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© Guillaume Long

La rentrée scolaire, une vraie galère

Publié lundi 20 août 2018 à 08:54
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Publié lundi 20 août 2018 à 08:54 
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Vous faites partie des 35% d’actifs qui souffrent du «syndrome post-vacances»? Vos enfants retrouvent l’école et vous perdez le moral? Voici 20 astuces pour survoler ces semaines difficiles.
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Il existe un syndrome post-vacances. Si, si. C’est ainsi que des chercheurs espagnols de l’Université de Grenade ont baptisé le rythme cardiaque qui s’accélère, les douleurs musculaires, l’irritabilité, la fatigue, l’anxiété, la 
déprime et la perte d’appétit propre à cette période de retour de congés prolongés. Parce 
que souffrir n’est pas une obligation, voici quelques conseils pour gérer la transition de septembre.

1. Bon pied, bon œil!

Myopie, astigmatisme et hypermétropie fatiguent les yeux. Ils peuvent empêcher une concentration optimale et favoriser la dyslexie ou l’inattention. Surveillez du coin de l’œil la vision de la prunelle de vos yeux et consultez rapidement si quelque chose cloche! Lorsque la myopie apparaît vers l’adolescence, elle peut avoir pour origine les mauvaises habitudes du quotidien: trop d’écrans, trop de bouquins, pas assez de vue de loin. Et comme certaines études pointent du doigt le manque de lumière naturelle comme responsable du boom de myopie de ces dernières années: un franc bol d’air, une pause après deux heures de télévision ou de cahiers, et vous pourrez espérer économiser sur une paire de lunettes!

2. Plein le dos!

Raoul grandit de guingois, comme 85% des 11-16 ans, selon les chiropraticiens de Suisse. Le coupable? Bien souvent le cartable! Problème mathématique: sachant qu’un élève ne devrait pas porter plus de 10 à 15% de son propre poids, qu’un agenda scolaire vaudois pèse 263 grammes et une trousse bien remplie 473 grammes, combien doit peser le sac à dos vide? Pas plus de 500 g pour les plus petits et 1 kg pour les adolescents, selon la FRC. Autres recommandations: le cartable doit avoir des bretelles ajustables et rembourrées, ne pas dépasser la largeur du dos, ni la hauteur des épaules, et se terminer à 5 cm au-dessus de la taille. Idéalement, il possède une base renforcée, une sangle ceinture et des bandes réfléchissantes. Ne pas hésiter à régler les sangles afin de plaquer le sac contre le dos, ranger les livres au plus près de l’enfant et contrôler les sacs pour vérifier ce qui est indispensable ou pas. Organiser son travail et ses révisions est un apprentissage!

Guillaume Long
 

3. Hop au lit!

Il faut en moyenne 8 à 10 jours pour modifier notre rythme de sommeil. Il faudrait donc anticiper les réveils aux aurores des jours d’école une bonne semaine avant la rentrée. Puisque le repos favorise de nombreuses fonctions mentales et psychiques comme l’apprentissage, le langage, la mémoire, l’humeur et les émotions, une fois la routine du coucher rétablie, les enfants de moins de 13 ans devraient dormir près de treize heures et de huit à dix heures pour les ados. Pas facile, mais on peut toujours essayer! A viser en priorité: la régularité des heures de coucher, un rituel calme et s’abstenir d’écran une heure avant d’aller au lit.

4. «T’as quoi pour la récré?»

L’en-cas de la récréation a pour but d’éradiquer l’hypoglycémie responsable du coup de barre de la fin de matinée. Pourtant, tests à l’appui, certains ont prouvé que la diminution de la glycémie est faible et que les valeurs restent dans la norme. L’effet boostant de la collation de 10 heures serait plutôt dû à l’effet de la pause qu’au contenu de la musette! Les spécialistes s’accordent à dire que la fameuse récré est importante si l’enfant ne déjeune pas le matin mais moins s’il a déjà quelque chose dans le ventre. Question menu, inutile de trop se prendre le chou: la variété des récrés n’est pas essentielle si les autres repas le sont. Ce qui prime, c’est que la taille de l’en-cas soit adaptée à l’âge, le taux de sucre très modéré et, si l’enfant ne peut pas se brosser les dents, éviter friandises, sucreries, sodas, thé froid, agrumes ou encore jus de fruits et de légumes qui peuvent avoir un effet d’érosion sur les dents.

