Recherchez
« Article précédent Article société n°85/135 Article suivant »
GENÈVE: SALON PARTICULIER
MÈRES DE FAMILLE ET PROSTITUÉES
Elles ont un métier, une famille, mais n’hésitent plus, face à la crise ou suivant l’évolution des mœurs, à se prostituer pour arrondir les fins de mois. Reportage au sein d’un nouveau salon très particulier.

Par Patrick Baumann - Mis en ligne le 17.11.2010

Un vaste appartement de la rive gauche, parquet en chêne ancien. Juste un discret LP sur la porte. Le Pensionnat n’est pas une école pour jeunes filles fortunées, même si le règlement affiché les met en ordre de marche serré pour passer l’aspirateur, nettoyer les toilettes, faire la lessive. C’est ce qui frappe d’emblée lorsqu’on pénètre dans cet endroit où des femmes bavardent autour d’une tasse de café. On se dirait dans un épisode de Desperate Housewives, alors que nous sommes dans un salon de prostitution. Nous entrons sous la houlette de Mlle L., responsable du lieu, piquante brune dans la quarantaine, qui mélange bonhomie et sophistication. Quinze ans de métier pour cette femme qui n’emploie, si l’on en croit sa publicité, que des occasionnelles. Des femmes pour la plupart mères de famille et pourvues d’un autre emploi. Un constat qui peut scandaliser, mais dont il est impossible de nier la réalité: entre la rue des Pâquis et l’escort de palace, la prostitution genevoise a plusieurs visages.

«C’EST RASSURANT, ICI»

Planning affiché au mur de la cuisine. Beaucoup font du 11-19 heures. Un écran de contrôle permet d’apercevoir le client sur le palier, comme cet homme plongé dans la contemplation de ses souliers. Les prix affichés (300 francs la demi-heure) ne sont pas à la portée de tous. Sodomie et SM exclus. «C’est rassurant d’être ici. Les clients sont polis et respectueux.»

«Je ne ressens pas ce travail comme dégradant. Mon souci, c’est l’anonymat»
SOPHIE, 28 ANS, MÈRE D’UN ENFANT

On fixe dans les yeux Vanessa, jolie brunette de 28 ans qui se dit secrétaire et mère de deux bambins. A ses côtés, Camille et Sandrine affichent aussi un naturel tout aussi déconcertant. Comment ces femmes en sont-elles arrivées à monnayer leurs charmes deux ou trois jours par semaine? Comment le besoin d’argent vous mène-t-il à s’affranchir d’un tabou? Au Pensionnat, une hôtesse triple facilement son salaire de la vie courante. Mlle L. prend 40% des gains.

Vanessa répond sans baisser les yeux. «Je suis seule à élever mes enfants, j’ai des dettes, je sais pourquoi je fais ça. Bien sûr, mes proches ne sont pas au courant.»

On s’en aperçoit vite, le mot prostitution sera souvent éludé lors de la conversation, comme pour éviter son sens négatif; il en va de même pour le côté zen de la décoration des chambres, de nature à faire oublier l’aspect plus cru des relations qui s’y pratiquent. Toutes ces femmes ont pourtant dû s’enregistrer à la brigade des mœurs. Vingt minutes un peu difficiles, admettent-elles. «Mais je peux me regarder dans la glace après chaque prestation.» C’est Camille, 28 ans, qui s’exprime. Elle vient de passer une robe plus sexy que ses jeans. Conseillée par Mlle L., qui veille minutieusement à l’allure de ses «collaboratrices».

Combien d’occasionnelles comme elle à Genève? Aucune statistique à ce jour, mais Joanna Pióro Ferrand, psychothérapeute et permanente de l’association Aspasie, solidaire des prostituées, admet que la crise, la pression sociale, peut expliquer que des femmes franchissent plus vite le pas qu’il y a dix ans. «On a peu affaire aux occasionnelles, parce que justement elles ne se considèrent pas comme des prostituées. Le fait de conserver un métier leur permet de ne pas s’identifier à cette étiquette.»

