latin taberna, mais y adjoindre l’adjectif grec suffit à émoustiller les papilles. Nombreuses sont les charmantes tavernes qui, tout autour de l’île, accueillent touristes et autochtones. Un coup de cœur pour la taverne Dolphins, familiale et populaire, du côté le moins touristique. Il ne faut pas manquer d’y déguster un poisson frais, choisi directement dans l’aquarium (âmes trop sensibles s’abstenir) et de le savourer en regardant les bateaux et le clair de lune.
Taverna Dolphins, Akrotiri, tél. + 30 22 86 08 11 51.
La taverne Katina Amoudi est installée au pied de la falaise sur laquelle trône la ville d’Oia. L’endroit est à la fois touristique et populaire – c’est possible! Il faut en priorité déguster les calmars. Un lieu délicieux, tant à midi que le soir.
Taverne Amoudi, tél. +30 22 86 07 12 80.
Hors des sentiers battus, filez à Messaria, très joli village où, même en pleine saison, vous ne croiserez aucun touriste. Mangez chez Nastassa, un bistrot populaire où l’on goûte à la vraie cuisine grecque traditionnelle. Menus au choix suivant les humeurs (toujours bonnes) de la patronne. L’espace d’un repas, vous vous sentirez habitant de l’île. Une belle illusion à vivre.
Taverna Nastassa, Messaria, tél. +30 22 86 03 33 01.
EXPLORER
Admirer le soleil se coucher derrière le volcan est un bonheur renouvelé; il faut toutefois prendre un jour le bateau pour s’en aller arpenter ce dernier, car il se trouve sur l’île de Néa Kaméni. Le caractère unique et l’importance de ce site viennent principalement du fait qu’il s’agit de la plus jeune terre volcanique de la Méditerranée orientale. C’est un centre éruptif actif, dont les roches les plus anciennes sont âgées de 430 ans et les plus récentes d’à peine 60 ans: la dernière éruption date de 1950. On prend le bateau en milieu d’après-midi, on se balade librement sur le volcan pendant plus d’une heure, on se baigne dans les eaux thermales au pied du volcan, puis on remonte à bord pour admirer encore le coucher de soleil, cette fois à fleur de mer, avec apéro et dégustation de produits locaux servis par le personnel de bord. On revient au port comblé, et surtout envoûté, avec le sentiment d’avoir voyagé dans le temps. Loin, très loin.
Excursion sur le volcan, www.dakoutrostravel.gr
LOGER
L’hôtel Alta Mare: une perle au cœur d’Oia. Jolies chambres isolées dans de petites maisons accrochées à la falaise. Le gérant, Demetris Tzimos, est un enfant de l’île, charmant, qui saura de plus vous conseiller généreusement sur les lieux correspondant à vos désirs de découverte. Prix: dès 145 euros le studio.
www.altamaresantorini.com
A Thira, la capitale, autre hôtel avec vue imprenable aussi, au très prometteur nom de Homeric Poems. On paie bien sûr un peu la vue, mais s’il est une vue qui n’a pas de prix, c’est bien celle que l’on a sur le volcan et la mer Egée. Prix: appartement dès 260 euros.
www.homericpoems.gr
A Pyrgos, un hôtel charmant dans une non moins charmante bourgade, moins connue et à des prix très abordables. Prix: 55 euros
Donna’s House, Main Street, Pyrgos, tél. +30 22 86 03 18 73
PRATIQUE
ARRIVER
Joindre Santorin en bateau ajoute évidemment au charme du voyage, mais il est plus pratique d’y aller en avion. Hélas, pas de vol direct depuis Genève, mais deux vols charter depuis Zurich, jusqu’au 17 octobre. Prix: tarifs du jour sur www.swiss.com Pour se déplacer sur l’île, il est conseillé de louer soit une voiture, soit un scooter, ou encore un quad.
www.swiss.com
BONUS WEB: DAVANTAGE DE BONS PLANS
SHOPPING
Au cœur de Fira, une charmante petite boutique avec de non moins charmantes vendeuses: harmonisez-vous au blanc de la Grèce. Très jolies robes ou blouses pour dames, très jolies chemises pour hommes, et à des prix plus qu'abordables, puisque presque tous les articles sont autour de 20 ou 25 euros.
White Shop, proche du téléphérique, au centre de Fira.
DÉCOUVERTE
Visiter, à Fira, la belle cathédrale orthodoxe, qui domine la falaise en face du volcan, les gens de l'île nomment «papadi».
CULTURE
Toujours à Fira, allez visiter la très jolie petite galerie, quelques mètres après la cathédrale, tenue par une chaleureuse Française tombée amoureuse de l'île et qui n'a pu se résigner à la quitter.
Mati, Art Gallery & Projects. www.matiartgallery.com
BALADE
Allez vous perdre dans le labyrinthe de petites rues typiques de Pyrgos, au cœur de l'île, moins envahie par les touristes. Pourtant, la magie est au rendez-vous à tous les coins de rue.
Les ânes sont un peu le symbole de Santorin. On peut remonter à dos d'âne depuis le port d'Amoudi jusqu'à Oia. Dans les villages plus populaires, comme Messaria, des grelots accrochés au cou des ânes vous annoncent la venue d'un commerçant. Quoi de plus sympathique que d'acheter ses tomates fraîches livrées ainsi à domicile .
ICÔNES
A Oia, visiter l'antre de cet artiste local mais reconnu de par le monde, Dimitris Koliousis. Bien qu'au cœur de la ville la plus touristique de l'île, c'est un vrai artiste qui vous reçoit simplement, mais qui se permet le luxe de fermer boutique quand il se sent envahi par les touristes (on est prié de ne pas faire de photos dans son atelier). En découvrant ses œuvres, vous comprendrez tout de suite que cet homme, comme son art, force le respect et, surtout, l'admiration.
Dimitris Koliousis Workshop, Oia, tél./fax +30 22860 71829.