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«Je n’aime pas trop le moderne»
Quarante-cinq ans passés en montagne, ça laisse des traces. De retour à Martigny, Roland Pierroz a gardé une passion pour le bois et les matériaux anciens.

Par Mélanie Blanc - Mis en ligne le 03.03.2010

 

L’épisode Rosalp s’est terminé il y a trois ans. Aujourd’hui, Roland Pierroz est directeur du Bocuse d’Or Europe 2010, un concours de cuisine réputé. Il a alors quitté Verbier pour revenir en plaine, dans la ville de ses racines, Martigny. C’est dans un immeuble très moderne, imaginé par les bureaux de Christian Constantin, qu’il a élu domicile avec sa femme. Il s’est offert tout l’étage supérieur, soit environ 230 m2.

Question intérieur, le style n’a rien à voir avec l’esprit contemporain du bâtiment. «J’ai vécu quarante-cinq ans en montagne. J’aime le bois. Je n’aime pas trop le moderne.» Au moment d’emménager, le cuisinier a porté autant d’attention à choisir ses meubles qu’à sélectionner ses légumes. Il privilégie le goût de l’authentique, l’amour du travail bien fait. C’est donc chez les artisans qu’il déniche les matériaux qui animent les lieux. Un ébéniste alsacien s’est occupé de toutes les boiseries en chêne massif. La cheminée date du XVIIe siècle et vient de chez un artisan de Rolle. Tout comme les pierres sous le plan de travail. Certains murs ont été plâtrés à l’ancienne. Quant au sol de l’appartement, il est fait en marbre ancien. «J’en ai ras-le-bol des moquettes!»

Du Rosalp, il a récupéré de nombreux meubles. Ainsi que des tableaux. «J’adore l’art. Je fonctionne au coup de cœur. Je m’arrête comme un chien de chasse devant une œuvre et c’est celle-là qu’il me faut.» Ses trophées: des Walter Mafli, Pascal Besson ou encore Mizette Putallaz.

C’est dans ce cadre qu’il reçoit ses amis. Surtout dans le carnotzet aménagé au sous-sol, mais aussi autour de la piscine pour l’apéro. Les convives ayant ainsi tout loisir d’admirer le chef aux fourneaux. Dommage pour les fins gourmets, cette adresse n’est pas ouverte au plublic.

LE TOUR DU PROPRIÉTAIRE


 

1 LE SALON

Au mur, deux toiles de Walter Mafli. Sur le bahut, une sculpture qu’il a reçue pour ses 50 ans: les mains moulées de sa femme et de sa fille. Au sol, un ancien cheval de carrousel. «Le cheval, c’est une de mes passions. J’avais d’ailleurs ouvert le premier manège de Verbier.»


 

2 LA CUISINE


En pro des fourneaux, Roland Pierroz s’est fait plaisir. Il y a mis tous les appareils qu’un grand chef peut rêver. Sans oublier une quantité de place pour dresser. «J’adore faire à bouffer pour les copains.»


 

3 LES ESCALIERS


L’armoire a été trouvée en Alsace. Au moment de la rafraîchir, l’artisan a découvert que la couche du dessus, foncée, cachait des peintures originelles venant du Simmental.


 

4 LE CARNOTZET

C’est ici, au niveau du garage de l’immeuble, que Roland Pierroz reçoit ses amis. Tout au fond, la cave, digne des plus grandes tables.


 

 

 



Tags: Déco, Roland Pierroz, bois


 

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