1CONFORT DE LECTURE
C’est un écran qui ressemble à s’y méprendre à une page en papier avec de beaux caractères d’imprimerie bien lisses. Et c’est un écran qui a besoin, comme un livre, de la lumière d’une lampe ou du Soleil pour être lisible. C’est cela, la force d’une liseuse par rapport à un écran d’ordinateur ou à l’iPad. La tablette d’Apple reste en revanche indispensable pour lire et apprécier les photographies couleur d’un magazine comme L’illustré. Mais elle n’est pas appropriée aux longues heures d’attention que demande un bon vieux bouquin.
Résumons l’alternative par une formule simple: lecture longue et sans images = liseuse; lecture courte avec images = iPad.
2 AUTONOMIE
Le fait que les liseuses électroniques n’aient pas de rétroéclairage implique qu’elles consomment très peu d’énergie. Du coup, il est tout à fait possible d’en emporter une durant deux semaines en vacances et de bouquiner deux heures par jour sans la recharger une seule fois. La tablette, elle, a soif d’électricité après six petites heures seulement.
3 CAPACITÉ DE STOCKAGE
Avec 2 à 3 Go, l’e-reader est capable de vous stocker des centaines d’e-books. C’est amplement suffisant pour garantir à ce petit objet un statut quasi magique de bibliothèque ambulante. Et, pour ceux qui veulent absolument transporter des milliers de bouquins dans leur sacoche, il y a moyen d’augmenter la capacité de stockage avec des cartes mémoire.
4 MANIABILITÉ
D’un poids plume moyen de 200 g, la liseuse est aussi légère qu’un livre de poche. Le PRS-650 de Sony, tactile, autorise même de tourner les pages en simulant le geste. Enfin, des modèles récents d’Amazon et de la Fnac se connectent à leur librairie de n’importe où, grâce au wifi ou à la 3 G. Or, si l’iPad jouit d’un super écran de 10 pouces, il affiche du coup 680 g sur la balance: un peu lourd à la longue…
5 PRIX
On trouve désormais des liseuses de qualité aux alentours de 200 francs, alors que le premier modèle d’iPad est à 649 francs.
6 BIBLIOTHÈQUE
Le seul défaut des liseuses électroniques, c’est qu’elles ne permettaient de télécharger (gratuitement) que des livres dont les droits d’auteur étaient tombés dans le domaine public, c’est-à-dire que des livres dont l’auteur était mort il y a au moins septante ans. Les éditeurs francophones, contrairement à leurs confrères américains, étaient en effet tétanisés face à cette nouvelle manière de diffuser la culture livresque.
Heureusement, ces barrières commencent à tomber. Des librairies francophones en ligne s’ouvrent les unes après les autres. On peut espérer que toutes les nouveautés littéraires ou presque seront bientôt accessibles via une connexion internet, mais à des prix qui seront hélas encore très proches de leur version papier.
www.e-readers.ch (émanation de l’Office du livre, avec plus de 60 000 livres numériques en français, anglais et allemand); www.fnac.com (80 000 livres); www.epagine.fr (54 451 livres); www.numilog.com (51 899 livres); www.gallica.bnf.fr (plus d’un million de livres, libres de droit, de la Bibliothèque nationale de France).
MAIS QUELLE LISEUSE CHOISIR?
Alors que l’iPad écrase les rares autres tablettes, le marché des liseuses est au contraire très concurrentiel.
On peut choisir son modèle de livre électronique avec décontraction. Car entre une liseuse Sony, Oyo, Samsung ou encore FnacBook (pour ne citer que quatre marques parmi d’autres), les performances vraiment utiles (lisibilité et autonomie) sont très proches. La seule machine à éviter pour un lecteur francophone, c’est le Kindle, trop lié au site anglophone Amazon.