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SAGA
LA PILULE QUI A CHANGÉ LE MONDE
En 1960, grâce à ce contraceptif révolutionnaire, les femmes découvrent la possibilité de jouir de leur corps et de planifier leur destin, la chance de s’émanciper. Depuis, partout ou presque, la pilule n’a cessé de susciter le débat.

Par Marie Mathyer - Mis en ligne le 11.05.2010
D’aussi loin que l’humanité s’en souvienne, depuis que les humains ont su fabriquer d’autres petits d’hommes, ils ont tenté de savoir comment s’y prendre pour ne pas en avoir. L’histoire du contrôle des naissances est donc vieille comme le monde. Au temps des pharaons, les Egyptiennes mélangeaient des excréments de crocodile et du miel pour s’en faire des suppositoires vaginaux; les Grecques faisaient pareil avec des onguents de plomb et d’encens mélangés à de l’huile d’olive. Le premier préservatif, asiatique, daterait du XVIe siècle et l’invention du stérilet, un anneau d’argent torsadé, est sorti de l’imagination de l’Allemand Ernst Grafenberg en 1928.

C’est dire que dans les années 50, quand les Américains Gregory Pincus et John Rock mettent au point la première pastille hormonale capable d’empêcher une grossesse non désirée, ils ne fabriquent pas le premier contraceptif de l’histoire, mais le premier contraceptif médicalisé chimique, fiable et utilisable par la femme indépendamment de l’opinion de son partenaire.

Et c’est ainsi que cette pilule est devenue LA pilule, nom commun synonyme de succès interplanétaire. On estime qu’environ 100 millions de femmes la prennent dans le monde. En Suisse, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, en 2007, sur les 3 866 500 femmes que comptait notre pays, 2 857 114 d’entre elles auraient eu recours à ce contraceptif précis. Si, cinquante ans après sa création, la pilule continue de rythmer le cycle des filles d’Eve, c’est qu’elle a eu un impact spectaculaire sur la manière dont les femmes, et donc les hommes, ont construit et planifié leur vie. Le démographe Jean-Marie Le Goff, maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne et auteur d’un article sur le sujet, La diffusion de la pilule en Suisse, revient sur les gigantesques changements provoqués par cette toute petite pastille.

L’autorisation de commercialiser la pilule date de 1960. Dans quel contexte s’est déroulée sa diffusion en Suisse?

La pilule est arrivée en 1961 en Suisse. Soit très peu de temps après sa validation par l’Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments. Cas particulier, en Suisse, il s’est agi d’une diffusion rapide et silencieuse, sans qu’aucune loi ne soit votée par les instances politiques. En France, par contre, les femmes ont dû attendre 1967 et la loi Neuwirth pour avoir légalement le droit de se procurer la pilule.

Comment peut-on expliquer cette spécificité helvétique?

L’explication est multiple. Dans les cantons protestants, les discussions sur la contraception étaient déjà lancées depuis une dizaine d’années au moins.

Depuis les années 20, les anarchistes néomalthusiens avaient lancé une certaine propagande auprès des classes populaires, les enjoignant à contrôler le nombre des naissances pour s’assurer une survie économique nécessaire. Mais ils se heurtaient à la résistance du corps médical. Avec l’arrivée de la pilule, procédé médicalement surveillé, les médecins sont restés garants de cette contraception et ont donc accepté de la prescrire. Les centres de planning familial ont aussi aidé à la populariser. Dernier aspect, la présence de nombreux laboratoires pharmaceutiques sur le territoire a, à mon sens, favorisé sa circulation.

La pilule a été la première à permettre de dissocier la sexualité de la reproductibilité. On assistait enfin à une reconnaissance du plaisir sexuel féminin?

C’était surtout ce que les détracteurs de la pilule avançaient: ils l’accusaient de favoriser des comportements sexuels débridés et contraires à la morale.

