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LE TEST AUTO
Le politicien et l'humoriste ont testé pour vous la Nissan 370 Z Coupé
Un politicien sportif et offensif et une humoriste musicienne branchée. Dans les mains d’Oskar Freysinger et de Sandrine Viglino, le coupé racé et rageur du constructeur nippon a dévoilé toutes les facettes de sa personnalité. Avec 331 chevaux dans le ventre, la belle japonaise a fait sensation. Show devant!

Par Christian Rappaz - Mis en ligne le 12.05.2010

 

Oskar Freysinger a été bluffé par la vivacité de la dernière-née de la lignée Z de Nissan. Une fois n’est pas coutume, c’est avec sa voiture que le conseiller national valaisan s’est fait remarquer

Avec un détour par la fourrière de Vevey en préambule, les choses étaient plutôt mal emmanchées. Non pas que le bouillant trublion de la politique suisse soit un anarchiste du parcage ou un de ces fils à papa estimant pouvoir se garer n’importe où au nom de sa grosse pompe, au contraire même. Non, il a suffi d’une inattention, d’un panneau d’interdiction quasiment invisible dans la nuit et hop! Coup de sang au petit matin avec, en prime si l’on peut dire un peu cyniquement, un trou de 290 francs dans le porte-monnaie. Douloureux réveil. Heureusement, l’homme en a vu d’autres et sa mésaventure n’a gâché ni son plaisir ni son enthousiasme. Sans compter que la transition entre son habituel break Subaru Legacy et le bolide de Nissan s’annonçait fulgurante. Notre testeur devait encore se plier à une contrainte supplémentaire: passer d’une boîte manuelle à cinq rapports à une automatique séquentielle à sept rapports, commandés par levier ou par palettes au volant.


«Je m’y suis cru, de A jusqu’à Z!»


Et alors? Alors rien. Une prise en main tout en douceur. «Une fois le siège parfaitement ergonomique réglé et la fermeté des amortisseurs digérée, l’adaptation s’opère naturellement. L’équipement intérieur est très complet et d’une utilisation enfantine», rapporte Oskar Freysinger, sous le charme du design et de la puissance de la bête. «Si l’avant en jette particulièrement, la ligne générale est à la fois élégante et féroce. La classe! Côté moteur, c’est juste impressionnant: à l’accélération, j’avais l’impression que les autres faisaient du surplace. Franchement, je m’y suis cru de A jusqu’à Z!»

Le Saviésan se montre en revanche moins dithyrambique sur la visibilité latérale arrière, «gênante», et le ronflement «sympa mais bruyant» du moteur. Pour le reste, rien à redire. «La voiture est très aboutie et possède un sacré tempérament. Si vous voulez passez inaperçu, c’est raté.» Tapie dans l’ombre de sport-ives au blason certes plus presti-gieux, il est vrai que cette 370 Z a de beaux arguments à faire valoir.

J’ai aimé: «Le design raffiné, la puissance du moteur et des freins, la tenue de route, le riche équipement intérieur et sa facilité d’utilisation.»

Je n’ai pas aimé: «Le manque de vision latérale arrière à droite, gênante pour le conducteur; le moteur un peu bruyant.»

Verdict: «Rapport qualitéperformances- prix, je l’achèterais tout de suite si mon compte en banque me le permettait. Elle donne du plaisir sans coller une image de frimeur.»





 

Sandrine Viglino a goûté sans modération au plaisir de la belle mécanique nippone. L’artiste valaisanne a été conquise par son compromis sport-confort.

La première impression fut la bonne. Au-delà du «waouh» spontané que lui inspira la découverte de «sa» 370 Z, cette dernière passa avec succès les deux tests préliminaires imposés par la musicienne de Martigny: entrer son clavier électronique pour aller «touiller La soupe», le dimanche sur la RSR, et satisfaire ses oreilles de mélomane. Bingo! Le coffre est suffisamment spacieux pour y loger l’instrument, alors que l’installation audio griffée Bose (sur option, dans la version Pack) se révèle à la hauteur de la réputation de la marque. A l’heure de confier ses impressions, Sandrine Viglino ne cantonne pas ses éloges aux seuls éléments «outsourcés» par le constructeur. «Ce n’est pas de la frime, elle tient toutes ses promesses», assène-t-elle d’entrée, avant de se lancer dans une énumération de talents qu’on pourrait résumer sous ce titre générique: l’essayer, c’est l’adopter!


«Elle tient toutes ses promesses…»


Pas de round d’observation. «Elle est tellement facile qu’elle devient ta voiture dès que tu l’enfourches. L’effet de la souplesse et de la puissance parfaitement maîtrisée du moteur. Surtout, elle répond à ce qu’on attend d’une voiture aujourd’hui: tout fonctionne du premier coup et se manipule sans nécessairement avoir fait Sciencespo. Bluetooth, GPS, radio, démarreur électronique et ordinateur de bord. A condition que le soleil ne rende pas impossible la lecture des données. Chapitre déception, la Valaisanne fustige l’absence d’un radar de recul, lacune d’autant plus surprenante que la vision arrière se limite à la portion congrue. «Le peu de vision latérale arrière est même limite dangereux», sanctionne-t-elle, avant de louer le compromis sportconfort de la belle. «Rien à voir avec certains tape-c… que j’ai eu l’occasion d’essayer.» Dernier regret pour la route: «Dommage que je n’habite pas en Allemagne, histoire de tirer la quintessence de la puissance du moteur, dont le régime de croisière doit se situer autour de 160 km/h.»

J’ai aimé: «L’installation stéréo, le design d’enfer, avec ce capot avant tout en rondeurs; la couleur qui lui va à ravir; sa personnalité plutôt classe pour une sportive.»

Je n’ai pas aimé: «La vision latérale arrière, son gros point noir; le compteur de vitesse, un peu excentré; l’affichage numérique de l’ordinateur de bord, illisible lorsque le soleil tape dessus.»

Verdict: «Si j’en avais les moyens, je me l’offrirais tout de suite comme deuxième voiture. Pour son charme discret, sa classe naturelle, son prix et le plaisir de conduire, malgré tout, une vraie sportive.»


Nissan 370 Z Coupé
Marque : Nissan
Modèle : Nissan 370 Z Coupé
Prix : modèle de base: 54 700 fr.

Moteur: propulsion, V6 de 3,7 l, essence, 331 ch. Boîte à vitesses à 6 rapports ou boîte automatique séquentielle à 7 rapports, également commandés par palette.

Performances: 5,3 s de 0 à 100, 250 km/h en pointe.

Consommation: sur la base de notre essai portant sur environ 1500 km: 11,3 l aux 100; CO2: 249 g/km.

Mesures: 2 portes; 4 m 25 de long, 1 m 85 de large et 1 m 32 de haut. Coffre: 235 l.

Prix: modèle de base: 54 700 fr. pour la version boîte manuelle et à partir de 57 900 fr. pour la version boîte automatique à 7 rapports. Modèle testé: version Pack, comprenant notamment une installation audio Bose, dès 57 900 fr.

Garantie: trois ans ou 100 000 km, eurodépannage inclus. Possibilité d’extension à cinq ans ou 150 000 km.

Images :
 



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Tags: Test auto, Oskar Freysinger, Sandrine Viglino, Nissan 370 Z Coupé Aller en haut de page Haut de page

 

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