Unis comme les cinq doigts de la main derrière Stefan Schmid, leur
leader, Dani Ackermann (guitare), Mike Bischof (basse) et Muso Stamm
(batterie) forment Marvin, un groupe pop fribourgeois au nom rigolo
dont le nouvel album, Super Constellation, évoque par moments Coldplay,
rien de moins (!), par sa puissance mélodique. Le producteur anglais
Greg Haver, connu pour son travail auprès de Melanie C, ne s’y est pas
trompé, les rockers suisses ont du talent!
Comment avez-vous choisi ce nom de groupe singulier: Marvin?
Stefan
Schmid: Disons que ça sonne bien dans toutes les langues et que ça nous
plaisait, mais à l’origine Marvin est le prénom d’un robot dans un
roman de science-fiction intitulé The Hitchhiker’s Guide Through The
Galaxy. Surtout, c’est un nom qui prouve qu’on ne se prend pas trop au
sérieux.
Sur le Net, on constate qu’il existe d’autres Marvin. Ce n’est pas un souci?
Si,
en France, par exemple, où un autre groupe nommé Marvin tourne. Mais,
bon, on était là avant. Pas question de céder le passage! Cela dit,
pour faciliter les recherches sur le Net, on a dû recourir à une
astuce: il faut taper marvintheband.com pour nous trouver.
Faire du rock en Suisse, c’est viable?
Mmmh,
ça a toujours été difficile et je ne vois pas pourquoi ça changerait,
mais ça existe. La Suisse est trop petite, trop étroite, pour permettre
à un groupe de s’émanciper. Il faut pouvoir s’appuyer sur un autre pays.
Marvin nourrit-il une ambition internationale?
Oui,
et justement à cause de cela. Si la Suisse avait la taille de la
France, le problème ne se poserait pas… Dès nos débuts, on s’est donc
attelés à produire une musique qui puisse plaire ailleurs.
D’où le choix de l’anglais comme mode d’expression?
Oui, même si je ne me suis jamais vraiment posé la question. Pour moi, faire de la musique, c’est naturellement en anglais.
En écoutant votre nouvel album, on ne peut s’empêcher de penser à Coldplay. Qu’en pensez-vous?
Je
suis étonné de la référence, mais ça fait plaisir. Même si je ne suis
pas fan de Coldplay, c’est tout de même l’un des meilleurs groupes du
monde.
Quelles influences revendiquez-vous?
Les Beatles,
sûrement, que j’ai beaucoup écoutés, tout comme la britpop en général:
Oasis, Crowded House, Blur. J’écoute beaucoup de musique, mais jamais
au moment d’entrer en studio, pour éviter que les influences soient
trop criantes!
Vous vous êtes produits à l’Olympia, à Paris, en première partie de Peter Cincotti: un bon souvenir?
Le
meilleur! J’adore jouer devant des publics étrangers, parce qu’il n’y a
pas le choix: il faut convaincre. A Paris, c’était génial.
Est-ce qu’avec Super Constellation, le nouvel album, Marvin joue sa tête?
Non,
it’s only a record, comme dit notre producteur. C’est un album
important, bien sûr, dans lequel on a mis plein de choses, mais ce
n’est qu’une étape. Marvin continuera d’avancer.