On n’avait pas revu la ravissante métisse d’Yverdon, couronnée Miss Suisse en 2008, depuis près de sept mois. Une éternité. A-t-elle changé? Alors que la nuit tombe sur les Alpes, Whitney apparaît derrière la baie vitrée du chalet de location que la famille Toyloy a occupé le temps de courtes vacances de neige à Haute-Nendaz. La branche américaine du clan est venue. Il ne manque que le père, Dwayne, appelé pour le travail… aux Etats-Unis. Chassé-croisé. Whitney Toyloy arbore sa fameuse coupe Rihanna, adoptée l’été dernier en voyage à San Diego. Sinon, même regard enjoué, mêmes éclats de voix, même impatience.
MISS TECHNOLOGIES
Whitney aura 21 ans cet été. Rentrée en Suisse le 4 février après un séjour linguistique de cinq mois et demi en Australie, principalement en Nouvelle-Galles du Sud, une région, s’empresse-t-elle de préciser, épargnée par les terribles inondations de fin 2010, la pétillante Yverdonnoise affirme avoir mûri. Elle s’est fait de nouveaux amis, des Hollandais notamment, qui devraient l’amener à visiter Amsterdam cet été. Surtout, elle s’est retrouvée seule à l’étranger pour la première fois. «Grâce à Facebook, à Skype, aux e-mails, j’ai gardé contact avec tous mes proches, raconte-t-elle. Je n’ai pas eu de coup de blues. Vers la fin, j’ai même ressenti un sentiment bizarre qui fait que maintenant, quand j’en reparle, l’Australie me manque.»
Là-bas, «même si, souligne-t-elle, pas mal de Suisses allemands m’ont reconnue», Miss Suisse 2008 est redevenue Whitney, sans perdre ses atouts. «On m’a beaucoup draguée en Australie, mais ça, c’est l’effet Rihanna!» lance-t-elle en riant.
Consciente de sa chance, la belle est rentrée plus motivée que jamais. Si son voeu le plus cher se réalise, elle rejoindra cet automne l’Ecole hôtelière. La pétillante métisse ne s’est jamais rêvée comédienne ou animatrice télé. Elle n’aspire pas non plus à fuir la vie publique en imitant la Valaisanne Sarah Briguet, couronnée Miss Suisse bien avant elle. «Je ne recherche pas l’anonymat, explique Whitney, je ne tiens pas à m’effacer, simplement il y a un temps pour tout, me semble-t-il. La reconversion d’une Miss Suisse n’est pas chose facile, parce que, quoi qu’on fasse, on est critiquée.»
«La reconversion d’une Miss Suisse n’est pas chose facile. Quoi qu’on fasse, on est critiquée»
Whitney Toyloy
Whitney Toyloy n’a pas l’intention de capitaliser sur son image. «J’ai beaucoup d’amitié pour Christa Rigozzi, mais, moi, je ne me vois pas faire comme elle et enchaîner les contrats jusqu’à 29 ans. Cela devra rester un à-côté, un complément. Je n’ai pas envie de me retrouver à 35 ans à faire l’ouverture de la ferme des poules!»
Depuis le 14 février, l’ex-reine de beauté effectue un stage professionnel à Morges chez Grand Chelem, une agence spécialisée dans l’événementiel – son péché mignon - sportif. «Cette fois, j’ai mis le pied dans le monde du travail», précise-t-elle. Le vrai, serait-on tenté d’ajouter, après l’expérience Miss Suisse, un peu hors de la vie réelle.
Elle s’est très vite adaptée à son nouvel environnement, essentiellement masculin, où elle apprend à rédiger des contrats, participe à des réunions, échange de la correspondance, etc. A-t-elle souffert de préjugés? «Franchement, non, répond-elle, mais ça tient surtout au fait que j’avais envie de bosser. Cela dit, certaines réflexions sont inévitables. Je le comprends. Si les rôles étaient inversés, moi aussi je me dirais: «Mais c’est qui cette pétasse?» C’est légitime. A moi de montrer ce que je vaux. Tout ce que je demande, c’est qu’on me laisse une chance.»
CÉLIBATAIRE SEREINE
Ce stage à Morges, ajouté à l’aventure australienne, constituera un précieux bagage pour l’Ecole hôtelière de Lausanne, dont elle rêve avec beaucoup d’humilité. «C’est une institution réputée, où j’espère avoir ma place, mais je ne suis qu’une candidate parmi d’autres…» Si Whitney est admise, elle emménagera enfin dans son propre appartement. «Après avoir vécu seule en Australie, c’est ce que j’attends le plus, avoue-t-elle, même si je suis très bien chez mes parents!»
A Yverdon-les-Bains, la jeune femme a repris le volley, son sport fétiche. Sa silhouette la tracasse. En Australie, l’ex-Miss Suisse était parvenue à se libérer de l’emprise de la balance. Une victoire toute relative, à l’entendre: «La vérité, c’est que, pour la première fois de ma vie, j’ai pris du poids, 5 kilos.» Un gain qu’elle peine à assumer, en dépit d’une plastique de rêve. «Dire que ce n’est pas la mort, c’est facile: ce ne sont que des mots, confiet- elle. Moi, je me bats pour les perdre. Eh oui, j’ai mes complexes…»
Au moment de partir en Australie, sa maigreur avait pourtant alerté certaines de ses amies, qui le lui ont confié plus tard. «Je ne m’en rendais pas compte», jure-t-elle, sans pour autant avoir assimilé sa ligne actuelle. Pour preuve, Whitney ajoute: «Je ne poserais pas en bikini aujourd’hui.» Dommage.
«Pour la première fois de ma vie, j’ai pris du poids»
Whitney Toyloy
Grâce à la compréhension de son employeur, Whitney Toyloy a pu profiter de quelques jours de repos en famille, à Haute-Nendaz. Réunis autour d’elle, sa mère, ses soeurs, ses oncles, tantes et cousines venus d’Amérique, parmi lesquels le petit Nolan, son cousin de Manhattan, âgé de 10 mois, qu’elle n’avait jamais vu. Un vrai Toyloy, celui-là, séducteur en herbe!
Pour une fois, ce n’est pas le copain de Whitney, mais celui de sa soeur Mathilda, Damien, qui a été l’objet de la curiosité du clan. Depuis sa rupture réussie avec Guillaume, dont elle est restée proche, l’ex-Miss Suisse est célibataire et, souligne-t-elle, tout va bien. «On en parlait dernièrement avec les copines. Bon, c’est vrai que certains dimanches soir, plantée devant ma télé à regarder Les experts, je me sens un peu seule, mais ça ne dure pas. Si je dois rencontrer quelqu’un, ça viendra.»