Après la déprogrammation du Grand Prix de Bahreïn, c’est en Australie, à Melbourne, que les stars du paddock se retrouvent pour entamer un Championnat du monde 2011 très indécis. Une saison cruciale pour le Vaudois SÉBASTIEN BUEMI.
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Pascal Busset - Mis en ligne le 23.03.2011
Les moteurs sont prêts à vrombir et les fans à se passionner pour le championnat roi des sports automobiles.
La saison 2011 de formule 1 débute à Melbourne et comptera 19 épreuves (ou 20, le GP de Bahreïn, que les événements sociaux et politiques que l’on sait ont rayé du calendrier, pourrait éventuellement y retrouver une place). Derrière les favoris logiques, soit les pilotes de Red Bull (Vettel, champion du monde sortant, et Webber), Ferrari (Alonso et Massa), McLaren (Hamilton et Button) et Mercedes (Schumacher et Rosberg), de nombreux hommes chercheront à se bagarrer, à se montrer, à grappiller des points.
Ce sera le cas de l’Aiglon Sébastien Buemi qui, fort de son expérience acquise l’année dernière (malgré de nombreux ennuis), vivra une saison cruciale, comme le confirme Maïque Perez, le commentateur de la TSR (qui n’enverra pas son journaliste sur tous les GP, mais qui offrira les courses en HD (sur HD Suisse) et promet une «grosse offre» sur son site internet ainsi que sur les supports à la mode, iPad, iPhone.
«IL A LA PRESSION»
«S’il refait la même saison que l’année dernière, je me ferai du souci pour lui. Il a la pression. Il va lui falloir impérativement montrer quelque chose, sinon les patrons de Red Bull, qui sont aussi ceux de Toro Rosso, pourraient le virer avant la fin du championnat, mais il a conscience de cette pression et il a énormément travaillé cet hiver, notamment physiquement avec l’aide d’un nouveau préparateur et mentalement auprès d’une coach engagée par l’écurie Toro Rosso. Pour lui, il faudra déjà être devant son coéquipier, l’Espagnol Jaime Alguersuari, dans le «peloton du milieu», là où il va se battre.» Le pilote vaudois devra aussi gérer de nouveaux pneumatiques – Pirelli – qui sont jugés «à la gomme» par les cadors des circuits. Nettement moins endurants, ils ont visiblement été «commandés» ainsi par la FIA (Fédération internationale de l’automobile), qui espère pimenter les courses en multipliant les arrêts au stand.