Spécialiste de la nutrition et expert en développement durable, Jacques-Pascal Cusin* nous livre ici huit arguments imparables pour manger bio et sept erreurs à éviter pour rester «biocohérent».
Par
François Busson - Mis en ligne le 24.06.2010
8 bonnes raisons d’opter pour le bio
1. CONSOMMER BIO favorise le développement d’une agriculture durable
qui répond aux impératifs écologiques, sociaux et économiques du
développement durable.
2. UNE AGRICULTURE DURABLE est meilleure
pour l’environnement, car elle renonce à l’utilisation de produits
agressifs et nocifs qui polluent le sol, l’eau, l’air et les
écosystèmes.
3. L’AGRICULTURE BIO préserve la biodiversité,
puisqu’elle respecte la vie des sols et encourage des modes de
production diversifiés, ainsi que la rotation des cultures.
4. LES ANIMAUX élevés en bio bénéficient de conditions de vie et de croissance bien meilleures que les autres.
5.
MANGER BIO est plus favorable à la santé humaine. La quasi-absence de
résidus et d’additifs chimiques (produits phytosanitaires, hormones,
antibiotiques, arômes, conservateurs et colorants de synthèse…)
constitue un atout majeur des produits bios. Leur densité
nutritionnelle, soit leur apport nutritionnel pour un poids de produit
identique, est globalement supérieure à celle des produits non bios. On
y retrouve souvent plus de vitamines, de minéraux, de fibres,
d’antioxydants et d’acides gras de qualité, autant d’éléments
favorables et indispensables à la santé.
6. LES PRODUITS BIOS
frais de saison sont en général plus savoureux que les autres, grâce à
leur forte densité nutritionnelle et à leur haute teneur en acides
organiques.
7. CONSOMMER BIO en accord avec la saison permet à des
agriculteurs soucieux de la santé de la planète de vivre décemment du
fruit de leur labeur.
8. MANGER BIO ne coûte pas forcément plus
cher si l’on rééquilibre son bol alimentaire en consommant moins de
produits animaux et si l’on privilégie les produits de saison et de
proximité.
1. Faire ses courses bios fréquemment en voiture dans un magasin situé
à grande distance; une telle habitude réduit à néant une partie des
acquis environnementaux de la production biologique en termes de
pollution. Préférer les commerces de proximité ou les achats groupés
(paniers par exemple).
2. Acheter bio dans un magasin qui favorise
les filières de commercialisation longues en transport, en manutention
et en intermédiaires. Préférer les filières courtes, qui rapprochent le
producteur et le consomnateur.
3. Consommer du bio d’importation
lointaine aux coûts environnementaux et sociaux élevés. Préférer les
produits locaux et de saison.
4. Acheter des produits bios
conditionnés et transportés dans des emballages non dégradables et/ou
non recyclables. Préférer le vrac.
5. Choisir un produit bio nutritionnellement diminué, notamment lorsqu’il est raffiné. Préférer les produits frais et complets.
6.
Acheter régulièrement des plats préparés, des sodas ou des confiseries
bios qui n’ont qu’un intérêt nutritionnel limité et sont souvent très
énergivores. Préférer les préparations maison.
7. Consommer trop
de produits animaux, ce qui ne sert ni la planète, ni les animaux, ni
notre santé. Préférer une grande diversité végétale.