Pourtant la pilule n’a pendant un temps été distribuée qu’aux femmes mariées?

C’est vrai. En Suisse, en observant les parcours de vie, on note que même s’il n’était pas interdit d’obtenir la pilule hors mariage, ce sont d’abord les couples qui y avaient recours. Au fil des générations, la pilule a été prise de plus en plus tôt et s’est rapprochée de l’âge du premier rapport, vers 17 ans.

Aux Etats-Unis et en France, la pilule a été vue comme un moyen de contrôler la démographie et, ainsi, de diminuer la paupérisation et les conflits sociaux. La pilule était donc un enjeu politique?

Les Etats-Unis comme la France s’intéressent beaucoup à la famille, à la natalité, beaucoup plus qu’en Suisse. C’est aussi pour cela que les oppositions étaient plus marquées là-bas qu’ici. Ce que l’on constate, c’est que jusqu’à l’arrivée de la pilule le nombre d’enfants désirés par femme était inférieur au nombre d’enfants avérés.

Depuis 1965, le nombre de naissances n’a cessé de diminuer, mais également le nombre d’avortements.

D’un point de vue sociologique, qu’est-ce que la pilule a véritablement changé?

Elle a permis aux femmes de prendre la maîtrise de leur corps, et donc de leur vie, tout en les rendant responsables de leur désir d’enfant. La contraception était jusque-là dépendante du bon vouloir de l’homme. Elle a aussi rendu possible une planification de son existence en retardant l’arrivée du premier bébé dans un couple, en espaçant les grossesses, en stoppant l’enfantement.

Tout cela a favorisé l’entrée sur le marché du travail des femmes, leur émancipation. Elle a aussi favorisé une liberté dans la manière d’envisager l’acte sexuel et un certain confort, la possibilité de ne pas avoir ses règles. Mais elle a aussi changé certaines normes: on a pris l’habitude de définir le cycle menstruel en cycle normé de 28 jours, alors que ce n’était pas forcément aussi rigide auparavant. De même, si, avant la pilule, le standard pour la femme était la fécondité, depuis sa démocratisation, le standard est devenu la non-fécondité.

La pilule a été un symbole très fort de liberté. L’apparition du sida a sonné la fin de l’insouciance?

Certains ont même parlé de parenthèse enchantée… Ce devait être des hommes! Mais même si, avec le sida, l’usage du préservatif, et donc d’une contraception masculine, s’est banalisé, la pilule n’a en rien perdu de sa popularité. Dans les faits, le risque d’une grossesse non désirée a toujours été plus concret que celui de tomber malade.



LA NAISSANCE DE LA PILULE

1916

Margaret Sanger, sixième d’une fratrie de onze enfants, est une militante américaine. Elle ouvre son premier centre de planning familial à Brooklyn; il ne restera ouvert que dix jours.

1919

Minna Tobler-Christinger, médecin féministe engagée dans le mouvement ouvrier, réclame dans le journal Die Vorkämpferin du 1er avril le droit des femmes à l’autodétermination en matière de contrôle des naissances et la décriminalisation de l’avortement.

1930

le pape Pie XI interdit la pilule, ainsi que toutes les méthodes artificielles qui entraveraient la possibilité de procréer.

1936

à Zurich, le couple de médecins anarchistes Fritz et Paulette Brupbacher militent pour le droit à une sexualité libre, à la contraception et à l’avortement. Ils suivent les idées du professeur Auguste Forel, pionnier de l’éducation sexuelle en Suisse.

1951

Margaret Sanger rencontre le biochimiste Gregory Pincus lors d’un dîner. Elle le convainc de se lancer dans la création d’une pilule, premier contraceptif hormonal, avec l’aide de John Rock, spécialiste de l’infertilité.

1954

le premier centre de planning familial suisse est ouvert à Bâle (Lausanne 1963, Genève 1965, Zurich 1966, Fribourg 1974, Porrentruy 1976).

