Avant de se faire torrent puis rivière, le Doubs offre aux marcheurs le spectacle de ses bassins et de son saut.
Evidemment,
comparé aux célèbres chutes du Niagara, le Saut-du-Doubs n’est pas
vraiment à la hauteur. Bien qu’il s’agisse moins d’une histoire de
hauteur, 27 mètres pour la chute suisse contre 50 pour sa concurrente
canadienne, que de largeur… Respectivement, une dizaine de mètres
contre près de 800 mètres!
HAUT LIEU TOURISTIQUE
Mais
faute de grives, on mange des merles, et il suffit de jeter un œil à la
cohorte de «marchands du temple» qui tiennent échoppe sur la rive
française pour être rassuré sur les attraits touristiques du lieu. Pour
y accéder, on vous recommande d’embarquer aux Brenets sur l’un des
bateaux de la NLB pour une minicroisière délicieusement surannée sur
fond de flûte péruvienne. A moins que le pilote ne se saisisse de son
micro pour vous vanter les merveilles naturelles des bassins du Doubs
et les exploits des plongeurs locaux depuis les falaises environnantes.
FALAISES EN FORÊT
Depuis
l’embarcadère, un sentier didactique sur l’histoire industrielle des
gorges du Doubs mène au saut du même nom. Ensuite, un confortable
chemin en forêt mène jusqu’au barrage du Châtelot le long des calmes
étendues du lac Moron. Au pied du barrage, en contrebas du café du
Châtelot, l’astuce consiste à franchir le Doubs réduit à l’état de
rivière sur quelques planches et rochers à moitié immergés pour
effectuer le retour par la rive française par un délicieux chemin
serpentant sous un arceau de frondaisons ou creusé dans les falaises.
Avant votre second récital de flûte de Pan…