«Mes proches ignorent la nature de ma deuxième activité, mais je sais pourquoi je fais ça, je n’en ai pas honte»
VANESSA, 28 ANS, MÈRE DE DEUX ENFANTS

Retour au Pensionnat. Le téléphone sonne et Mlle L. a un client potentiel au bout du fil. «Aujourd’hui vous avez Sandrine, 31 ans, une vraie femme, excellente prestation, vous ne serez pas déçu. Si vous préférez Camille, blonde aux yeux bleus, elle me semble très libérée, une juriste brillante!» Le ton est donné. Les filles sont proposées comme on le ferait d’une voiture ou d’un vin. L’observateur s’en offusque, elles en rigolent, Mlle L. plaide le deuxième degré. De même pour les notes qu’elle leur met sur le site internet, rapport à leur physique et à leurs prestations. «Votre patron ne met pas en avant les meilleurs d’entre vous?» ironise la responsable du Pensionnat.

midi, on se partage un gratin de pâtes, tandis que clients et filles se croisent sans se rencontrer entre les espaces privés et les «trois chambres de travail». On en profite pour tester les connaissances juridiques de Camille. Le dol éventuel ou le for d’un litige n’ont effectivement pas de secret pour la juriste française qui n’a pas trouvé de boulot dans sa branche. «Je vis en Valais, en attendant de faire venir mes gosses. Ma sœur et une amie sont au courant de mon activité. Elles ne jugent pas, ne me considèrent pas comme une prostituée.»

Ludivine, elle, cadre bancaire (elle en a les tics de langage), avoue n’avoir pas besoin du Pensionnat pour vivre, mais s’amuser beaucoup à jouer les occasionnelles. «C’est mon petit secret. J’aime les hommes, j’aime le sexe. Je le dis franchement, il y a certains de mes clients que je payerais volontiers», lance-t-elle dans un éclat de rire, sans crainte de choquer. Un avis largement partagé par Carole, aide-médicale d’origine tchèque, 25 ans, une plantureuse jeune femme qui proclame aimer le luxe et «les expériences sexuelles qui sortent de l’ordinaire. Mes parents seraient mortifiés s’ils savaient!»

«J’ai préféré venir au Pensionnat plutôt que de demander l’aide sociale. Je veux m’en sortir seule»
JOHANA, 31 ANS, MÈRE D’UN ENFANT

Et que dire de Pauline, une Vaudoise de 29 ans, qui reconnaît avoir hésité longtemps avant de franchir le pas. «Je sais que je vais choquer, mais j’avoue que le fait d’être respectée, désirée par un client m’a redonné confiance dans ma féminité. Je n’avais connu que des histoires sordides, alors qu’il m’arrive de partager des moments de tendresse avec un client!» Aujourd’hui, cette aide-comptable, mère d’un garçonnet de 7 ans, est sortie de sa galère financière et se réjouit de pouvoir offrir des vacances à son fils. Entre deux clients, cette blonde au regard mélancolique joue à la Wii ou fait un sudoku.

A les écouter, on se surprend à penser que les filles du Pensionnat ont posé un voile pudique sur l’aspect le plus sordide de leur activité, choisi de se considérer comme des battantes, même si leurs armes sont réprouvées par la morale. Toutes nous assurent ne pas vouloir s’éterniser dans cette activité. Elles ne deviendront jamais professionnelles, ne se mettront pas à leur compte. «Trop dangereux. Mieux vaut se reposer sur l’expérience de Mlle L.», clament-elles en chœur.

Une Mlle L. mystérieuse dont on saura juste qu’elle élève seule, elle aussi, un enfant parfaitement éduqué. Un cursus qui aurait pu lui faire prétendre à un poste de cadre supérieur, qu’elle a refusé parce que la prostitution rapporte plus.

«Je sais que je vais choquer, mais je suis mieux dans ma peau aujourd’hui. Le fait d’être désirée m’a redonné confiance dans ma féminité»
PAULINE, 29 ANS, MÈRE D’UN ENFANT

A ce propos, au Pensionnat, la fellation non protégée est proposée pour 100 francs de plus. N’est-ce pas faire courir un risque inacceptable à des mères de famille? «Elles sont libres de refuser. Je ne prends aucune commission là-dessus, se défend Mlle L. Mais elles ne sont pas là non plus pour enfiler des perles.» Dont acte.

Dans la salle de bain des clients, la patronne a affiché ce poème de Kipling, Tu seras un homme, mon fils, sans crainte de mélanger un côté «maquerelle» à un aspect plus fleur bleue. «Vous voulez connaître la devise du Pensionnat? «Les promesses de la nuit ne voient jamais le jour.» Je dis souvent aux filles qu’il ne faut pas rêver qu’un banquier les épouse, il n’y a pas d’avenir dans ce métier! Le film Pretty Woman a fait beaucoup de mal à la profession.»