1960

la Food and Drug Administration américaine autorise l’utilisation de la pilule.comme contraception. L’Enovid, de Searle, devient la première pilule du monde. Un demimillion d’Américaines l’utilisent déjà comme «moyen thérapeutique».

1960

l’Allemagne de l’Ouest devient le premier pays européen à autoriser la pilule.

1961

la France connaîtra, en mars, la condamnation de «tout procédé contraceptif ou moyen stérilisant qui a pour but d’entraver la venue au monde des enfants» par l’Assemblée des cardinaux et archevêques.

1961

le 1er juin, le labo pharmaceutique Schering sort l’Anovlar, première pilule d’Europe, immédiatement diffusée en Suisse. Initialement, un cycle d’Anovlar ne comprenait que 20 comprimés, mais en 1964 déjà il est commercialisé en plaquettes-calendrier de 21 comprimés.

1967

le 28 décembre, le général de Gaulle promulgue la loi Neuwirth, qui légalise le comprimé contraceptif oral.

2010

le British Medical Journal publie la plus grande étude: 46 000 femmes suivies sur 40 ans. Les 100 millions de femmes qui utilisent la pilule vivent plus longtemps et ont moins de risques de mourir prématurément de n’importe quels facteurs, y compris de cancer et de maladies cardiaques.




«POUR PRENDRE LA PILULE, J’AI DÛ ALLER EN CACHETTE DANS UNE PHARMACIE»
CHRISTIANE BRUNNER, ancienne conseillère aux Etats, 63 ans.

«En 1961, quand la pilule est arrivée en Suisse, j’avais 14 ans, je fréquentais un collège pour jeunes filles et, en matière de sexualité, je n’étais pas très dégourdie. On n’avait jamais eu de cours d’éducation sexuelle à l’école et, à la maison, pour ce genre de choses, ma mère était nulle. Mais dans les couloirs, j’entendais mes copines parler de cette fameuse pilule, comme un secret qui se transmet entre deux portes. Mes parents ne pouvaient pas concevoir le sexe hors mariage et j’ai attendu mes 17 ans pour qu’une amie me donne le nom d’une pharmacie qui la vendait discrètement sans ordonnance. Je la cachais dans mon sac à main, la prenait partout avec moi. Cette pilule, c’était un soulagement, une libération. On n’était plus tributaire d’une grossesse non désirée ou du bon vouloir d’un mec qui devait avoir un préservatif (rare dans les années 60) ou se retirer. Je l’ai prise toute ma vie, ne l’arrêtant que pour avoir mes enfants.

Beaucoup de bruits circulaient autour de ses effets secondaires. On disait: «Elle fait prendre du poids, gonfler les jambes. Il faut attendre des années après sa prise pour pouvoir tomber enceinte.»

Moi, je n’ai jamais rien connu de tout ça. La pilule, à l’ère des premiers Tampax, c’était la liberté: moins de flux, des règles plus régulières, moins douloureuses. Mais je me rappelle aussi les sueurs froides quand on l’oubliait! Je me souviens également d’un ami roumain venu passer une année en Suisse et qui, au moment de son départ, en 1972, m’a demandé, tout gêné, de lui en procurer pour son amie restée en Roumanie, où la pilule n’existait pas. En multipliant les passages dans une pharmacie de Genève, avec l’aide de copines, nous avons réussi à lui en procurer de quoi tenir une année!

Cet anniversaire, ça m’évoque ma jeunesse, un autre monde, avant le sida, le préservatif, le refus d’absorber de la chimie. Dans l’histoire de la femme, l’invention de la pilule est un moment clé. Mais je rage toujours: à quand la pilule pour hommes dont on parle pourtant depuis des années?




«LA PILULE, UNE MINICONTRAINTE POUR UNE MAXILIBERTÉ»
THÉRÈSE COURVOISIER, chargée de communication, 35 ans.

