Elle n’a rien perdu de sa vitalité, notre ex-Miss Suisse Whitney Toyloy, toujours sur la brèche. La jolie Yverdonnoise s’est simplement faite plus rare dans les médias, le temps de faire oublier quelques erreurs de jeunesse notamment. Plus courtisée que jamais, bien qu’elle s’en défende, la pétillante métisse se concentre désormais sur ses examens de baccalauréat, portée par le climat amical de sa nouvelle classe, en rêvant d’horizons lointains.
Comment ça se passe au gymnase?
L’école, ça se passe super bien. Je suis presque trop à fond dedans! Le problème avec moi, c’est que j’aime bien faire les choses à fond. Il y a donc des semaines où je travaille un petit peu trop, mais j’ai un bon bulletin.
Etes-vous anxieuse à l’idée de vous planter au bac?
Beaucoup, oui, mais bon… Il faut dire que j’ai plein de projets pour l’année prochaine!
Vous avez déjà balisé votre avenir?
Oui. Le truc, c’est que je n’ai pas du tout envisagé que je pourrais éventuellement rater mes examens! Du coup, je flippe un peu, mais je ne prends rien à la légère.
En réintégrant le milieu scolaire après votre année de miss, vous n’étiez pas trop déphasée?
Oui et non. Oui, parce que, pendant un an, j’étais dans un tout autre rythme, mais non, parce que les horaires fixes, le fait de savoir ce que je vais faire dans deux semaines, ce côté sans inconnue, ça me fait du bien! Je crois avoir trouvé un bon équilibre entre mon boulot d’ex-Miss Suisse, que j’adore, le volley que j’ai repris et le gymnase. Quand tu n’as que ce dernier, c’est un peu déprimant.
Durant votre année de Miss Suisse, certains contrats ont-ils été plus difficiles à honorer que d’autres?
Oui, il m’est arrivé de bouillonner de l’intérieur. Rarement, mais quand même. Moi, je ne suis pas capable de mettre un masque de bonne humeur et de passer sur tout. Et le cachet ne change rien à l’affaire. On ne me fait pas danser à la demande! Pour autant, j’adore les shootings de mode, mais ce qui est artificiel ou trop mis en scène, j’ai de la peine.
Avez-vous parfois eu le sentiment d’être la caution métisse de la Suisse?
Non. Je dirai plutôt la fierté de certains, des très nombreux étrangers de Suisse notamment, qui m’ont très vite adoptée. Linda Fäh est aujourd’hui le reflet d’une autre Suisse, plus traditionnelle, mais que j’aime aussi. Il faut de tout!
Vous est-il arrivé de ne pas vous sentir à votre place?
Le problème est que parfois, sous prétexte d’être Miss Suisse, on se retrouve interrogée sur n’importe quoi. Comme si j’avais un avis sur tout! Il y a aussi cette prétendue proximité avec Miss Suisse, qui autorise des questions plus que limites. On m’a demandé un jour comment s’était passée ma première fois: je n’ai pas répondu. J’ai rétorqué à la journaliste: «Et vous, c’était comment?»
Comment vit-on le fait d’être soudain moins sollicitée par les médias?
C’est assez perturbant, parce qu’on se demande si on n’a plus la cote. D’un autre côté, on apprécie aussi cette tranquillité. On ne me chamaille plus pour de tous petits trucs. Cela a ses bons et ses mauvais côtés.
Qu’est-ce que vous faites de votre argent?
Pas grand-chose. Je me fais plaisir, je vais au spa ou chez l’esthéticienne. Comme j’ai prévu de partir cinq mois en Australie, j’essaie d’être un peu fourmi, mais c’est contre ma nature…
Vous seriez plutôt une acheteuse compulsive?
Ah, mais complètement. La plus grosse folie que je me suis offerte, c’est une paire de chaussures griffées Christian Louboutin, à 1400 francs. Je suis prête à payer cher un sac ou des chaussures, parce que ça dure, en revanche mettre 500 francs pour un chemisier Gucci, ça, je ne peux pas!
Vous sentez-vous privilégiée par rapport à vos copines de classe?
Oui, parce que j’ai déjà une situation et de l’argent. Cela dit, dans la vie de tous les jours, je ne crois pas que mes copines remarquent quoi que ce soit. Je vais dans les mêmes magasins qu’elles!
Les mecs vous tournent-ils plus volontiers autour aujourd’hui?
Non. L’été, j’ai ressenti une vague d’hormones masculines! Je ne sais pas si je l’attirais, mais bon… C’est plus calme, maintenant.
Où en est l’affaire Hirschmann?
Je ne m’exprime pas là-dessus. La presse a fait beaucoup de bruit pour rien. Moi, je sais où Carl en est avec moi. Le reste ne regarde personne. Que faites-vous de vos weekends? J’aime bien sortir, mais un soir seulement, aller au ciné ou au resto. Le samedi, durant la journée, je fais mes devoirs, je bosse, ou je vais au fitness. Le dimanche, c’est le jour du training, comme je l’appelle. Je dors, je traîne. C’est programme minimum. C’est aussi le jour de la famille. On fait des jeux de société. On joue au Uno et, à ce jeu-là, on est de vrais malades chez les Toyloy!
Est-il exact que vous comptez bientôt partir en Californie?
Cet été, oui. Trois semaines à l’aventure: Los Angeles, Las Vegas, le parc Yosemite. Ce sera mon rêve américain à moi. Ensuite, on pourrait vous retrouver en Australie? Oui, d’octobre à février-mars l’an prochain, histoire de faire mon Advance en anglais. J’ai toujours rêvé d’aller là-bas. J’ai déjà trouvé ma famille d’accueil. Il me reste à obtenir un visa de six mois.
Et après les antipodes?
Entre février 2011 et le début de mes études supérieures, je n’ai pas envie de me retrouver à ne rien faire. En plus, mes parents ne supporteraient pas que je glande cinq mois à la maison! Je serai toujours ravie de travailler en tant qu’ex-Miss Suisse, mais mon vrai but, c’est de dénicher un stage dans la communication, idéalement dans une agence de pub. Au-delà, j’espère pouvoir entrer en septembre 2011 soit à Polycom, soit à l’école hôtelière.