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Noël noir
Usant d’une technologie cinématographique d’avant-garde, Robert
Zemeckis tente de dépoussiérer en 3D un conte de Charles Dickens.En
1843, l’auteur d’Oliver Twist a 31 ans lorsque est publié Un chant de
Noël, l’histoire d’Ebenezer Scrooge, le vieil avaricieux qui n’aime
rien tant que son argent et qui voit d’une mauvaise humeur particulière
arriver les réjouissances de Noël. Il faudra l’intervention de trois
fantômes, soit l’esprit des Noëls passés (qui réveille ses souvenirs
d’enfant), celui des Noëls présents (pour la fraternité et l’abondance)
et celui des Noëls à venir (le spectre lui promet une fin
particulièrement éprouvante), pour rendre à l’acariâtre un peu
d’humanité. Dès 1901, le cinéma s’est emparé de ce conte qui
autorise (et même nécessite) les trucages les plus innovants. Robert
Zemeckis, réalisateur notamment de Retour vers le futur, de Forrest
Gump, du Pôle Express, ne pouvait manquer de s’y intéresser. En 3D et
selon le procédé ImageMovers Digital – un comédien joue le rôle
entièrement redessiné ensuite à l’ordinateur – sa version est
singulièrement sombre. Et l’on peut craindre qu’elle effraie un peu
beaucoup le public qu’elle devrait enchanter. La bande-annonce:
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