«Je pensais qu’il fallait tomber bien bas pour le faire. Mais si j’avais su, j’aurais commencé plus tôt»
SANDRINE, 32 ANS, MÈRE D’UN ENFANT

Justement arrive Sophie, 27 ans, qui ressemble étonnamment à Julia Roberts. Cette jolie brune mère d’un petit garçon de 3 ans a toujours su qu’elle plaisait aux hommes. Elle s’est inventé une activité annexe dans l’hôtellerie pour expliquer ses absences. «Mon souci, c’est l’anonymat. Je ne ressens pas ce travail comme dégradant. Si je tombe amoureuse un jour, j’arrêterai.» At- elle perdu ses illusions sur les hommes? «Je sais maintenant qu’ils sont tous capables de franchir cette porte!»

«PROSTITUÉE MAIS DIGNE»

Même constat pour Johana, 31 ans, une graphiste genevoise mère d’un enfant, vantée en permanence par Mlle L. au téléphone pour «ses jambes à la Nicole Kidman». Elle ne se voit pas travailler ici au-delà de quelques mois. «Pour retrouver une situation financière acceptable, dit-elle. Cela peut paraître bizarre, mais j’ai trop de fierté pour m’adresser au service social. Je veux régler mes problèmes toute seule!» Sandrine, 32 ans, tient, elle, une boutique de seconde main dans la banlieue genevoise. Son commerce marche bien mais, comme pour ses collègues, la prostitution occasionnelle permet d’améliorer l’ordinaire de son enfant dont elle assume seule la charge. «Je pensais qu’il fallait être tombée bien bas pour le faire. Finalement, j’aurais commencé plus tôt si j’avais su!»

«J’aime le luxe, je ne prends pas la vie au sérieux et je saurai arrêter quand je rencontrerai l’homme de ma vie»
CAROLE, 25 ANS, AIDE MÉDICALE, CÉLIBATAIRE SANS ENFANTS

On referme la porte du Pensionnat avec l’écho de cette phrase qui désarçonne. Sandrine, Pauline, Vanessa… autant de femmes et de destins qu’il ne nous appartient pas de juger, reflets d’une société où l’évolution des mœurs, la crise, le rapport au sexe ont changé le visage de la prostitution. «On peut vendre son corps et rester digne dans sa tête», tiennent-elles à m’assurer avant que l’on se quitte. Oui, mais jusqu’à quand?

Réagissez à l'article


Votre pseudo
Texte
(Max 400 car.)
 
Votre email(Ne sera pas affiché sur le site.)
 
Filtre anti-spam : Recopiez le texte ci-dessus
 



Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace  


Tags: Le Pensionnat, mères de famille, prostitution, occasionnelles, Genève, association Aspasie Aller en haut de page Haut de page

 

Mères et prostituées: cela vous choque-t-il? (sondage réalisé du 17 au 23 novembre 2010)


Résultat final (90 votes)

Réagissez à l'article

Chembuster, le 12.02.2012 à 22:14

Le problème dans la prostitution, c'est qu'il y a un clientèle.. ABE

Hombre70, le 08.02.2012 à 08:07

Bonjour , j'ai lu votre article et je suis tombé sur le charme que vous donné aux hommes comme moi, je suis pas un habitué mais je cherche de filles comme vous le proposé, j'aimerai vous rendre visite ! Je ne sais pas si vous pouvez me montrés les photos de filles ? À bientôt Dany

Daletman, le 14.01.2012 à 01:52

Bravo ! je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi il n'y a aucun salon masculin ?! Depuis la nuit des temps on sait que le sexe ne sert pas qu'a faire des enfants lol je dirais même que c'est un plaisir comme un autre, alors pourquoi ne pas le faire payer ? plaisir orgasmique + argent, c'est un bout de paradis !

henry miller, le 15.11.2011 à 11:57

Bravo à toutes ces femmes courageuses qui s'assument. Quand j'ai commencé à travailler (je suis cadre à la retraite) j'ai franchement eu l'impression de me prostituer car je donnais ce que j'avais de plus précieux, mon temps. Si tant de ces femmes doivent cacher cette activité à leurs proches, c'est plus le problème de l'hypocrisie de notre société que le leur. Cordialement.

Martin, le 31.10.2011 à 18:09

Aucun commentaire ? Moi j'approuve ces femmes.

Langagile, le 21.01.2011 à 00:16

Oui, des lieux sont nécessaires pour des clients qui ont besoin de ces moments de tendresse. Mais pourquoi se limiter dans les catégories d'âge. Des femmes plus âgées sont aussi mères de famille et devraient avoir un endroit où pouvoir gagner leur vie ainsi si elles le désirent. Une fois de plus, la sélection se fait par l'âge et la beauté. Dommage, car je préfère quelqu'un de mon âge qu'une jeune de 30 ans qui pourrait être ma fille ! Courage à celles qui le font.