5. L’équilibre sport-canapé!

Une étude française a analysé le temps de jeu dehors des enfants. Résultat: la majorité des enfants passe aussi peu de temps en plein air qu’un détenu de prison, soit une heure quotidienne, voire moins. Pourtant, sport, jeu en plein air et activités extrascolaires permettent à l’enfant de se sociabiliser, de canaliser son énergie, de consolider sa confiance en soi et d’accroître équilibre, force et motricité. Idéalement, un bambin d’âge préscolaire devrait bouger deux heures par jour minimum, un adolescent une heure et un adulte une demi-heure. La recommandation: ne pas rester assis sans bouger plus de deux heures. Si l’équilibre est difficile à trouver entre sédentarité et suractivité, les psychologues s’accordent à dire qu’une activité sportive organisée par semaine peut suffire. Le reste du temps, jeu libre ou un rien d’ennui permettent d’explorer sa créativité!

Guillaume Long
 

6. Lâcher prise!

Laisser son chérubin dans une cour d’école, c’est accepter de ne plus contrôler son emploi du temps, le contenu de l’apprentissage, ses fréquentations, son assiduité et son comportement quelques heures durant. Pour certains parents poules, c’est tout bonnement angoissant. Afin de faire face à cette épreuve, oser s’inscrire à un cours de lâcher-prise pour apprendre à ne plus pouvoir tout gérer.

7. éviter la contagion!

L’agitation et la crainte sont contagieuses. Inutile de projeter sur le futur écolier toutes ses angoisses d’adulte. Pour diminuer le stress de la séparation et des futures crises de larmes quand il faudra reposer un cadre, on peut se préparer au grand jour en célébrant l’événement par un rituel. Un repas, un gâteau ou un petit cadeau: autant de façons pour les parents de signifier à l’enfant: «On te fait confiance, tu es plus grand!»

8. Réseauter futé!

A l’heure des emplois du temps de ministre, il est l’heure d’apprendre à recréer autour de soi un village pour nous accompagner dans la prise en charge de nos enfants. La force est dans le nombre: du Pedibus, pour cheminer ensemble à tour de rôle vers l’école, au covoiturage, en passant par les groupes WhatsApp de dépannage baby-sitting et les Supermamans.ch (une association à but non lucratif) qui permettent de créer des liens, grâce à un réseau d’autres parents, le quotidien semble plus facile.

9. Appeler à l’aide!

C’est la panique à l’idée de retrouver le bras de fer des leçons, jour après jour? La rentrée est le bon moyen de réfléchir à mettre en place un système d’apprentissage où pleurs et affrontements ne sont plus la règle. Il existe par exemple des ateliers pour apprendre à apprendre, des méthodes de concentration comme la brain gym ou des systèmes de leçons surveillées pour que l’affectif rentre moins en ligne de compte quand vient le moment redouté des devoirs. Le tout est de savoir mobiliser des ressources!

10. Le b. a.-ba du bilan!

«C’était bien?», «Tu as fait quoi?», «La maîtresse, elle a dit quoi?»: pour éviter que le retour de l’école ou le souper ne tourne à l’interrogatoire, on peut mettre en place un petit rituel qui permet à chacun de dresser le bilan de sa journée. Proposer, en famille, à chacun de dresser un top 3 quotidien. A tour de rôle, tous les membres de la famille énumèrent un détail, une remarque ou une action qui a rendu fier, heureux ou agacé. Et hop, la discussion est lancée grâce à ce petit exercice pratique à utiliser sans modération.

