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EXPOSTION
STONES IN EXILE
En 1971, les Rolling Stones enregistrent leur chef-d’œuvre dans une villa de la CÔTE D’AZUR. Un seul photographe était de la partie. Un documentaire raconte cet été torride, à voir le 10 juin sur France 5.

Par Jean-Blaise Besençon - Mis en ligne le 11.06.2010
En délicatesse avec les impôts, de plus en plus harcelés par les fans, les Rolling Stones trouvent refuge en France pour un été 1971 qui sera particulièrement chaud. Mick et Bianca Jagger (enceinte de Jade), fraîchement mariés – le 12 mai 1971 – par le maire de Saint-Tropez, s’installent à Biot dans la Bastide du Roy; Mick Taylor, Rose Miller et leur petite fille de 3 mois, Chloe, sont en famille dans les hauts de Grasse, ville où Bill Wyman et sa compagne, Astrid Lundstrom, s’installent également. Seul Charlie Watts et sa femme Shirley se mettent à distance, à Thoiras, du côté d’Arles. Mais tout ce beau monde se retrouve rapidement à Villefranche-sur-Mer, dans la villa Nellcôte, une somptueuse bâtisse soutenue par des colonnes de marbre, meublée comme un château, agrémentée d’un parc splendide qui plonge dans la mer, et que le guitariste Keith Richards possède en location. Parmi la cour à vivre sur place, invités ou parasites, le photographe Dominique Tarlé qui signe les images ci-dessus.

CHAOS CRÉATIF

La légende raconte le groupe très dissipé et complètement allumé. Mais les Rolling Stones – conscients ou pas de vivre leur âge d’or – sont aussi impatients de se remettre au travail. Comme aucun studio des environs ne semble convenir, le groupe décide d’enregistrer dans la villa leur futur disque. Le temps de faire venir d’Angleterre leur tout nouveau studio mobile et la fine équipe s’installe dans les caves de Nelcotte pour mettre en boîte ce qui deviendra l’un des chefsd’œuvre de cette musique. Où la température ambiante a permis la fusion parfaite du blues des origines, celui qui les avait réunis à l’aube des années 60 et du rock graisseux et long en bouche qu’ils ont inventé. De Rocks Off à Soul Survivor, 18 titres inouïs (Happy, Shine a Light, Sweet Virginia, Tumbling Dice, All down The Line), à la fois bien carrés et bourrés 5 3 4 d’idées. C’est un disque de stars, suffisamment riches pour se permettre tout et le reste, mais qui n’ont pas encore succombé aux jets privés et aux plans marketing. C’est leur dernier disque de mauvais garçons. Ensuite (et même si cette suite comporte de bien beaux restes), les rescapés passeront à la gestion de leurs extraordinaires performances.

Soul Survivors, photographies d’Ethan Russell et de Dominique Tarlé, Galerie de l’Instant, Paris. Jusqu’au 22 septembre. Affiches et collectors sur la boutique en ligne www.lagaleriedelinstant.com



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Tags: Rolling Stones, exposition, photos, Paris, musique, Exile on Main Street Aller en haut de page Haut de page

 

Le site officiel US des Rolling Stones, avec une multitude d’objets collectors.

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