AHLAALAA, le 20.01.2011 à 23:46

laissant leur faire leur boulot si ça les dérange pas..., si elles le font de plein grés moi j'aimerai surtout pas que ces travailleuses soient forcées!!! si elles sont libres, consententes, elles font ce qu'elles veulent.... perso je n'ai jamais payé pour des prestations, pas besoin de payer en fait pour se faire plaisir ;)

Farrah, le 02.01.2011 à 20:40

Bravo je vois qu'on avance dans le bon sens! Et demain ce sera quoi alors?? Le job d'été de votre chère petite fille. A vous lire c'est le pied.

homme, le 27.12.2010 à 05:35

Ca a vraiment l'air facile pour les jolies mais je plains les moches.

Martine, le 26.12.2010 à 15:03

Je ne comprend pas qu'une fille qui veut se prostituer occasionnellement doit aller se faire exploiter par un soit disant "salon de prostitution" Avec les moyens qu'on a actuellement avec internet et annonces gratuites en peux aller chez un client en moins d'un heures avec un tarif qui nous convient sans laisser de 40 ou 50% pour le salon. En plus la chose que les filles ne savent pas c'est qu'au moment de s'engager elle seront fiché comme professionnelles du sexe par la Police car le salon est obligé de le faire. J'ai moi même fait la mauvaise expérience car il y a 4 ans j'avais travaillé dans un salon pendant 8 mois, mais dernièrement en postulant pour un travail a responsabilité dans une grande compagnie d'assurances on a fait illusion a mon passé d'ex prostitué. Je vie seules, sans enfant et peu d'entourage donc pas de grandes conséquence pour moi. Si on veux rester occasionnelle et anonyme faut rester indépendante. Des fois il y a même pas besoin de mettre une annonce et avoir une centaines de réponses mais suffit de répondre a des messieurs qui cherchent une rencontre rémunéré. Dans ce cas on aura la certitude de l'anonymat.

Carla G., le 19.12.2010 à 16:34

Je pense que je vais en choqué plus d'un... mais je veux vous raconter mon histoire. Je suis une mère de deux enfants et j'ai 34 ans. De 18 a 26 ans j'ai changé 22 patrons et a chaque fois licencié. Toujours les mêmes motifs "vous êtes allergique au travail et toujours en retard" Le conseil qu'on me donné étés de trouver un homme riche!! A 25 ans je pensait avoir trouvé la solution avec mon mariage mais 4 ans après même mon ex mari ma laisser tomber en me reprochant le faite que je n'arrivez même pas a m'occuper de moi même. Je me suis même pas battu pour la garde des enfants car a vrai dire je préféré pas m'en occuper. La première année toute seules c'est bien passé car j'ai dépensé tout l'argent que mon ex ma laissée env. 42'000.- plus fait 30'000.- de dettes. La deuxième a étés terrible, pas d'argent, poursuites, chômage, assistance sociale etc.. Un jour resté sans cigarettes j'ai une fois de plus essayé d'en prendre a crédit chez mon voisin mais j'ai eu droit a une morale d'enfer. Il ma tellement rabaissé qu'il ma dit que la seule chose que je pouvait faire étés d'ouvrir les jambes et me faire payer. Puis sérieusement il ma donné un numéro de téléphone d'une copine qui avait un salon érotique a yverdon. Dans un état désespéré j'ai quand même appeler et pris un rdv. Après une petite discussion la dame me dis que c'était exactement le travail qui fait pour moi, puis elle me propose de faire un essai. Mon premier client un jeune homme qui a éjaculé en 2 minutes ensuite un autre..puis un autre etc.. a la fin de la journée avant de partir la dame viens vers moi et elle me dit "voila ton salaire pour l'essai" si ce-la te convient tu peut rester travailler 3 mois. Je t'ai déduit la location de la chambre et les annonces dans les journaux puis elle me donne l'enveloppe. Je l'ai ouvert une fois arrivé chez moi et je compte 1200.- Je me suit dis qu'il y avait une erreur ça ne pouvait pas être possible car je suis resté 15 a 20 minutes par client. J'ai appeler la dame pour me rassurer et elle me dit que j'avais eu 9 clients et encaisser 1450.- que moins les frais, resté 1200.- pour moi. Depuis ce jour j'ai compris que la seule chose que je savait faire et gagner de l'argent étés de me prostituer. J'ai fait le tour de quasi tous les salon de Suisse Romande et je gagne de 10 a 16'000.- par mois sans trop forcé. Dernièrement mon ex mari est venu me trouver et ma dis qu'il savait que je me prostitué et qu'il a pas étés surpris plus que ça. Que la faute a étés a l'éducation reçu par mes parents, qui m'ont donné aucun principe et morale aucune envie de me battre et que la seul remerciement que je devait leur faire étés pour m'avoir donner un physique agréable qui plait aux hommes. J'ai perdu quasi toutes mes copines surpris du travail que je fait mais je n'ai des nouvelles qui ont vécu la même histoire que moi. Je commence a réaliser que c'est pas un travail comme les autres mais consciente que c'était la seules chose qui pouvait me sauver.