11. Jouer la sécurité!

C’est la rentrée et vous retrouvez votre bonne vieille casquette de chauffeur de taxi pour votre progéniture mais aussi les copains du foot, les potes de natation, les enfants des voisins et vos neveux. Si votre bambin est assuré, qu’en est-il de ses camarades? Si vous transportez régulièrement des enfants qui ne sont pas les vôtres, vérifiez que vous avez souscrit à une assurance occupants. Dans la foulée, vous pouvez aussi regarder ce que couvre votre assurance responsabilité civile privée et, pourquoi pas, envisager une assurance dentaire. Sachant que certaines n’acceptent de couvrir les frais d’orthodontie que si l’enfant est assuré avant d’avoir perdu sa première dent de lait, ne ratez pas le passage de la petite souris!

 

12. Anticiper et 
se précipiter!

Chercher une place de stage ou d’apprentissage relève parfois du chemin de croix. Pour ne pas se retrouver dans le peloton, on peut essayer de coiffer les concurrents au poteau en y réfléchissant avant les autres. Certains sites regroupent les offres d’emploi, d’autres les styles de filières. On peut faire appel à un coaching individuel pour s’aider à décrocher le graal (à l’instar de Madelyne Rey: l-astuce@hotmail.com).

13. Ne pas gâcher la fête

Les mercredis, c’est wonder party! Dans une classe de 23 élèves, il y a de bonnes chances pour qu’une grande partie des anniversaires aient lieu le mercredi après-midi. Pour éviter le choix affreux entre l’activité extrascolaire et les 7 ans de Nadège, Abdoul, Li ou Noam, tentez de laisser une plage de libre le mercredi à votre populaire rejeton et programmez le judo après l’école un autre jour.

14. Maîtriser l’imprévu!

La vie est pleine de surprises. Pour éviter de stresser au moindre accro dans votre marathon personnel quotidien, la coach de vie Sandra Korol prône la loi des demis. Elle fonctionne ainsi: après avoir calculé le temps nécessaire à une action ou à un déplacement, y ajouter la moitié du temps prévu. Cette marge permet de ne pas se maudire en cas d’imprévu. Vous aimerez aussi le petit battement de répit avant un rendez-vous, qui permet de souffler!

15. Diviser 
pour mieux régner!

Pour atteindre le sommet, il faut faire des étapes sur le chemin. Cette morale de randonneur peut être adaptée aux répétitions scolaires! Diviser le travail en périodes aide à ne pas se sentir submergé. Pour y parvenir, on peut s’aider de l’astuce du pomodoro! Késako? Une technique mise au point à la fin des années 80 en Italie par Francesco Cirillo, étudiant en psychologie. La méthode consiste à segmenter les tâches en tranches de 25 minutes, appelées «pomodoro», minuteur à l’appui. Après chaque pomodoro, on s’interrompt pour 5 minutes, top chrono. Après 4 pomodoro, la pause dure 15-20 minutes. La technique s’apparente à un jeu: évaluer le temps d’une action, se concentrer, se dépêcher, arrêter, reprendre. Go!

16. Survivre au par cœur!

«4x4 = 16», «Comment écrire rhododendron?»: dans l’enfer du par cœur, Isabel Pérez, coach, enseignante et médiatrice scolaire, est un guide, votre raison de vivre. Elle fourmille de bons conseils et d’astuces pour aider votre progéniture. Quelques exemples concrets? «Copier les mots les plus difficiles au début et à la fin, car lors des séances de travail, on retient mieux ce que l’on apprend au début et à la fin» ou «choisir une mélodie favorite et remplacer les paroles par les livrets à apprendre». Son livre? Mon enfant réussit sa scolarité. Guide pour survivre à l’école, aux devoirs et aux difficultés d’apprentissage.

