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DOSSIER DÉCO DE «L'ILLUSTRÉ»
LA CHAISE DANS TOUS SES ÉTATS
Les professionnels sont unanimes: jamais le marché des chaises n’a été aussi PROLIFIQUE. Vintage, réédition ou nouveautés. Il n’y a que l’embarras du choix.

Par Mélanie Blanc - Mis en ligne le 09.03.2011

Tout juste de retour d’une foire du meuble, les responsables de la boutique Etat de Siège, à Lausanne (www.etat-de-siege.ch) constatent que, désormais, le nombre de fabricants de chaises dépasse tous les autres fabricants. «La chaise, c’est comme les chaussures!» s’exclame Mario Astolfi, un des coresponsables de la boutique. Variété dans les matières, dans les finitions. «Et, comme pour les chaussures, tant qu’on n’a pas essayé une chaise, on ne sait pas si elle nous conviendra», avance Miana Gottlieb, son associée.

Normal que le nombre de modèles soit aussi important. «C’est le meuble qu’on a en plus grande quantité chez soi», soulève la spécialiste. A la cuisine, à la salle à manger, sur la terrasse, au bureau. Chacune en plusieurs exemplaires. Ces dernières années, la recherche sur les matières a explosé, permettant d’imaginer les structures les plus folles. Sans parler des pièces vintage, pour lesquelles il existe un réel engouement, qu’elles soient d’origine ou en réédition.

Chaque modèle devrait avoir une chance de trouver preneur, car aucun ne fait l’unanimité, que cela concerne le style ou le confort. «Le confort dépend de la grandeur de la personne, si elle a mal au dos ou non. C’est très personnel», note Miana Gottlieb. Mais tout le monde ne vise pas une excellente assise à tout prix. La spécialiste remarque que, souvent, les femmes flashent sur un design sans se soucier de l’assise. Alors que d’autres clients rechercheront juste une marque en particulier.

Côté prix, une chaise peut valoir plus de 1000 francs. La raison? «Certains moules coûtent très cher», lance Mario Astolfi. Jusqu’à un demimillion pour certains modèles. Sans parler des matériaux, des honoraires du designer et de la signature d’un éditeur reconnu. Reste alors les enseignes plus populaires pour trouver une variété de modèles à des prix plus abordables.


 

Un meuble de caractère

Le designer Christophe Bourban a imaginé une chaise durant ses études à l’ECAL. Une pièce désormais éditée en Angleterre.

Comment est née l’idée de votre chaise Norma?

C’était un projet d’études. Le thème était de faire un objet en rapport avec un espace. J’ai imaginé cette chaise en référence à l’ancienne prison de Sion. Je voulais une pièce pour les collectivités, sur laquelle les visiteurs pourraient s’asseoir.

Pourquoi ce design?

Je me suis inspiré des constructions métalliques du début du XXe siècle, comme la tour Eiffel. Mais, dans ce cas, la chaise est réalisée en bois suivant un procédé de découpe numérique.

Qu’est-ce qu’une chaise a d’intéressant?

C’est un objet qui est banal au premier abord. C’est pourtant un meuble qui a beaucoup de caractère si on le compare à d’autres pièces de mobilier, que ce soit une étagère ou une table. Une chaise a un côté sculptural, avec ses pieds, son dossier.

Une chaise est une chaise. Qu’est-ce qui est difficile dans le fait d’en réaliser une?

Il y a 12 000 façons d’en faire une, que ce soit dans le choix des matériaux comme dans celui de la forme. Même si, il est vrai, une chaise a presque toujours les mêmes proportions. Il y a un jeu permanent entre l’ergonomie et le design. Un dossier plus ou moins court, une assise plus ou moins large. On ne réfléchit pas de la même manière si l’on réalise une chaise pour la salle à manger d’un particulier ou pour une collectivité. Sans parler des questions de coûts.

 


 

La chaise Norma est disponible sur le marché anglais, auprès de l’éditeur Unto This Last (www.untothislast.co.uk) et, en Suisse, sur demande, auprès du designer (info@christophebourban.com).



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Tags: dossier déco, décoration, chaise, Mario Astolfi, Miana Gottlieb, Etat de Siège, Christophe Bourban, designer, ECAL Aller en haut de page Haut de page

 

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