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«Je n’ai pas de goûts de luxe»
 Chez Igor Ustinov, les sculptures tiennent une place prépondérante. Yann Andrés/Strates
Quand il veut travailler en toute tranquillité, le sculpteur Igor Ustinov se retire dans sa maison-atelier. Un lieu truffé de souvenirs, d’oeuvres… et de meubles Interio.
Par Mélanie Blanc - Mis en ligne le 03.02.2010
«Je ne me suis pas compliqué la vie. Il y a la moitié du magasin Interio ici! Les livreurs ont tout monté en une demi-journée»
Igor Ustinov est domicilié à Lausanne. C’est là qu’il vit en
famille. Quand il crée, c’est ailleurs que tout se passe, à une
vingtaine de minutes en voiture de la capitale vaudoise, à la campagne.
Dans cette maison qu’il appelle sa «bulle», il s’isole pour mieux
laisser aller ses pensées. Ce n’est pas là qu’il sculpte, mais à Paris.
En revanche, c’est là que naissent ses idées. L’écrin? Une maison aux
énormes baies vitrées qu’il a achetée il y a cinq ans. «Je cherchais un
endroit avec de grandes fenêtres pour y entreposer une partie de ma
collection et y travailler.» La plupart de l’espace est occupé par ses
sculptures, mais la maison a été complètement aménagée pour pouvoir y
vivre.
Question décoration, Igor Ustinov a voulu des meubles sobres et
très peu de couleurs afin de laisser le maximum de place à ses rêves.
«Je ne me suis pas compliqué la vie, lance l’artiste. Il y a la moitié
du magasin Interio ici! Des livreurs sont venus et, en une demijournée,
ils ont tout monté.» Chez ce sculpteur, aucun goût de luxe ni d’envie
de paraître, mais une attirance pour ce qui est beau, élégant et bien
pensé. Et une foule de souvenirs. Des objets offerts par des personnes
croisées sur sa route, des coups de cœur, des héritages. Si l’espace
est encore bien plein, Igor Ustinov avoue pourtant avoir déjà beaucoup
jeté. «Il faut se garder ouvert pour demain. On ne peut pas être vivant
si l’on s’entoure des cadavres du passé.» Durant la visite, on tombe
sur un morceau de lave de l’île de Pâques, une pierre de Carnac ramenée
par un derviche tourneur, une peluche en forme de diable, une feuille
griffonnée par son père, l’acteur anglais Peter Ustinov, sur laquelle
figurent des noms de filles et de garçons. Ceux qu’il aurait pu porter.
Une maison aux mille histoires.
Le dernier projet d’Igor
Ustinov: un site internet, www.registerlove.com Un lien pour sceller
les amours. On s’inscrit sur ce site et on déclare sa flamme à un
amoureux, un ami ou un membre de sa famille. Pour lui, «une façon
moderne de s’unir». LE SALONLe jeu d’échecs sur la table du salon lui a été offert. «En plus de
jouer, on boit quand on perd une pièce.» La petite maison à côté est la
réplique d’un musée dans lequel Ustinov a exposé au Portugal. LE PREMIER BUREAULa bibliothèque, très sobre, accueille une foule d’objets. Des livres
comme des souvenirs. Sur la table, de la paperasse à trier. LE SECOND BUREAUAttaché à la Russie, le sculpteur ramène des matriochkas chaque fois
qu’il s’y rend. «Là, ce sont les dictateurs: Hitler, Lénine,
Gorbatchev…»
LA CHAMBRE À COUCHERBordeaux et noir sont les seules teintes dans cette pièce. Cela permet
aux différentes oeuvres de prendre toute leur ampleur. Sur l’armoire
trône un morceau d’un livre de l’écrivain russe Maxime Gorky. «Je le
possède depuis que je suis enfant.» Devant, un bouddha souriant ramené
de Thaïlande.
Tags: décoration, intérieur, maison, Igor Ustinov, sculpteur, Interio,
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