Blum, le 17.12.2010 à 09:47

Ce la fait 10 ans que je fréquente des occasionnelles. Personnellement je paye entre 100 et 150.- la rencontre. Pendant ces 10 ans j'ai vue des situations différentes une de l'autre. Celles qui m'ont marqué le plus sont: Une mère de 2 enfants que pendant qui sont a l'école reçoit un client a 9h et un autre a 14h. A part une pension alimentaire de 1400.- par mois elle arrive en travaillant 1h30 par jour lundi au vendredi a gagner encore 6000.- puis pendant 2 ans elle a touché aussi le chômage pour un salaire total de plus de 10'000.- par mois. Une autre femme que pour avoir son argent de poche reçoit dans un chalet de famille. Elle part le vendredi matin pour aller préparer l'arrivé des autres membres de la famille le samedi. Puis elle reste le lundi pour les nettoyages. Elle reçoit 2 ou 3 client le vendredi et 2 ou 3 le lundi. C'est une histoire qui dure depuis des année mais a part son mari qui est au courant personne a rien remarqué. Au niveau gains le plus impressionnant que j'ai vue a étés une fille de 18 ans que de 2002 a 2005 a réussi des salaires de 15 a 22'000.- par mois. En 2006 elle a acquis un immeuble a yverdon et un autre a Payerne pour un total de 37 appartements. A 22 ans elle a tout arrêté et plus besoin de travailler car la gérance lui verse un salaire sur les locations de 16'000.- par mois tout frais déduit, avec en plus aujourd'hui une valeur immobilières d'env. 7 millions. Elle admet aujourd'hui que tout ça a pu être réalise grâce a des site d'annonces gratuites sans aucun contrôle et en plus dans le seul pays en Europe ou pas interdit. Un autre phénomène que je rencontre souvent est d'aller chez des femmes qui ont un fantasme a réaliser. Se faire payer pour être dans la peau d'une prostitué. C'est des femmes qui ont pas besoin d'argent mais qui réalisent leur fantasmes. J'ai encore des dizaine d'histoire incroyable il me faut une journée pour toutes les raconter. Je termine pour dire que la prostitution en Suisse s'est vraiment banalisé et devenu une des moins chères d'Europe. Pour 100 ou 150.- on peut se retrouver avec une étudiante avec un physique au top pour un moment coquin. Mois chères et plus rapide d'inviter une fille au restaurant aller en boite et finir a la maison.

stban, le 08.12.2010 à 12:35

Une réalité! Juste une pensée pour ces femmes qui osent s'afficher en assumant complètement ce qu'elles font...., je trouve qu'elles sont très courageuses et surtout affirmées !!

Mike, le 01.12.2010 à 18:36

Ce "Pensionnat" que l'on peut qualifier de bordel légal est sans doute bien mieux pour les filles, occasionnelles ou non, qui ont au moins l'avantage d'être au chaud et avec un toi plutôt que de croiser les jambes dans la rue des Pâquis au froid et au regard permanent des rôdeurs voyeurs. Le plus vieux métiers du monde existera toujours, n'en déplaise à certains ; autant qu'il soit pratiqué dans les meilleures conditions, d'hygiène notamment.

Epicure69, le 26.11.2010 à 18:58

Bonsoir, La seule chose vraie dans cet article, est que le journaliste c’est copieusement fait rouler dans la farine par une patronne sans scrupules qui a bâti toute sa triste et modeste carrière sur le postulat que son agence d’escorte et maintenant son salon de massage emploient des occasionnelles… Dit ont d’une secrétaire à mi-temps qu’elle est une secrétaire occasionnelle ? Les occasionnelles n’éxistent pas dans la prostitution déclarée et le terme qui devrait être employé pour les qualifier est * prostituées à temps partiel * car à 100% ou à 30% une prostituée reste une prostituée… Tout cela n’est que manœuvre et publicité mensongère pour faire croire à une clientèle crédule ou totalement demeurée qu’il existe à Genève, dans des établissements régulièrement contrôlés par la police, des femmes occasionnelles sauvées de la famine et de la misère par une exploitante au grand cœur… Mais qui va croire un tel tissu de bêtises ? Cet article est complaisant, publicitaire et à la limite de l’incitation à la prostitution.

didi, le 26.11.2010 à 14:13

A Max Genève, Chair. En vous lisant, j’ai pensé aux chimères des kamikazes qui sont persuadés d’aller au paradis pour se trouver en compagnie de 72 vierges…dans un endroit « de plaisir ouverte toute l’année sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où des jeunes femmes épanouies, libres et bien traitées, formées à l’art du service de l’amour, se relaieraient pour exercer leurs talents. » Chacun ses fantasmes ! L’un plus nauséabond que l’autre.

