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LE JOB VERT
JÉRÔME GOSTELI: «UN JOB EN ACCORD AVEC MES CONVICTIONS»
Comment devient-on installateur photovoltaïque? Le parcours du Jurassien bernois JÉRÔME GOSTELI démontre que, faute de filière de formation spécifique en Suisse, de bons diplômes peuvent parfaitement faire l'affaire.

Par Philippe Clot - Mis en ligne le 05.08.2010
Sur le toit de la maison des jardiniers du Jardin botanique de Genève, il n’aura fallu que deux semaines à Jérôme Gosteli, à ses deux collègues de l’entreprise Solstis, à leurs visseuses, leurs perceuses, leur pinces pour installer 150 m2 de panneaux photovoltaïques, une surface qui produit l’électricité de cinq ménages. Il ne manquait plus que l’onduleur (le dispositif transformant le courant continu des panneaux en courant alternatif à 220 volts) pour que le réseau électrique genevois bénéficie de ce petit bonus d’électricité verte.

Quel chemin a suivi Jérôme Gosteli, 28 ans, pour se retrouver, hiver comme été, sur des toits de bâtiments? «C’était il y a deux ans: j’avais décidé de trouver un job en accord avec mes convictions écologiques. L’analyse de mes compétences me conduisait vers le solaire photovoltaïque. Et c’est la maison Solstis qui m’a engagé.»

BOOM DU SOLAIRE


La Suisse ayant raté le virage des énergies renouvelables, aucune filière de formation d’installateur solaire n’existe, contrairement à l’Allemagne et à d’autres pays voisins. Mais le jeune Jurassien bernois possède deux diplômes: une maturité professionnelle d’automaticien et un CFC d’opticien. «J’ai fait cette deuxième formation parce que je voulais un métier avec plus de relationnel. Mais je ne l’ai pratiqué qu’une année, à Fribourg. Ma famille m’a sensibilisé à la nature et à l’écologie. C’est ce qui m’a décidé à changer à nouveau d’orientation et de me présenter spontanément à plusieurs entreprises de photo-voltaïque.»

L’automaticien est engagé juste avant le boom du solaire en Suisse provoqué par l’introduction – pourtant timide – d’incitations (notamment le fameux rachat au prix coûtant) à équiper les toitures de cellules solaires. Mais cette première année photovoltaïque, Jérôme Gosteli la passe au bureau, à la gestion des projets, des permis de construire: «Cela m’a permis de mieux connaître le photo-voltaïque sur le plan théorique. Puis j’ai pu passer sur les chantiers. C’est une chance de pouvoir travailler essentiellement sur des toits, même s’il faut affronter, selon la saison, des températures négatives ou s’approchant des 40 °C. J’apprécie aussi le fait de passer assez vite d’un chantier à un autre. Nous faisons ainsi la connaissance de propriétaires différents, qui partagent en partie ma vision de l’écologie. Et, entre la prise de mesures, la pose des systèmes de fixation, le câblage, la pose des panneaux et enfin le raccordement au réseau, c’est un métier complet.»



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Tags: Job vert, installateur photovoltaïque, solaire Aller en haut de page Haut de page

 

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