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© Blaise Kormann

Juan, 14 ans, mineur en Bolivie

Publié mardi 10 juillet 2018 à 09:28
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Publié mardi 10 juillet 2018 à 09:28 
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Chaque jour, un photographe sélectionne et raconte les coulisses d’une image qui l’a marqué.
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Découvrez toutes les images marquantes, insolites, inattendues, dures, drôles, touchantes, commentées par des photographes professionnels. ---->


Blaise Kormann
À Potosi, en Bolivie, le 27 novembre 2017. Juan José, 14 ans, est mineur depuis l'âge de 8 ans.
Didier Martenet
PortraitPortrait de Blaise Kormann

L’ANALYSE DE BLAISE KORMANN

Photographe à L’illustré depuis 18 ans

«Il y a très peu d'air, des éboulements partout et on ne voit pas grand chose»

L’organisation Voix Libres, de Marianne Sébastien, vient en aide aux enfants qui travaillent dans l'enfer de la mine de Potosi, à 4200m d’altitude, surnommée la mangeuse d'hommes. Nous suivons, avec le journaliste Christian Rappaz, Juan José, 14 ans, qui travaille depuis l'âge de 8 ans dans les galeries creusées dans la montagne. Les boyaux sont minuscules, nous avançons presque à quatre pattes, à la seule lumière de nos lampes torches. Il y a très peu d'air, des éboulements partout et on ne voit pas grand chose. Diego, traducteur de Voix Libres, ajoute la lumière de sa lampe frontale à celle que je braque sur le visage de l'enfant pour le photographier. Techniquement et physiquement, c'est pénible.


Julie de Tribolet
Mardi 31 mai 2016, 12h17: Série de présentation des athlètes en partance pour les JO de Rio. Ici, le quatuor romand de cyclistes de poursuite par équipe.
Julie de Tribolet
 

L’ANALYSE DE JULIE DE TRIBOLET

Photographe à L’illustré

«Au début, les athlètes sont perplexes»

A Granges, au vélodrome national, officiellement Tissot Vélodrome, le journaliste Marc David a réquisitionné un couloir pour représenter le quatuor de cyclistes de poursuite par équipe qui représentera la Suisse aux JO de Rio. Au début, les athlètes sont perplexes. Ils n’arrivent pas à imaginer à quoi ressemblera la photo. Ils se marrent mais craignent un peu le ridicule. Bravement, ils jouent le jeu et se déclarent finalement ravis du résultat. J’aime le côté insolite de l’image mais surtout le fait que malgré l’humour, j'aie pu représenter l’unité qui caractérise cette équipe et ce sport en général.


Darrin Vanselow
Le 10 mai 2005, à Porrentruy, la police pose pour Darrin Vanselow.
 

L’ANALYSE DE DARRIN VANSELOW

Photographe éditorial indépendant, bourlingueur d'origine américaine qui adore la Suisse.

«La police s'est lâchée, ça montre leur ouverture d'esprit!»

Je connais bien le Jura et on m'a demandé de réaliser une photo officielle de la police de Porrentruy. Je leur ai dit, pas de problème, "je fais cette photo gratuitement, et en échange, vous acceptez de poser pour moi, comme je l'entends". J'ai acheté des pistolets à eau, des lunettes de soleil, avec dans l'idée de les transformer en "Men in Black", le film. Sur le moment, ils n'étaient plus trop sûrs de pouvoir poser comme cela. Et puis, l'humour l'a emporté et on a bien ri à réaliser cette image. La police s'est lâchée, ça montre leur ouverture d'esprit!

