KATE MIDDLETON, SON ROYAUME POUR UN ENFANT
Et si l’épouse du prince William ne pouvait avoir d’enfants? La question, bien que a priori prématurée, taraude le Royaume-Uni. Depuis des mois, les observateurs se perdent en conjectures, s’ingéniant à interpréter le moindre changement dans sa silhouette. Les Britanniques retiennent leur souffle.

Par Blaise Calame - Mis en ligne le 07.11.2011

Qu’elle perde du poids, et la voici aussitôt soupçonnée d’anorexie ou de boulimie. Qu’elle en gagne, et l’opinion publique se félicite de voir ainsi l’épouse du prince William préparer le terrain pour sa grossesse! Le royaume tout entier a les yeux fixés sur son ventre.

Depuis son mariage, ce printemps, la belle Catherine n’a recueilli que louanges et compliments. Elle assimile, en élève appliquée, les finesses du protocole, poursuivant au pas cadencé son apprentissage de princesse. Un parcours exemplaire et pourtant, d’une certaine manière, inutile. Quels que soient les efforts consentis, Kate n’aura rempli son mandat qu’une fois officiellement enceinte.

Terrible injustice que de se voir ainsi réduite au rang de simple procréatrice, mais à travers le ou la future héritière, c’est l’avenir même de la monarchie britannique qui se joue. Kate peut se prévaloir d’être une femme amoureuse, aimée de son prince, elle n’en restera pas moins une ravissante coquille vide, modèle œuf de Fabergé, jusqu’à l’annonce d’un heureux événement. Dans un tel contexte, comment s’étonner que 86% des Anglaises, interrogées dans un sondage du site internet mydaily.co.uk avouent se réjouir de ne pas être à sa place?

 

«William craint que sa femme ne souffre de boulimie»
Un proche du couple

 

Traditionnellement, la grande nouvelle coïncide avec le retour des jeunes époux de lune de miel. Aux Seychelles du 13 au 20 mai, Kate et William ont mis certainement du cœur à l’ouvrage, mais ils sont rentrés bredouilles. Si Kate ne tombe pas enceinte avant le mois de février prochain, elle trahira l’usage, vieux de 200 ans, qui veut que l’épouse du prince héritier entame sa grossesse dans un délai de neuf mois suivant ses noces… En réalité, rien ne presse, mais les Windsor n’aiment pas attendre.

Kate se retrouve sous pression, mais elle assume ses obligations. Dans une situation semblable, la princesse Letizia d’Espagne avait fondu comme neige au soleil et sombré dans une profonde déprime avant la naissance de l’infante Leonor, dix-sept mois après son mariage.

Comparaison n’est pas raison, n’empêche que ces derniers mois la santé de la duchesse de Cambridge semble s’être passablement détériorée. Selon les indiscrétions de membres de son entourage, Kate aurait perdu près de 8 kilos et fondu de deux tailles, du 38 au 34!

Les moins alarmistes affirment que la duchesse s’est contentée de suivre le célèbre régime hyperprotéiné du Dr Dukan. La situation pourrait cependant être plus sérieuse. Pressée d’enfanter, Kate a pris de grandes résolutions. Elle s’est mise au vélo – au désespoir de ses gardes du corps – et a renoncé à boire de l’alcool. Le 30 juillet, lors du mariage de Zara Phillips, cousine de William, elle ne fait pas le moindre écart, comme si, enfin, elle attendait un bébé.

Mais moins d’une semaine plus tard le soufflé retombe. Selon le magazine américain Globe, Kate était bel et bien enceinte en juillet, mais elle a fait une fausse couche. Elle refuserait depuis lors de s’alimenter normalement. Interrogé par le magazine Life and Style, un proche du couple princier confirme: «Kate est extrêmement maigre et elle continue de maigrir à vue d’œil. William craint que sa femme ne souffre de boulimie, comme sa regrettée mère. Il ne veut pas revivre les mêmes tourments.»

PIPPA À LA RESCOUSSE

Pour prévenir un drame, le prince William sollicite sa belle-sœur, Pippa Middleton.

«William serait rassuré si Pippa pouvait garder un œil sur Kate et s’assurer qu’elle mange suffisamment», poursuit le même témoin. Une stratégie qui va porter ses fruits. A la mi-octobre, Kate a repris 4 kilos et porte du 36. «Kate lit des tas de livres sur la maternité, révèle un proche dans le magazine Now. Elle est consciente qu’elle doit faire attention à sa santé.» Sa gourmandise retrouvée rassure. Kate passe ses journées à grignoter.

