Découvrez La Palma, l’île oubliée de L’ARCHIPEL DES CANARIES, l’Isla Bonita au printemps permanent, paradis des randonneurs et du tourisme doux.
Par
François Busson - Mis en ligne le 09.11.2010
Si vous rêvez de randonnées entre mer et volcans à travers des paysages lunaires ou luxuriants, de baignades tranquilles dans de petites criques désertes couvertes de sable noir, d’un festin de poissons grillés au feu de bois sur la minuscule terrasse d’une gargote accrochée à flanc de montagne et d’une nuit réparatrice dans un gîte rural perdu au cœur d’une pinède, précipitez-vous sur le prochain avion ou bateau en partance pour l’île de La Palma, archipel des Canaries, aéroport de Santa Cruz. Prenez garde cependant à bien préciser votre destination à votre voyagiste réel ou virtuel. Car, sinon, vous risquez fort d’échouer à La Palma de Majorque ou, moins ennuyeux car plus proche de votre réelle destination, à Las Palmas de Gran Canaria ou à Santa Cruz de Ténériffe. Pas grave si vous êtes un adepte des littoraux surpeuplés, des terrasses embaumant la bratwurst frites arrosée de bière et du bronzage intensif.
Mais si l’on choisit La Palma, c’est justement pour vivre une aventure hors norme au pied des volcans.
LES VOLCANS
UN CHEMIN ENTRE CIEL ET MER
Avec 850 kilomètres de sentiers pédestres et près de 40 itinéraires, l’île de La Palma est un véritable paradis de la randonnée. Au hit-parade des marcheurs, en majorité allemands, qui parcourent l’île tout au long de l’année figure la route des volcans, une randonnée d’une bonne journée qui suit l’épine dorsale volcanique qui court entre le refuge d’El Pilar et le phare de Fuencaliente. Pinèdes ombragées, crêtes désertiques où s’accrochent résolument quelques pins des Canaries, cônes volcaniques flottant sur une mer de nuages, immenses champs de lave dévalant vers la mer, la variété et la beauté des paysages traversés laissent pantois. Les fainéants motorisés peuvent, eux, se rendre au Roque de Los Muchachos, à 2400 mètres d’altitude, où est installé le plus important observatoire astronomique de l’hémisphère nord. Et si l’on regarde plutôt vers le bas, c’est aussi pas mal...
Renseignements: www.senderosdelapalma.com
CHAUDRON GÉANT
La Caldera de Taburiente, un des plus grands cratères du monde, est un véritable joyau naturel enchâssé au cœur de l’île. On y accède uniquement à pied et le meilleur moyen de l’explorer est de passer au moins une nuit dans la zone de camping aménagée au centre du cratère. Mais on doit absolument réserver sa place, éventuellement en ligne.
www.reddeparquesnacionales.mma.es
LA FORÊT
JURASSIC PARK
Le nord de l’île abrite une forêt fossile de l’ère tertiaire, réserve de biosphère UNESCO. De nombreux sentiers parcourent cet éden tropical planté de lauriers dégoulinant de lianes et de fougères géantes. Seuls les dinosaures manquent à l’appel.
LA MER
L’OR BLANC
Avec l’aloe vera qui pousse ici comme de la mauvaise herbe, le sel est la seconde richesse naturelle de l’île. Visitez les salines de Fuencaliente et repartez avec un parfum de mer dans vos bagages.
www.salinasdefuencaliente.com
LA BELLE ASSOUPIE
Ceux qui rêvent d’immenses plages de sable blond et de stations balnéaires aux nuits endiablées seront déçus. La Palma, c’est un volcan qui tombe dans la mer, des criques de sable noir pour baigneurs esthètes et de petites villes côtières au charme fou mais aux nuits bien calmes. Même Santa Cruz, la «capitale», ne se réveille que de temps à autre à l’arrivée d’un paquebot de croisière de huit étages qui triple la population locale en accostant.
PRATIQUE
PARTIR
IBERIA propose des vols directs Genève-Santa Cruz de La Palma aller-retour entre 400 et 500 fr.
www.iberia.com
DORMIR
LE GÎTE RURAL est la solution sur cette île où les hôtels sont rares. Renseignements sur l’épatant site de l’Association de tourisme rural.
www.islabonita.com
MANGER
QUINTO PINO: la plus belle terrasse et les meilleures pizzas du monde, le tout avec les sourires d’Amélie et de Lulu.
www.elquintopino.eu
CASA GOY0: quelques cahutes près des pistes d’atterrissage de l’aéroport où déguster les meilleurs poissons et «papas arrugadas» de l’île.
www.casagoyo.es