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Web: www.darrinvanselow.com
Instagram: darrin.vanselow


KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Keystone-ATS: Le 3 juillet 2018, le président suisse Alain Berset (à dr.) reçoit le président iranien Hassan Rohani à Berne.Chronique:Conférence de presse, signature de documents officiels, cérémonie de signature, etc peuvent être très ennuyeux…
 

L’ANALYSE DE LAURENT GILLIÉRON

Photographe professionnel depuis 20 ans et chef photographe adjoint de l’agence Keystone-ATS

«Quelques fois, il suffit de montrer le décorum pour que l’image soit bonne»

Conférence de presse, signature de documents officiels, cérémonie de signature, etc. peuvent être très ennuyeux visuellement. Ici Peter a su rendre cette image intéressante, non pas par sa composition ou son esthétisme (même si elle possède ces deux critères) mais simplement en prenant quelques pas de recul. Ainsi, quelques fois, il suffit de montrer le décorum pour que l’image soit bonne, ici le lustre contraste avec le fond sobre installé pour cette occasion et montre en un cliché le côté spectacle de notre monde politique.

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Facebook: @peter.klaunzer


KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
Keystone-ATS: Le mardi 3 juillet 2018, sur le terrain du stade Krestovski, à Saint-Pétersbourg, la Suisse affronte la Suède en 8e de finale de la Coupe du monde de football. Au centre, la déception de Granit Xhaka.
 

L’ANALYSE DE LAURENT GILLIÉRON

Photographe professionnel depuis 20 ans et chef photographe adjoint de l’agence Keystone-ATS

«Ici, le jaune est plus fort que le rouge»

La coupe du monde de football est malheureusement terminée pour l’équipe de Suisse! De nombreuses images de déception se sont retrouvées dans nos journaux et sur les sites internet, celle-ci en est une parmi d’autres. L’on y voit la désillusion du joueur helvétique vêtu de rouge noyée dans un océan de jaune. La force de l’image est généralement liée à son cadrage, sa netteté, ses émotions, sa structure, son premier plan… Mais cela peut être également, comme dans ce cliché, lié à une simple composition de deux couleurs. Ici le jaune est plus fort que le rouge, toute une symbolique si l’on connaît l’issue malheureuse de cette partie.

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KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Keystone-ATS: L'athlète suisse, Lea Sprunger, réagit après son record, lors du 400m femmes au 39e meeting d’athlétisme Resisprint International ce dimanche 1er juillet 2018 au centre sportif de la Charriere à La Chaux-de-Fonds.
 

L’ANALYSE DE LAURENT GILLIÉRON

Photographe professionnel depuis 20 ans et chef photographe adjoint de l’agence Keystone-ATS

«Est-ce une joie? De la tristesse?»

Cette image représente pour moi toute la beauté de l’émotion dans le sport, Jean-Christophe a su ici capter ce moment à merveille, le lecteur étant obligé de s’arrêter sur cette image en se demandant: est-ce une joie? De la tristesse? En y regardant de plus près et en tenant compte des athlètes se trouvant autour de Lea Sprunger, la joie saute aux yeux. La composition de l’image est elle aussi une réussite, bien que le sujet principal soit au milieu du cliché. En effet les personnes qui entourent l’athlète y ajoutent un premier plan et dirige le regard du lecteur directement au cœur de cette image.

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KEYSTONE/LAURENT GILLIÉRON
Keystone-ATS: Le 28 juin 2018, l’équipe suisse de football s’échauffe avant un entraînement dans le stade de Torpedo, à Togliatti, en Russie.
 

L’ANALYSE DE LAURENT GILLIÉRON

Photographe professionnel depuis 20 ans et chef photographe adjoint de l’agence Keystone-ATS

«Les médias ne sont autorisés à prendre des images seulement lors des 15 premières minutes des entraînements»

Cela fait maintenant plus de 3 semaines que je suis l’équipe Suisse en Russie, et si l’on enlève les séances à huis clos et les jours de match, j’ai photographié une bonne quinzaine d’entraînements. Lors de ces séances, les médias (photographes inclus) sont autorisés à prendre des images seulement lors des 15 premières minutes, ce premier quart d’heure n’est pas passionnant car il s’agit généralement de l’échauffement, difficile pour le photographe de se renouveler. Sur ce cliché, l’angle de prise de vue est original, la lumière rasante donne de l’importance aux joueurs face à l’ombre portée. La parfaite symétrie des deux parois grises y ajoute une perspective dynamique et intéressante.

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