Waraku? Encore un nom barbare, direz-vous. Pourtant, cette nouvelle DISCIPLINE JAPONAISE ne vous emmène pas au combat: elle vous enseigne plutôt l’harmonie.
Par
Sophie Winteler - Mis en ligne le 24.08.2010
Le waraku, un art martial de plus? On pourrait effectivement le penser, les positions, les habits ou même le bâton (à ne pas confondre avec une épée) renvoyant immédiatement à des images de judo, de karaté ou d’aïkido. Les signes extérieurs sont donc trompeurs, car le waraku n’a rien de «guerrier». Il est enseigné comme un art de «paix et bonté éternelle». Liliane et Jean-Luc Bertschy, seuls instructeurs de waraku en Suisse, à Marly, ont découvert cette discipline il y a cinq ans, lors d’un voyage au Japon.
Liliane: «Je suivais alors un cours de shiatsu et nous avons eu l’occasion de rencontrer maître Maeda Sensei, fondateur de ce mouvement. Ce fut une révélation.» Car dans les faits, le waraku est une discipline toute jeunette, d’à peine 10 ans, même si elle se base sur une tabelle de symboles ancestraux, le kototama. Ex-champion de karaté, Maeda Sensei a cherché, en développant son école fondée sur la tradition du budo (arts martiaux japonais), à approfondir une pratique qui utilise le corps pour s’élever vers un idéal (ou Dieu) propre à chacun. Pratiqué à genoux et debout, à mains nues et avec le tsurugi voir encadré), l’enchaînement de mouvements en spirale (hachiriki) s’apparente à une chorégraphie, tantôt lente, tantôt rapide. Elle s’accompagne de sons produits par sa voix, dont la puissance des vibrations lie le corps et l’esprit à l’univers. «Les mouvements et les sons sont très codifiés», explique Jean-Luc Bertschy. Je maîtrise une septantaine de gestes alors qu’il en existe plus de 900. Le waraku demande de la concentration, de la coordination, il permet de se recentrer, de se détendre tout en renforcant son bassin et ses jambes.» Tout en douceur.
L’OBJET
LE TSURUGI est un bâton taillé dans un tronc de
chêne. Le manche correspond à la base de l’arbre et son extrémité est
en forme de diamant. La «lame» est asymétrique. Selon la mythologie
japonaise, un dieu a utilisé un tsurugi pour brasser l’univers.
INFOS PRATIQUES
POUR QUI: tout le monde peut se lancer et à tout âge. Aucune expérience n’est requise.
VÊTEMENTS: en training ou avec l’habit classique d’un art martial (tenue de judo et/ou hakama (pantalon), cf. photo).
OÙ: Liliane et Jean-Luc Bertschy, impasse des Rosiers 7, 1723 Marly (FR). Tél. 026 436 44 00, www.dojolesrosiers.ch
COMBIEN: 20 fr. l’heure et demie.