En public, le prince William et son épouse semblent plus amoureux que jamais. En réalité, ils sont préoccupés. Ils espéraient devenir parents très vite, mais, comme il n’est pas question pour eux d’adopter, ils n’ont d’autre choix que de remettre inlassablement l’ouvrage sur le métier…

Quand Kate ne se met pas la pression toute seule, elle trouve toujours quelqu’un pour l’accabler, le plus souvent involontairement, à l’image du premier ministre britannique David Cameron, qui engage la réforme de la loi sur l’ordre de succession au trône (lire encadré). Sans oser l’avouer, Cameron, lui aussi, n’attend que de savoir Catherine enceinte. D’un point de vue politique, d’ailleurs, le scénario catastrophe serait qu’elle ne puisse avoir d’enfant. Personne ne veut y croire… Bien avant son mariage, pourtant, au printemps 2009, Kate Middleton avait confié au magazine Woman’s Day sa préoccupation de devoir fonder une famille tardivement et pas à l’âge de 20 ans ou presque, comme la regrettée Diana… La future duchesse de Cambridge doutait-elle déjà de son métabolisme?

 

«Blessée, Kate a eu avec Camilla une vive explication»
Un témoin

 

Le coup d’assommoir va venir de sa propre belle-mère, Camilla Parker Bowles, 64 ans, très portée sur les choses du sexe. En mai dernier, peu après le mariage de Kate et William, la perfide divulgue une information choc au cours d’une interview accordée au magazine InTouch Weekly: «Les graves problèmes de santé que Kate a connus à l’adolescence pourraient altérer sa capacité à avoir des enfants.» En d’autres termes, elle pourrait être stérile. S’il ne confirme rien, le palais de St. James n’oppose pour autant aucun démenti officiel… Kate convoque aussitôt sa belle-mère et lui impose la muselière. Camilla ne parlera plus.

Dans son numéro suivant, InTouch Weekly persiste et signe, en citant cette fois un obscur «médecin de la famille royale». «Kate ne peut pas tomber enceinte», prétend ce dernier. Info ou intox? Chez les Windsor plus encore que chez les Middleton, on jette un voile pudique sur tout ce qui touche à la sexualité.

Selon une indiscrétion d’un membre de l’escorte princière, présent lors du premier voyage officiel de Kate et William au Canada, puis aux Etats-Unis, le jeune couple aurait néanmoins fait un détour discret, le 9 juillet à Los Angeles, dans une clinique spécialisée, notamment, dans le traitement de la fertilité…

Si elle devait se confirmer, la stérilité de la duchesse de Cambridge mettrait la couronne britannique dans une situation inédite. En attendant, on peut parier quelques livres que la famille royale mettra tout en œuvre pour permettre à William et à son épouse Catherine de devenir parents. Mieux vaudra un bébé prince éprouvette que pas d’héritier du tout.

 


RÉFORME

LA MONARCHIE LIBÉRÉE DE LA LOI SALIQUE

Le premier ministre britannique obtient l’accord du Commonwealth afin d’établir l’égalité des sexes entre héritiers du souverain.

Désireux de modifier l’ordre de succession au trône en établissant l’égalité des sexes entre les héritiers de la couronne, le premier ministre britannique David Cameron, soutenu par la reine, a obtenu gain de cause.

Adoptée mi-octobre à la Chambre des Communes, la nouvelle loi, baptisée Sovereign Grant Bill, permettra à une princesse de devenir reine, même si elle a un frère cadet, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. «C’est une anomalie que les règles relatives à la plus haute charge publique consacrent aujourd’hui encore la supériorité masculine», a déclaré le chef du gouvernement conservateur.

Réunis en sommet à Perth, en Australie, les seize pays du Commonwealth reconnaissant la reine Elisabeth II comme souveraine (sur 54 au total), ont accepté vendredi, à l’unanimité, les propositions de David Cameron, abolissant du même coup la loi salique instaurée sous Henri VIII, au XVIe siècle.

Qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, le premier enfant de Kate et de William pourra donc accéder au trône.

Précisons que, si Elisabeth II règne depuis bientôt soixante ans, c’est uniquement parce qu’elle n’a pas eu de frères.

D'avantage de photos sur la version papier de L'illustré, en kiosque cette semaine.