Deux anciens champions férus de vitesse et de performances; deux fiers montagnards. L’une habite les contreforts du Pays-d’Enhaut, l’autre ceux du val de Bagnes. Y a-t-il meilleurs testeurs de 4 x 4 à l’approche de l’hiver et de la saison de ski? Leur verdict sur la Volvo XC 60 D5 AT AWD MOMENTUM.
Par
Christian Rappaz - Mis en ligne le 22.03.2010
Catherine Borghi s’est régalée à sillonner les Alpes vaudoises au
volant de ce 4 x 4 alliant la force tranquille d’un tout-terrain et
l’élégance raffinée d’une berline de luxe.
«Tu roules sur du velours.» Après avoir dévalé quatorze ans durant
les pentes les plus abruptes et les plus tortueuses du cirque blanc,
l’ancienne championne des Diablerets a particulièrement goûté au
confort moelleux du crossover suédois. «Rien à voir avec les bateaux
habituels. Même sur les chemins les plus cabossés, tu as l’impression
de te mouvoir dans de la ouate», rapporte-t-elle, visiblement
convaincue. Autres qualités appréciées, le silence et la puissance,
bien que cette dernière ne soit pas délivrée avec toute la fougue
souhaitée.
«Elle a fait grosse impression au village»
Sensible à la forme comme au fond, la sémillante
consultante de la TSR attribue encore la note maximale au design «sobre
mais racé» du XC 60. «Elle a fait grosse impression au village»,
s’amuse-t-elle, avant d’émettre une réserve sur les sièges avant, pas
suffisamment ergonomiques à son goût. Rien à redire, en revanche, sur
la boîte séquentielle, parfois décriée par les spécialistes, et encore
moins sur le système de reconnaissance électronique de la clé, qui
permet d’ouvrir les portes et de démarrer sans manipuler cette dernière.
Vous
l’aurez compris, Catherine Borghi a pris un plaisir fou à balader son
SUV (sport utility vehicle). «En fait, le plus dur, c’est de la
rendre», confie-t-elle, dans un ultime clin d’oeil…
J’ai aimé: «Le confort, l’efficacité des amortisseurs dans le terrain, la pêche du moteur.»
Je n’ai pas aimé: «Pas grand-chose. Le temps de réaction de la caméra arrière.»
Verdict: «Que du plaisir. Le rapport qualité-prix est vraiment top.»
Roland Collombin a roulé par monts et par vaux, cherchant en vain
la faille ou la faiblesse qui aurait terni son plaisir. Privé
d’argument, il a fini par craquer. Complètement…
Le médaillé d’argent des JO de Sapporo 1972 et double vainqueur de
la Coupe du monde de descente n’est pas homme de courbettes et de
révérences. Alors, lorsqu’il se met à distribuer bons points et
compliments, c’est que l’affaire est sérieuse. Pourtant rompu à la
conduite d’un 4 x 4 et coutumier de ses terrains de jeu, le Bagnard est
franchement ébloui.
«Un bijou! Je suis sous le charme»
«A l’exception de quelques gadgets dont je ne suis
pas adepte, je ne sais pas quoi lui reprocher. Tout m’apparaît optimal:
le confort, la sécurité, la facilité de conduite, l’agilité, la
souplesse, le design intérieur et extérieur et le comportement, aussi
bien routier que sur les chemins caillouteux, qu’elle dompte avec une
aisance et une légèreté incroyables.» Négociant en vins et en
spiritueux, la Colombe a également apprécié l’imposant volume arrière,
supérieur à 1000 litres après renversement des sièges.
«Tu vois
le nombre de cartons de pinard que tu mets là-dedans», lâche-t-il,
enthousiaste. Cador des disciplines de vitesse à sa glorieuse époque,
Collombin confesse une seule (petite) frustration. «Même si elle répond
plutôt quand on l’allume, elle serait définitivement parfaite avec 30
ou 40 chevaux de plus.»
J’ai aimé: «Le confort, la facilité de conduite, les suspensions, le silence, le volume, la conduite dans le terrain.»
Je
n’ai pas aimé: «Le GPS, trop compliqué; les feux d’alerte pour
obstacles latéraux. Il n’y a jamais assez de chevaux sur une voiture.»
Verdict: «Enchanté ! Si on me fait une offre sympa, je l’achète tout de suite!»