17. Décrypter le
labyrinthe numérique!

Entre pressions sociales et injonctions contradictoires, les parents sont souvent largués. A l’heure de la rentrée, se fixer quelques règles a du bon. Question écrans, le psychiatre français Serge Tisseron propose la règle des «3-6-9-12». Soit, avant 3 ans, pas de TV. Avant 6 ans, pas de console personnelle: tablette, télévision et ordinateur, c’est dans le salon, pas dans la chambre. Avant 9 ans, pas d’internet. Votre enfant de 6 à 9 ans doit comprendre les règles des interactions sociales avant qu’elles ne deviennent virtuelles. Avant 12 ans, pas de réseaux sociaux. L’identité numérique sur les réseaux sociaux est d’ailleurs fixée à 13 ans. D’après l’étude James qui a sondé un panel de 1050 adolescents de 12 à 19 ans, 8,5% d’entre eux ont un usage problématique des écrans digitaux et 11,5% présentent des risques. Certaines nouvelles conditions d’utilisation des réseaux sociaux ou applications nécessitent un contrôle sérieux des paramètres de sécurité pour désactiver la géolocalisation, par exemple.

18. Allô, quoi!

Difficile de savoir quand céder et laisser votre premier-né mettre la main sur son propre smartphone. En 2014, les petits Vaudois recevaient leur premier entre 13 et 14 ans selon la statistique. Aujourd’hui, l’âge moyen auquel 90% des enfants obtiennent le leur est de 10 ans. Les experts s’accordent à dire que le premier téléphone ne devrait pas être un smartphone et que le forfait devrait être bloqué (type carte prépayée). A vous de voir…

19. Plus un rond?

Sachant qu’un enfant coûte en moyenne 1000 francs par mois, comment s’en sortir? La Fédération romande des consommateurs (FRC) a mené une vaste enquête en interrogeant 118 familles romandes. Résultat: la rentrée coûte en moyenne 200 francs par enfant, sans tenir compte des repas et des transports. Première étape pour se simplifier la vie: établir un budget pour savoir où filent les deniers! On peut se faire aider par des centres sociaux, des sites en ligne ou par la FRC.

20. Un franc dans le cochon!

Dans la cour de récréation, c’est à qui se paie le plus de bonbons et le vôtre a la réputation d’être Crésus? Un calcul facile pour vous y repérer en matière d’argent de poche consiste à verser 1 franc par année scolaire et par semaine à votre trésor. Ainsi, un enfant de 8 ans, en 4P, reçoit 4 francs par semaine, soit 12  francs par mois. Selon les experts, cet argent devrait pouvoir être utilisé sans injonction ou jugement parental, au bon vouloir de l’enfant, afin d’apprendre l’autonomie et l’épargne. 


10 Applications pratiques

1. Wunderlist
La Rolls des applications de listes permet de noter et de partager les contraintes du quotidien avec les autres membres de votre famille. Commissions, tâches prioritaires, rappels: suivez en live les actions de votre tribu!
2. Linotte
Une appli pour les têtes en l’air. Elle permet d’enregistrer les adresses utiles et pratiques et envoie une notification géolocalisée lorsque l’une d’elles se trouve dans le coin.
3. FamilyWall
Pour organiser la vie de tous les membres de la famille, partager des notes, des moments, des messages, des listes de courses, des vidéos.
4. Hub
Qui fait quoi, et quand? Hub est un agenda partagé, élu meilleure nouvelle application de productivité par Apple.
5. 2houses
Coparentalité Une application qui facilite la communication et l’organisation entre les parents d’une famille séparée. Calendrier partagé axé autour de celui de l’enfant, journal pour ne rien rater lorsque vous n’êtes pas présent, banque de données à garder sous la main!
6. BudgetCH
Pour tenir ses finances à jour. L’application peut être utilisée par six membres de la famille.
7. CamScanner
Puisque rentrée rime souvent avec administration, l’application numérise et transforme vos photos et vos documents (cartes d’identité ou attestation de domicile par exemple) en documents PDF.
8. Glympse
Pour répondre en un tapotement de doigt aux questions «T’es où?» ou «T’arrives quand?». Idéal à la sortie des classes.
9. Pistache
Une application qui liste les tâches et corvées que vous confiez à votre enfant. Quand il effectue sa mission, il accède à de nouveaux jeux sur votre téléphone.
10. Toggl
Une application pour garder le contrôle du temps. Chronomètre les tâches et permet de mieux structurer vie professionnelle et vie privée pour analyser ce qui est le plus chronophage.


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