«Pour moi qui suis de la génération sida, la pilule, c’est comme un automatisme, le symbole du passage à l’âge adulte. A 18-20 ans, j’ai déménagé de chez mes parents, pris mon appart et… la pilule. Ce n’était pas un moyen pour être dévergondée, mais presque une hygiène de vie, une évidence, l’envie «de faire les choses bien»: on ne vit plus à l’époque des diligences, la pilule existe, donc je la prends. Sans juger autrui, je dirai qu’on n’a pas le droit de jouer à la roulette russe. Un enfant, c’est du sérieux.

La pilule, c’est une minicontrainte pour une maxiliberté. Elle règle ton corps, te permet d’avoir un contrôle sur ta vie. Je décide quand et avec qui j’aurai un enfant, ce n’est plus la nature qui me l’impose. Grâce à elle, j’ai pu avoir une carrière avant d’attendre l’enfant que je porte. D’ailleurs, mon mari, prêt à être père, plaisantait en me menaçant de remplacer les pastilles de ma plaquette par de l’Assugrin. Je la considère comme une alliée et non comme un médicament. Au niveau de son coût, c’est sûr, c’est un budget! Comme elle n’est pas remboursée, j’allais la chercher en France: en Suisse, j’en avais pour 12 francs par mois, là-bas, c’était 7 euros pour trois mois. Je me marrais en disant: «Je vais chercher ma came.» Jeune adulte, l’angoisse c’était de l’oublier, mais vers 33 ans j’avais plutôt peur qu’elle ne rende difficile le fait de tomber enceinte. On entend tellement de rumeurs autour de sa composition et de ses effets secondaires. Il ne faut pas oublier que c’est quelque chose de chimique. C’est d’ailleurs pour cela que je trouve très bien qu’elle continue à devoir être prescrite sous contrôle médical. Moi, j’ai eu de la chance. Je n’ai jamais eu ni effets secondaires ni problème pour être enceinte. Une fois que j’aurai accouché, je la reprendrai. Il me semble qu’elle n’a que des avantages!




«LES MECS PARLENT PRÉSERVATIFS, LES FILLES PILULE»
LEILA BOUBAKER, gymnasienne, 16 ans.

J’ai commencé à prendre la pilule quand j’avais 14 ans, parce que j’avais de très grosses douleurs à chaque fois que j’avais mes règles. C’est ma mère, qui est médecin, qui m’a dit que la pilule pouvait diminuer ces douleurs et soigner un peu mes boutons. A l’époque, pour moi, la pilule, c’était juste un moyen de ne pas tomber enceinte et, de ce côté-là, pour le sexe, c’est sûr, je n’en avais pas besoin! Je l’ai prise comme on prend un médicament.

Pourtant, c’est vrai, je pense que c’est quand même une étape, comme un passage, un truc d’adulte, de grande. La prendre, ça faisait un peu bizarre. Je l’avalais tous les matins, comme un petit rituel avant de me brosser les dents. Malheureusement, je ne l’ai pas très bien supportée. Elle m’a rendue malade. J’étais tout le temps fatiguée, j’avais des maux de tête. A tel point qu’au bout d’une année, je l’ai arrêtée. Aujourd’hui, je fais sans, mais je vais peut-être en reprendre une autre, moins dosée. Prendre la pilule, ce n’est pas un secret. L’acheter ne me mettait pas mal à l’aise. En classe, avec mes copines, on en parle souvent: on compare celles que l’on prend, on échange des trucs sur celles qui sont bien pour tel ou tel problème. Bon, c’est sûr, on en parle surtout entre filles. Je pense que les mecs parlent préservatifs, les filles pilule. Dans notre génération, la pilule c’est une sécurité en plus du préservatif. On est même assez critiques envers celles qui ne la prennent pas. Du moment qu’on a la chance que ça existe, si on n’a pas trop d’effets secondaires, je ne vois pas pourquoi on s’en priverait. En couple, la pilule, c’est le signe qu’on pense que ça va durer. Dans la vie, ses avantages, c’est qu’elle nous règle vraiment. Du coup, on sait exactement où l’on en est dans le mois, pourquoi l’on est de mauvais poil aussi! Mais je ne la prendrais pas pour le confort, du style en continu. Ça me ferait bizarre de stopper complètement mes règles. Trifouiller trop ses hormones, ça me paraît suspect.»


