Les 5 étapes de sa vie
Avec sa femme Stefanie et sa fille Giuliana, à Bad Ragaz (GR)
Novembre 2006
«Ma fille est née le 30 octobre. Là, c’est notre première sortie en famille, dans un grand hôtel des Grisons. La première fois que nous nous retrouvons réunis tous les trois hors de chez nous, relax, après une grande année où j’ai été champion du monde et où j’ai gagné Paris-Roubaix. Je suis fier de ma famille. Elle est toujours derrière moi. Il n’y a rien de plus joli que d’avoir un enfant. Maintenant, Giuliana me reconnaît quand elle regarde les courses à la télévision: «C’est papa!»
Champion du monde juniors du contre-la-montre, à Valkenburg (Hollande)
Octobre 1998
«Là, j’ai 17 ans. J’avais bien étudié le parcours et j’ai fait la décision dans la dernière montée, le Cauberg. C’est là que j’ai devancé d’autres futurs bons coureurs pros, comme l’Italien Pozzato. Après, je ne sais plus quoi faire, je suis comme dans un film: monter pour la première fois sur un tel podium, c’est tellement nouveau! Ce titre m’a fait connaître. Il m’a ouvert les portes du cyclisme professionnel. Avant, ma priorité était de terminer mon apprentissage de monteur électricien.»
Vainqueur du prologue du Tour de France, à Liège (Belgique)
Juillet 2004
«C’est très émotionnel. Je viens de réaliser un exploit dont je ne me croyais pas capable: battre Lance Armstrong dans un contre-lamontre, pour ma première participation au Tour. J’ai gagné de deux secondes. Après, on a dit que je pourrais courir un jour pour le classement général. Mais non, cela reste un rêve. C’est une grande chose que de porter le maillot jaune. Avant, j’étais connu dans le milieu. Après, le public a commencé à savoir mon nom. Le Tour, je le regardais quand j’étais petit. Mon idole était Miguel Indurain.»
Champion olympique et médaillé de bronze aux Jeux, à Pékin
Août 2008
«Ah, Pékin, mon plus grand succès! Je n’ai qu’un seul mot, magnifique. J’avais déjà été champion du monde, mais devenir champion olympique, c’est entrer dans une autre dimension. La plus grande récompense dont un sportif puisse rêver. Et quelque chose que je peux partager: c’est bon pour la Suisse, bon pour le cyclisme, tout le monde peut en profiter. Cela dit, je reste le même Fabian, avec les mêmes amis. Tout à coup, tout le monde t’aime. Mais je sais bien, moi, qui est proche de moi juste par intérêt.»
Champion du monde du contre-la montre, à Stuttgart
Septembre 2007
«Je viens de réussir à défendre mon titre. Gagner, c’est bien; mais gagner de nouveau, c’est plus difficile. Je viens de réussir une grande démonstration de force. Le directeur de course m’a annoncé environ 300 mètres avant la ligne d’arrivée que c’était bon. Je serre le poing et je savoure. Souvent, on doit se battre jusqu’au dernier mètre. A Stuttgart, je me souviens d’une course dure, avec un parcours éprouvant.»