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Tradition et innovation
Les confortables chaises en cuir sombre invitent à s’installer en écoutant craquer le feu de la cheminée où dorent des viandes grésillantes. Si celles-ci ont gardé une place de choix, dès le velouté de poireaux et brocolis, servi avec un zeste de chantilly, juste tiède, on entrevoit la suite avec optimisme. En automne, on voit à la carte des médaillons de chevreuil au poêlon sucrés-acides, un velouté de courge au miel et curry avec du foie gras aux bolets. Nous avons apprécié le carpaccio d’esturgeon fumé à l’huile vierge et citron: nature, fraîcheur, respect du produit. Un peu plus de sauce avec la forestière aux escargots de Bourgogne aurait donné à ce plat la touche moelleuse souhaitée. Les ravioloni à la crème de ricotta et épinards en feuilles au beurre de sauge sont un vrai remake du film Ratatouille: les images de l’enfance et de la grand-mère aux fourneaux défilent devant ce classique revisité par un chef. Que du bonheur! La sauce des panciotti aux noix de Saint-Jacques et crevettes donne du relief au plat sans l’écraser. Seul bémol de la soirée: la farce manquait de moelleux. L’assiette de fromages, bien que dépourvue de bleu ou de chèvre, tient la route avec des produits de toute première qualité. Les sucettes de macarons et purée de framboises sont succulentes et pourraient rendre jaloux les pâtisseries en vogue. La tatin maison aux pommes caramélisées prouve par le goût qu’un plat simple, vu et revu, peut se révéler une pure merveille.
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