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Confessions d’un tombeur
Révélé par sa victoire à la Star Ac’ 7, le Franco-Suisse Quentin Mosimann célèbre son 22e anniversaire en sortant un nouvel album en forme d’hymne coloré à la fureur de vivre.

Par Blaise Calame - Mis en ligne le 11.02.2010

 

Qu’elle semble loin, cette Star Academy qu’il avait remportée! Quentin Mosimann s’est émancipé. Né à Genève le jour des amoureux, il a décroché un disque d’or en France avec Duel, double album concept, jazzy-électro, signant ensuite une tournée sold out d’un an. Toujours en recherche, cet insatiable créatif, sympa et élégant - il est habillé en Armani, chaussures Dior -, s’est aussi affirmé, en Suisse surtout, en tant que DJ. Il revient avec un opus de onze titres survoltés.

Ce nouvel album est très mode, non?

Oui, c’était un peu le but du jeu, notamment au niveau des visuels. C’est le délire.

Vous êtes un artiste branché, sensible à la mode?

Oui, j’aime bien. Les vêtements sont l’un des seuls plaisirs que je m’octroie. Sinon, je suis plutôt économe. Je préfère acheter une maison à ma mère et investir plutôt que tout claquer.

Cet album ressemble à une tuerie de boîte, non?

C’est drôle parce que, à 90%, les journalistes que j’ai rencontrés m’ont soutenu l’inverse. On me dit que c’est un album jeune dans le son, générationnel, mais que les textes sont très adultes.

C’est assez habile, en effet, mais ne craignez-vous pas de perdre le public de plus de 30 ans qui appréciait votre côté crooner?

Pas du tout. Je pense qu’être artiste, c’est se réinventer sans cesse. Cette fois, je suis parti sur un délire: chaque chanson est à l’origine un morceau jazz pur. Pour être certain d’avoir à l’arrivée une vraie chanson.

Quand Jamie Cullum chante Please Don’t Stop The Music, de Rihanna, on réalise à quel point la chanson est géniale. J’ai choisi de privilégier la mélodie.


 

Comment ça va se passer sur scène?

C’est parti le 9 janvier déjà. Le concert est plus funk ou jazz qu’on pourrait l’imaginer. Du coup, ce public que vous pensiez exclu adhère à la formule, qui fait la part belle aux instruments.

Le fait de souvent vous produire en tant que DJ ne vous a-t-il pas perverti?

Non, parce que je l’ai surtout fait en Suisse, même si la proportion est en définitive de 50-50. J’ai fait des trucs avec DJ Antoine, avec Sir Colin. En Suisse, c’est vrai, on m’a plus vu en tant que DJ. Cela dit, je ne pense pas qu’on puisse entendre ce qui figure sur Exhibition en boîte, hormis les remix.

Gainsbourg zéro dix constitue un bel hommage au grand Serge. A 22 ans, il fallait oser!

Gainsbourg, c’est du culot! J’admire les gens qui osent. Je suis un inconditionnel de la musique de Gainsbourg, surtout les titres anciens avec des références classiques.

A votre tour, vous avez osé remixer un morceau classique, comme il aimait à le faire?

Oui, c’est un clin d’œil. J’ai choisi Roméo et Juliette de Prokofiev. Je voulais une chanson ovni sur cet album.

Une chanson placée à la fin, sans doute pas par hasard?

Non, bien sûr. C’est comme une porte ouverte, la promesse d’autres choses nouvelles.

Vous vous livrez beaucoup sur cet album?

Oui, et je suis sincère. Je l’ai trop longtemps attendu pour ne pas être sincère.

La dernière fois que vous avez pleuré, c’était pour une fille?

Non, c’était d’émotion, le 10 décembre dernier, sur la scène du Casino de Paris. Je parle de pleurer pour de vrai! Deux mille personnes chantant Il y a je t’aime et je t’aime une rose à la main. J’étais en larmes.

Cela ne vous dérange pas de fêter votre 22e anniversaire sur scène à Lausanne?

Non, au contraire! C’est une belle symbolique: en concert en Suisse, chez moi, pour mon anniversaire: fantastique!
 



Tags: Musique, Quentin Mosimann


 

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