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Tags: pilule, moyen contraceptif, 50 ans, femmes Aller en haut de page Haut de page

 

En quoi la pilule a bouleversé votre vie? Echangez vos expériences, vos souvenirs. Cet espace d'expression est pour vous!

Lucie de La Harpe, le 09.06.2010 à 12:27

Bonjour! C'est article est très intéressant et je suis tout à fait d'accord avec le fait que la pillule a aidé la femme à s'affirmer dans sa personnalité. Je ne prends tout de fois pas la pillule. J'y ai refusé, je me suis informée autour de moi. (A par les gynécologues et les médecins la préscrisent à tour de bras.) Je crois que la société doit aussi faire face aux dégâts de la pillule. En effet, des recherches ont montré une baisse du libido, mais aussi des impactes écologiques; les hormones ne sont pas dégradés dans la nature. On les trouvent partout. Ils influencent le comportement des poissons dans les rivières proche des villes entre autre. Les groupes pharmaceutiques en tirent du profil et ne veulent pas se tourner vers d'autres méthodes. J'ai longtemps cherché une solution fiable. Je suis maintenant épanouie avec la méthode naturelle sympto-thermique, que je suis depuis deux ans avec une conseillère, méthode aussi fiable que la pillue si on l'utilise correctement. Gratuit, simple et naturelle, comme la vie. Je conseille vivement à toutes les femmes de s'informer pour vivre une fertilité et une sexualité épanouie.

Agathe Rochat., le 16.05.2010 à 23:52

La Pilule? super,celle qui nous a laissés vivre sans soucis!Pour moi, c était en 1966,on avait encore la méfiance,des méfaits qu ils pouvaient arrivés.Mais aucun problèmes,on a pu choisir,l arrivée des enfants.Il ny avait pas de sida.J ai le même âge que Christiane Brunner,donc,les expériences se rejoignent.C est une copine,qui m avait conduit chez un gynéco,a Lausanne,parceque ou j étais,je nosais pas demander a mon docteur.

Luisa, le 12.05.2010 à 17:00

J'ai eu une chance extraordinaire, ma mère ayant eu en 1940 un enfant elle s'est trouvée fille-mère à 26 ans. Je ne vous raconterai pas ce qu'elle a subi à l'époque car vous seriez abasourdi par le manque de compréhension, les insultes etc. Etant donné son passé maman ayant entendu parler de la pilule m'a emmenée chez notre généraliste j'avais à peine 16 ans pour lui demander de me donner ce médicament. Notre médecin de famille en est resté baba mais j'ai commencé la pilule. Le faites que ma mère me fasse confiance je n'en ai pas profiter pour autant et mon premier rapport sexuel s'est fait à 19 ans. Je ne regrette pas ce choix et je remercie mes parents d'avoir été moderne la date c'était en 1964 j'ai 62 ans maintenant et pour ma fille j'ai fait pareille. Par contre j'estime qu'il faut une grande communication avec les enfants sur le sujet pilules, sexualité, sans tabou. Vos enfant seront reconnaissants de la confiance que vous leur témoignez. Avoir aussi un gynécologue qui comme celle de ma fille a eu une conversation de 1 heure de temps avec elle pour lui expliquer le fonctionnement du corps de la femme. Ma fille a 40 ans maintenant elle met le patch et s'en porte très bien. Choisir la meilleure contraception, moi j'ai changé la pilule contre le depo-provera et je me suis sentie super bien avec.

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