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De l’aveu même du créateur du jeu, il ne faut pas accorder trop d’importance au scénario de Bayonetta. Et c’est tant mieux, parce qu’on aurait vraiment eu beaucoup de peine à essayer de vous l’expliquer! Passons donc immédiatement à ce qui a visiblement mobilisé l’essentiel des efforts du développement, c’est-à-dire l’héroïne.
Silhouette de rêve, cheveux attachés, jambes interminables moulées dans une combinaison de cuir, air sévère, talons aussi vertigineux que mortels et lunettes d’intello: voilà une sorcière qui semble tout droit sortie du rayon «secrétaire coquine» d’un cerveau masculin de base.
Attention tout de même, Bayonetta est aussi dangereuse que belle. Elle tue beaucoup, en n’oubliant jamais de soigner une chorégraphie qui emprunte plus au registre des scènes de strip-tease qu’aux combats de Tigre et dragon. Un jeu bourré de qualités, à l’esthétique connotée mais impeccable, dont l’environnement érotico-violent lui vaut toutefois d’être interdit aux moins de 18 ans. Romain Pittet
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