Genève, le 25.11.2010 à 18:18

« Chez les romain, lupa, la louve, était aussi la courtisane, et lupanar, sa maison. Je rêve d’une maison de plaisir autogérée, ouverte toute l’année sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où des jeunes femmes épanouies, libres et bien traitées, formées à l’art du service de l’amour, se relaieraient pour exercer leurs talents. Les clients ne seraient pas en reste et auraient à cœur de manifester leur considération et leur gratitude en acceptant, par un juste retour des choses, de satisfaire aussi leurs caprices inavoués. Un code de bonne conduite garantirait le respect réciproque des personnes. Les tempéraments violents et brutaux, comme les individus en état d’ébriété, ne seraient pas tolérés » (Max Genève, Chair)

My, le 23.11.2010 à 10:56

Je suis incroyablement surprise a quel point on puisse tolérer l'intolérable... Depuis des siècles, la prostitution est l'un des piliers fondamentaux de la domination masculine. Elle encourage la volonté de toute puissance des individus qui préfèrent payer plutôt que prendre le risque de vivre des relations sexuelles égalitaires. Mais ce qu'ils achètent, en un sens, c'est le pouvoir. Nous sommes censées nous conformer à leur bon plaisir. Ils nous dictent leur volonté et nous, nous devons leur plaire, obéir à leurs ordres. Payer, et le fait d'acheter donne un sentiment de pouvoir, un acte de domination et de mépris sur l’objet acheté... "j'ai droit sur ton corps "un objet qui sert d’ustensile, d'outil de travail – un objet sexuel et là, qu’on le veuille ou pas l’admettre, il y a du mépris, du rabaissement, du dédain, l’assujettissement d’un être sur un autre être humain. Mais de voir qu’on présente la prostitution comme un acte libérateur c’est le plus répugnant !

cocu, le 23.11.2010 à 10:50

je ne vois pas de honte à pratiquer ce job, puisque ma femme le pratique avec beaucoup de brio et de plaisir..... A bon entendeur

Teo, le 23.11.2010 à 10:37

Est-ce que les journalistes de L’illustré seraient prêts à travailler quelques jours dans ce genre d’établissement ?

Tolérance, le 22.11.2010 à 23:19

Notre société n'est pas faite pour les familles monoparentale en difficulté financière, je sais de quoi je parle. Avec mes deux ados à charge et une pension de 1500.-,mon salaire de comptable à 60 %(3550.-net),les fins de mois commence le 10 ! Et si tout simplement ces femmes étaient libérées et que le fait de monnayer leurs charmes pouvaient leurs convenir, où est le problème ? Nulle part. Tant qu'il s'agit d'un choix libre et légal, c'est leur droit à ces femmes de choisir, nous sommes en démocratie. Moi ne pourrais pas faire ce travail,j'ai dix ans de trop (46);-), tant pis.

Le Fric c'est Chic..., le 22.11.2010 à 23:02

femme objet. Bienvenue dans ce monde de consommation, où tout s'achète. Y compris l'honneur. Il est vrai qu'écarter ses cuisses et encaisser 180 francs (300-x 60%), c'est bien beaucoup pour si peu d'effort. Cela me fait penser à la prostitution à des adolescentes au Japon, un "peu" d'argent pour plus de "pouvoir d'achats". Besoin qu'on se crée dans un monde, où la tendance est que le simple quidam rêve de bourgeoisie et de luxure. Mais a-t-on besoin de cela pour être heureux?

didi, le 22.11.2010 à 21:38

Une activité saine et épanouissante, animée par de merveilleuses femmes et de chics types proxénètes et d'heureuses jeunes femmes. D'ailleurs, qui n'a pas rêvé de voir sa mère, sa sœur ou sa fille s'y livrer pour pouvoir avoir de quoi manger ? Et puis y'a pas de mal à se faire à plaisir en travaillant. On devrait le conseiller aux enfants pour se faire de l'argent de poche tout en s'amusant. Monde de dingues ! Franchement je ne sais pas qui est le plus méprisable, du consommateur, du fournisseur ou de ceux qui écrivaient de tels articles pour faire l’apologie de la prostitution.

