Recherchez
  • Home
  • > Merveilleux Misérables
« Article précédent Article agenda n°15/21 Article suivant »
Comédie musicale
Merveilleux Misérables
Dans les coulisses du Théâtre de Beaulieu, à Lausanne, s’invente une nouvelle version des «Misérables». La comédie musicale de tous les superlatifs.

Par Jean-Blaise Besençon - Mis en ligne le 09.09.2009

Trois cents costumes pour trente-trois comédiens chanteurs. On ne chôme pas dans l’atelier des couturières des Misérables. Deux semaines avant la première, reste à patiner XIXe siècle ces habits neufs dessinés par le Lausannois Sébastien Guenot. Pour les premières images visibles ci-dessus, Gérard Demierre interrompt les répétitions, histoire de partager l’état de son âme: «Je nage en plein bonheur!» Et tout indique que sa déclaration n’a rien d’une formule marketing.

A ses côtés, son assistante Sandrine Seubille, Parisienne chargée de cours de comédie musicale et bientôt interprète de Mme Thénardier, raconte comment elle a sauté dans le TGV sitôt l’annonce d’un casting diffusée sur l’internet. «Les Misérables, c’est la comédie des comédies musicales et il y a si longtemps qu’elle n’a pas été montée en français. C’est vraiment un rêve qui se réalise et on va rendre jaloux les Parisiens!»

Si la comédie musicale est très à la mode, il est totalement exceptionnel qu’un projet d’une telle envergure se monte «en province»; on voit plutôt débarquer ici des productions ayant déjà tourné dans le monde entier.

Ce qui amène à l’ambition d’une poignée de passionnés (lire encadré), bien décidés à se mesurer aux plus grands par cette réalisation toute empreinte de tradition, entendez par là une comédie musicale telle qu’on la joue à Broadway plutôt qu’à Las Vegas… «Je ne citerai pas de nom, mais la dernière comédie musicale à laquelle j’ai assisté ici on distribuait des boules Quiès à l’entrée! Ce n’est pas du tout notre approche des choses», précise le chef d’orchestre Hervé Klopfenstein. A l’opposé des synthétiseurs et autres batteurs japonais toujours un peu criards, la musique sera jouée par un véritable orchestre de quarante musiciens. En attendant les professionnels, les chanteurs se défoulent en chantant dans les toilettes, comme le Montréalais René Lajoie, l’un des deux Jean Valjean de la production. «En 1999, j’avais participé à un spectacle d’extraits de comédie musicale et ce sont vraiment Les Misérables qui m’ont donné le goût de foncer tête baissée dans le spectacle.»

Plaisir, enthousiasme, mélange harmonieux des genres («on a aussi bien des voix d’opéra que de chanson française», résume Klopfenstein): la bonne ambiance est manifeste et augure d’une production d’exception. Une petite Cosette vient essayer son costume, trois Gavroche (ils joueront le rôle en alternance) échangent des SMS entre deux répétitions. Jean Valjean est aux bons soins des coiffeuses pour une quatrième perruque… Demain, ils installent sur la grande scène de Beaulieu les tréteaux inclinés à 6%: quatrevingt artistes et beaucoup d’autres montent ainsi aux barricades.

LA LÉGENDE DES «MISÉRABLES»

Publiés en 1862 – Victor Hugo a alors 60 ans –, Les Misérables sont sans doute l’une des oeuvres les plus célèbres de la littérature française. Les personnages inoubliables, Jean Valjean, Javert, Cosette et Marius, les Thénardier, Fantine, Eponine, ont donné lieu à des dizaines de films, de feuilletons télévisés et une comédie musicale jouée plus de 38 000 fois, dans 22 langues et 40 pays. Mise en scène pour la première fois à Paris par Robert Hossein sur des musiques de Claude-Michel Schönberg et un livret d’Alain Boublil, elle fut recréée à Londres par Cameron Mackintosh. C’est cette version (en français), sur laquelle veillent jalousement les ayants-droit, qui sera reprise à Lausanne. Peu, voire aucun aménagement n’est autorisé. Mais les acteurs de cette grande oeuvre assurent que ce seront bien «leurs» Misérables.

LES MAÎTRES D'ŒUVRE

«Réaliser un rêve, c’est beaucoup de travail», résume Brigitte Annoff, responsable de la classe comédie musicale au Conservatoire de Lausanne et initiatrice de ce grand projet. Avec le Saint-Gallois Stefano Kunz, directeur artistique, ils ont su mobiliser les énergies nécessaires: Gérard Demierre, metteur en scène, Hervé Klopfenstein, chef d’orchestre, et Gilbert Maire en grand maître de la scénographie.


Les Misérables
Dates: Du 11.09.2009 au 03.10.2009
Adresse: Théâtre de Beaulieu
1000 Lausanne
Web : http://www.ticketcorner.com

Une comédie musicale d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg.

Du 11 septembre au 3 octobre.


Images :
 



Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace  


Tags: comédie musicale, misérables Aller en haut de page Haut de page

 

A lire aussi

FESTIVAL

Steps#12 vous offre douze compagnies de danse

Pendant trois semaines la Suisse va bouger au rythme de la danse. »


EXPO

Le dessinateur Cabu expose à Morges

La Maison du dessin de presse rend hommage au parcours du Français Cabu en retraçant son parcours. »


Plongez dans des images exceptionnelles et universelles

Sally Mann au musée de l'Elysée »

Page générée en 631 ms.