«J’ai l’habitude de dire que je suis blonde et Belge: les blagues, on me les a toutes faites!» confie de sa jolie voix la Lausannoise Mélanie Freymond. De père suisse et de mère belge, aujourd’hui divorcés, la journaliste animatrice âgée de 32 ans est une valeur sûre, mais rare, de la TSR. Après un premier prime time réussi en 2007 et une prestation unanimement saluée l’an dernier lors de l’élection de Miss Suisse, la pétillante blonde assumera de nouveau cette année, en duo avec David Cuñado, la présentation en direct de la finale du concours Mister Suisse, samedi soir à l’Arena.
UN PASSÉ D’HÔTESSE DE L’AIR
Ravissante, douce, le regard plein de sincérité, Mélanie Freymond aime à se définir comme quelqu’un d’entier et de spontané. Une romantique aussi, «pas fleur bleue, insistet-elle, parce que je trouve ça gnangnan», mais attentionnée et pleine de surprises. Les petits mots épinglés un peu partout dans son appartement, situé sous gare, à Lausanne, en témoignent. Un endroit décoré joliment, avec aux murs des décalcomanies de fleurs en noir et blanc. Le mobilier simple et moderne côtoie des bibelots très hétéroclites, comme ces girafes en bois originaires d’Afrique, qui rappellent son goût des voyages. Dans sa première vie, Mélanie Freymond a été hôtesse de l’air, pour Swissair. «C’était l’un des deux rêves que j’avais petite fille. L’autre, c’était de devenir journaliste. J’ai exaucé les deux!»
«Moi, je suis ravie d’avoir 32 ans. Ai-je dépassé le Migros-data? A 24 ans, on me disait déjà trop vieille!»
Mélanie Freymond
Douée pour l’improvisation – un don hérité de son défunt grand-père maternel, comédien en Belgique –, Mélanie Freymond a ce petit plus qui fait la différence à la télévision: elle ose. Elle l’a prouvé l’an dernier lors de la finale de Miss Suisse en signant en duo une version très classe du tube soul Sunny. Mélanie – ne l’appelez jamais Mel, elle déteste – a du métier. A 32 ans, elle a roulé sa bosse et sillonné le monde. Jeune fille au pair à Chicago, elle a ensuite rejoint l’Université de Fribourg où elle a décroché une licence en sociologie de la communication avec un travail intitulé Comment les ados perçoivent la Star Academy. Cette fille-là était faite pour la télé.
AVENTURIÈRE AU BURKINA FASO
Elle peine pourtant à joindre les deux bouts. L’essentiel de son salaire lui est versé par Rouge TV et Rouge FM, où elle alterne interviews d’artistes, chroniques people et présentation d’infos du Net. Pour la TSR, elle vient d’enregistrer une nouvelle émission baptisée Magnéto-Rires, «une sorte de Vidéogags dont la première sera diffusée à la Pentecôte». Dans sa voix, un léger dépit. Mélanie rêve d’autre chose, d’un programme où elle jouerait les globe-trotters par exemple, caméra au poing, à la manière d’Antoine de Maximy sur France Télévisions (J’irai dormir chez vous). «Je suis allée à Noël au Burkina Faso avec ma mère et nous avons fait plein d’images, qu’on a montées ensuite. Il y aurait de quoi faire une série. Rouge TV semble intéressée. A voir…»
Rouge TV, c’est bien. La TSR, en termes d’audience, ce serait mieux. Mélanie Freymond soupire: «Bien sûr que c’est frustrant. J’ai débuté à la TSR il y a dix ans! Aujourd’hui, on me fait toujours confiance… mais une fois ou deux par an! On me complimente, sans me donner du travail.» Un paradoxe largement admis. «Thierry Venturas (ndlr: chef des divertissements) dit lui-même que je suis sa plus grande frustration!» ajoutet-elle. La TSR n’a rien à lui proposer, alors que faire? «Je vais voir ailleurs, réplique Mélanie, en Belgique, en France. J’ai passé des castings et rencontré des gens sur M6, Canal +, TF1 tout récemment. Je ne souffre pas de ne pas être vue. Je ne fais pas ce boulot pour ça. J’adore ce job, voilà tout. Présenter la finale de Miss ou Mister Suisse, c’est un super défi!»
«On a chacun son appartement, mais en réalité Léonard est toujours chez moi»
Mélanie Freymond
Mélanie Freymond a largement fait ses preuves, mais l’horloge tourne… «Moi, je ne peux pas penser comme ça, sinon j’arrête demain», confie-t-elle. Trop de frustration. «C’est vrai qu’il y a des jours où j’ai juste envie de m’asseoir et de hurler que j’en ai marre, que je vais me casser… mais pour faire quoi?» Son âge est encore un atout. «Moi, je suis ravie d’avoir 32 ans, souligne-t-elle. Ai-je dépassé le Migros-data? Selon le chef du département jeunesse de la TSR, j’étais déjà trop vieille à 24 ans (!), alors franchement, ça ne m’atteint plus.»
AMOUREUSE D’UN EX-FOOTBALLEUR
Derrière le bleu profond de ses yeux, son attitude volontaire, son humour, on devine d’anciennes blessures. Sa précédente relation amoureuse, sur laquelle elle avait misé gros, a mal fini. «Cela a été très dur, avoue-t-elle. Je me suis sentie trompée, flouée. J’ai tout perdu du jour au lendemain.» C’était à l’automne 2008. Grâce à ses amies, à sa famille aussi, Mélanie s’est reconstruite.
Elle vit désormais une belle histoire d’amour avec l’ancien footballeur lausannois Léonard Thurre, 32 ans, consultant au service des sports de la TSR.
L’animatrice et le footballeur: un vrai cliché. «C’est tellement énorme qu’on en rit, confie Mélanie Freymond, mais au fond on est pareils. On a la même éthique de vie, basée sur l’honnêteté.» Ils étaient voisins, enfants, et à l’âge de 8 ans elle avait déjà eu le béguin pour lui, qui tapait déjà dans le ballon.
Il a fallu l’anniversaire d’une copine de Mélanie, le 21 février dernier, pour qu’ils se rencontrent de nouveau, dans une boîte lausannoise. Elle a fait le premier pas. «Cela a cliqué immédiatement, raconte-t-elle, et depuis ce jour-là on ne s’est plus quittés.» Léonard a gardé son appartement, «mais en réalité, il est toujours chez moi», rigole Mélanie.
L’animatrice restera donc insensible aux éventuelles avances des seize prétendants au titre de Mister Suisse 2010, samedi à l’Arena. Au fait, qu’en penset-elle? «Chacun nourrit ses propres rêves. Certains mecs font de la chirurgie esthétique, d’autres l’IronMan ou ce type de concours… Moi-même, j’ai participé à Miss OK à l’âge de 14 ans, alors de quel droit irai-je les juger?»
Election de Mister Suisse 2010, en direct de l’Arena,à Genève, samedi 8 mai à 20 h 05, TSR1.