My, le 22.11.2010 à 08:32

Mais qui pourrait être choqué de voir que dans ce monde de crise existe des oasis de paix, de calme, volupté, musique, fleurs, ambiance zen, où la femme est « désirée, respectée », où elle se sent « digne dans sa tête et son corps » sous la houlette de Melle L. la piquante proxénète « qui mélange bonhomie et sophistication » ? Six pages où vous nous présentez ce monde comme le top du top ! A court d’idées M. Baumann ? Vous avez songé aux conséquences de votre article? Vous pensez aux jeunes filles qui peuvent être tentées par ce monde ? C’est tout simplement scandaleux !

arnold, le 21.11.2010 à 17:18

bonjour jolie article en plus cela met en valeur un etablissement le manque d'argent pousse bien des jeunes filles et femme marié à se prostituer pour payer les dettes de jeux de leur maris et aussi leur enfants sur coté argent c'est un plus rapide combien de jeune de 19 ans plonge la dedans combien en moins de six mois change au point de tomber dans la drogue ainsi que tentatives de suicide ???? il faut pas voir le mal partout mais entrer la dedant ouvre la porte à bien des désillusions et l'argent est toujour trop cher de concéquences . une autre reflexion !!! que penser de ces gens qui montre mont et merveilles à venir se prostituer en profitant d'une situation de faiblesse on pourrait refaire le monde c'est simplement comme si je vous disait prenez de l'héroine sa vous fera du bien connerie une femme quise prostitu se doit etre indépendantes et surtout pas donner de l'argent à la maffia genevoise

Kakoue, le 21.11.2010 à 17:10

Je suis très intéressée pour arrondir mes fins de mois Où dois-je prendre contact???? Avez-vous un numéro de téléphone une adresse mail pour m'inscrire

critique, le 21.11.2010 à 00:34

L´Acces facile au porno, communication des médias á connotation sexuelle, societé de consommation invitant au paraitre, que de bons ingrédients pour créér de parfaits addicts à la prostitution sans tabous, tels les addicted á la drogue on tombe dans ce meme constat, accès à l´argent facile. On voit que certaines n´ont pas vraiment besoin de cet argent si ce n´est que pour des loisirs, sorties, produits de luxe. Elles disent que c´est occasionnel mais au premier coup dur ou envie de luxe, voyages, elles retomberont dans cet argent facile sans morale. Etre prostituée par nécessité dans un pays qui vous y invite ouvertement (cout de la vie élevée, aucune aides aux parents isolés)et légalement (prostitution encadrée), Triste Suisse.

iXiXiX, le 20.11.2010 à 15:02

Merci à Lea pour son temoignage qui remet les pendules à l'heure. Par contre, je deplore celui d'Alix qui accuse les impôts. Et l'assurance-maladie? A Genève, on doit bientôt payer 500.- par mois. Sans parler des loyers et autres... La chose la plus evidente, c'est que la societé nous force toutes et tous à nous prostituer d'une façon ou d'une autre et on ne peut qu'être content de s'en sortir. Le meilleur moyen de s'en sortir, c'est de depenser le moins possible. Mais ce n'est pas toujours viable...

flam, le 19.11.2010 à 20:03

Il m'est difficile de porter un jugement, de prononcer un avis favorable ou non, sur cette article tant le sujet porte à réflexion. En effet on parle de prostitution.. OUah un lieu sur GE ou l'on peut trouver des femmes qui se vendent mais pas tout a fait comme une pro et puis de l'autre coté la tristesse de la situation où des femmes seules, pour sans sortir, doivent vendre le corps. En temps qu'homme et aimant faire l'amour, il m'est difficile de devoir payer pour cette relation, cette échange de plaisir. Le plaisir se cultive, connaitre l'autrui sont les prémisses d'une bonne soirée qui commence autour d'un verre ou encore dans un resto. Pour finir dans un club et puis si le charme joue, laisser venir. Ne nous vendons nous pas tous un peu lorsque l'on se retrouve,lors de la 1er rencontre, isolé entre 4 murs. Un article intéressant. Il est tellement difficile de pouvoir combler nos attentes, répondre à toutes nos questions et trouver les meilleures solutions....

