Vous êtes un adepte des réseaux sociaux et avez plus de 500 amis à travers le monde? Surtout, vous vous demandez comment vous démarquer? Fontself vous propose de personnaliser votre prose sur la Toile en choisissant vos propres caractères d’écriture, voire vos smileys, de formes et de couleurs à votre goût. Sympa, non? Pour l’instant, la start-up a développé des applications compatibles avec Facebook, Myspace, Blogger, Netlog et Yahoo!Mail (version anglaise, dans un premier temps).
A la tête de cette jeune pousse créée en 2008: Franz Hoffman, cofondateur de 32 ans. Avec son mètre nonante et un, son jean et son T-shirt (le code vestimentaire de toute start-up qui se respecte), il fait penser au Grand Duduche. Les lunettes en moins, mais un idéal de partage identique: «Nos applications sont gratuites, facilement accessibles et visent le grand public, de 7 à 77 ans», explique ce timide, qui s’exprime sur le ton de la confidence. Le public cible reste tout de même les professionnels et les adolescents qui adorent truffer leurs messages de raccourcis.
Instantané
L’utilisation? Très simple. Sur le moteur de recherche Face-book, par exemple, tapez Fontself, et vous n’avez plus qu’à suivre les indications. Pas besoin de télécharger quoi que ce soit; c’est instantané. Les pros (illustrateurs, graphistes ou dessinateurs) peuvent quant à eux se rendre directement sur le site de l’entreprise et créer leur propre alphabet.«On espère qu’un jour notre sys-tème sera accessible aux Chi-nois!» Une volonté d’universalité et de pédagogie héritée de ses parents, avec qui il a beaucoup «bougé» à travers le monde: père dans l’humanitaire, mère enseignante.
«Une idée sympa»
Créer sa propre boîte, c’était devenu une nécessité pour cet ancien étudiant en communication visuelle à l’ECAL, qui a travaillé en agence et réalisé beaucoup d’animations en 3D. Pour lancer leur projet en ligne, la plupart des partenaires potentiels contactés leur sortaient la même rengaine: «Votre idée est sympa, mais revenez une fois que c’est prêt.» Du coup, celui qui se définit comme «indépendant et impatient» a estimé, avec son complice Marc Escher, que, tout compte fait, ce serait plus simple de se mettre à leur compte. On est jamais mieux servi que par soi-même, c’est bien connu.
Sept autres geeks les ont rejoints depuis. Que des mâles. «L’informatique attire moins les femmes», justifie le jeune homme, en s’excusant presque. En attendant la gent féminine, l’équipe de trentenaires cultive la cool attitude. Dans un grand espace ouvert, on se déplace entre les bureaux sur des skate-boards qui traînent ici et là.
Mais, pour Franz, être son propre patron exige de garder les pieds sur terre. Plus le temps d’avoir de hobbies. Il vit 24 heures sur 24 pour son bébé. «C’est ma nouvelle famille!» rigole-t-il. Une copine tout de même dans sa vie: «Elle est comédienne, à Paris.» Du coup, ils communiquent beau-coup par l’internet. Via Fontself, forcément.
www.fontself.com
LE QUESTIONNAIRE INTERNET
Le bug planétaire qui vous met en rogne?
Le cri du vuvuzela, surtout celui des collègues de bureau :)
Vers quel endroit surfer pour échapper aux désagréments du monde?
Partout où le soleil et la mer se rencontrent.
Votre antivirus contre la morosité?
La charlotte aux framboises et les fraises Tagada.
La star que vous souhaiteriez avoir parmi vos amis Facebook?
Clark Gaybeul (pas l’acteur, mais le chat du dessinateur de BD Edika).
La devise que vous tweetez volontiers?
«Stay hungry, stay foolish», la fameuse formule reprise par l’homme à la Pomme.