Michel Voïta n’est pas près de quitter Vevey, même si TF1 vient de lui confier un personnage important dans une de ses séries à succès.
Pourquoi avoir accepté un rôle récurrent, on ne vous offrait plus rien d’intéressant?
Au contraire, je n’ai jamais eu autant de propositions. Mais ce personnage est magnifique, avec un certain humour, en décalage, puisqu’il dirige une équipe de scientifiques alors que lui-même ne l’est pas. Auparavant, j’avais peur de devenir une «usine à textes», comme certains, à force de jouer toujours le même rôle, mais là j’espère avoir assez de bouteille pour l’éviter.
Vous avez changé, mais pas au point de déménager…
Quand je dois enchaîner les tournages à Paris, j’y reste, mais je ne peux imaginer demeurer tout le temps dans cette ville. Au début, je pensais que je restais à Vevey, surtout à cause de mes deux fils et de ma femme, mais maintenant je sais que c’est pour moi. J’ai besoin de me ressourcer en faisant des balades dans la forêt et en étant proche de ma famille.
A commencer par vos quatre petit-fils?
Exactement, regardez le petit dernier qui a quelques mois, je vais m’en occuper tout à l’heure. Quand vous serrez un nourrisson dans vos bras, c’est un moment de pure présence au monde. Comment avezvous été recruté pour R.I.S.? J’ai passé trois castings et je suis très flatté, car les producteurs ont, paraît-il, auditionné de nombreux candidats pendant cinq mois.
Comment s’est passée votre arrivée dans l’équipe?
Très bien, j’ai le sentiment d’être entré dans cette équipe comme Vernon dans une enquête, tout en douceur, et j’ai l’impression d’être totalement accepté par les autres. Il faut dire que c’est une équipe de très haut niveau, avec une directrice de collection exceptionnelle. Je croyais, à tort, qu’on ronronnait dans une série, eh bien ce n’est vraiment pas le cas, je travaille comme un forcené! (Sourire.)