Léa, le 19.11.2010 à 08:24

Je suis moi-même maman et prostituée depuis environ dix ans et je voudrais juste apporter mon témoignage ..... Ces demoiselles ou dames sont des prostituées qu'elles le veulent ou non car à partir du moment ou l'on est " cartée " à la brigade des moeurs - ce qui est obligatoire - l'on est une travailleuse du sexe et que l'on travaille un jour par semaine, un jour par mois ou le mois complet ne change rien à l'affaire ... Et quand à dire qu'elle aime le sexe alors là les bras m'en tombent mais je pense que ce discours va plaire aux clients qui eux aiment croirent ce genre de blague !!! Vous a t on parlé chères collègues des risques du métier ? qui eux sont bien réels ? Pour cet argent si rapidement gagné mais si difficilement ..... Vous a t on raconté des parcours de vie de celles qui étaient là avant vous ? Car cette activité terminée si vous le pouvez RIEN ne sera plus comme avant ni votre coeur ni votre corps ni votre regard sur les hommes .... Je dépose à vos pieds des baisers et des larmes et espère que tout ira bien pour vous dans ce monde froid, sec et cruel .... Et comme on dit par chez moi: Sortez couverte !!!

ion, le 18.11.2010 à 16:13

mouai, elles le font volontiers,, mais anonyme.. aie aie aie.

laurence gillian, le 18.11.2010 à 16:05

Il n'y a pas de prostitution si l'on garde sa dignité. ce qui semble être le cas de ses mères de famille. Dans une société,pour les familles mono-parentales, bien souvent des mères en solo, le quotidien parfois tourne à la survie. Qui peut reprocher à une maman de vouloir mieux pour ses enfants. Certaines font des heures à l'usine, d'autres se prostituent. Où est le bien , où est le mal? S'user à la tâche ou vendre son corps? De toute façon , la femme reste la victime. Pour les autres, qui disent aimer le sexe et arrondir en plus leur fin de mois, en faisant cela..je ne juge pas.Chacune vit sa vie à sa façon. Malheureusement toutes ne tomberont pas sur des salons où le sexe est produit de luxe..

Alix, le 18.11.2010 à 14:34

Il n'y a pas quoi avoir honte et si honte doit avoir elle doit être de la part du gouvernement qui par ses lois, ses IMPOTS poussent des personnes à faire de la prostitution. A Neuchâtel bientôt je mettrai une lumière rouge à ma fenêtre pour pouvoir payer les impôts, les frais de rappel et j'en passe.... ainsi le maquereau sera l'Etat et Commune de Neuchâtel.

JH34, le 18.11.2010 à 13:16

L'article est très bien écrit. Emouvant de voir que des jf doivent se prostituer pour pouvoir vivre, offrir des vacances, payer leurs dettes. Peut-on imaginer d'aller payer ses dettes en nature à l'AFC ? Je suis trop fidèle et trop amoureux pour aller ouvrir la porte de cet établissement et j'ai aussi peur d'y croiser ma compagne... c'est pour cela que je m'efforce de travailler pour apporter assez d'argent pour qu'elle ne manque de rien.

Sky, le 18.11.2010 à 10:45

J'ai beaucoup admirée le courage de ces mères qu'asseyent de s'en sortir, car moi autant que maman divorcée je vous dit que c'est angoissant de vivre dans notre merveilleuse société de consommation avec un salaire pour les factures. Et franchement je n'appelle pas ça de la prostitution, j'appelle la liberté de choix, pour moi la prostitution est, quand vous vous sentez obligé de vivre avec quelqu'un dont vous n'aimez pas juste par sécurité, par peur de la vie ou par que diront ton.Et a propos, quelle est l'adresse?

Réponse:

Merci pour votre commentaire. Je ne peux vous donner l'adresse de ce salon mais vous le trouverez en tapant le pensionnat.ch Bien à vous Patrick Baumann

Marco, le 17.11.2010 à 12:57

Zut ! je connais l'établissement et maintenant il va y avoir plus de monde ! C'est un bel endroit et les filles sont toutes jolies et comme je suis célibataire, je profite de trouver aussi de trouver un peu de tendresse. Si on juge les prostituées il faut également jugé les clients

Réagissez »


A lire aussi

AVENIR

Bienvenue dans le village Alzheimer

On dirait un charmant quartier d’Amsterdam, mais il s’agit d’un nouvel EMS dans lequel 150 personnes atteintes d’alzheimer évoluent en toute sérénité. Reportage. »


FÊTE DES MÈRES

Ma maman et moi

Il y a eu les câlins, les crises, l’indépendance à conquérir, et l’amour, toujours. A l’occasion de la Fête des mères, cinq personnalités romandes nous racontent leur maman. »


MERCK SERONO

«On se battra jusqu’au bout»

Les 1250 employés de la firme genevoise ont brutalement été tirés de leur univers feutré par l’annonce de la fermeture de leur site. Humiliés, ils se battent. Témoignages. »

Page générée en 745 ms.