«Faites vos jeux… Rien ne va plus!» La formule, rituelle dans les casinos qui ont fait la fortune de Monaco, fait maintenant presque office de devise pour les Grimaldi. Alors que Stéphanie l’insoumise a fêté lundi son 45e anniversaire sans avoir retrouvé l’amour, entourée de Vanille, son labrador, de sa perruche verte de Guinée et de ses trois enfants, que son grand frère, le prince Albert II, grossit au rythme des démentis sur son futur mariage, l’aînée Caroline se retrouve salie et trompée par Ernst August de Hanovre, son mari depuis onze ans, surpris en flagrant délit d’adultère.
Il s’agit bien d’une humiliation publique pour Caroline qui, selon le magazine allemand Bunte, devrait bientôt annoncer son divorce. Les Monégasques sont au moins soulagés sur un point: ils n’auront plus à l’appeler Son Altesse Royale la princesse de Hanovre, duchesse de Brunswick et de Lunebourg… Plus sérieusement, ils compatissent. «Elle a déjà tellement souffert», confie ainsi l’un d’eux.
Pedigree de roturière
Comme l’indique un internaute monégasque, «Caroline avait elle aussi volé l’époux d’une amie», en l’occurrence Chantal de Hanovre, en épousant en 1999 le prince Ernst August… qu’une certaine Myriam I., modeste Marocaine âgée de 41 ans, lui ravit aujourd’hui. C’est en compagnie de cette femme, mère de deux enfants installés à Paris, qui s’est fait connaître sur l’île d’Ibiza en tant qu’organisatrice d’événements et pourvoyeuse de services pour privilégiés (maisons à louer, avions et yachts privés, tickets VIP, etc.), que le bouillant Ernst August a été photographié durant le Nouvel An, batifolant sur la plage de Freedom Beach à Phuket, en Thaïlande. Des clichés qui laissent supposer que le prince assume, sachant qu’au même moment sa légitime épouse dévalait les pistes valaisannes de Crans-Montana avec les enfants.
Sanguin et picoleur, Ernst August de Hanovre, 55 ans, trompe donc sa princesse avec une obscure roturière issue d’un milieu qui, traditionnellement, fournit le petit personnel des maisons royales européennes… L’affront est de taille. A tout prendre, Caroline aurait sans doute préféré que son époux la délaisse pour Maryam Sachs, une amie de longue date, épouse du designer suisse Rolf Sachs - lui-même fils du célèbre play-boy et milliardaire Gunther Sachs -, avec laquelle on l’avait aperçu à Paris au printemps 2009. Question de standing. Il a pourtant choisi Myriam, musulmane et bouddhiste libérée!
Entre les deux femmes, la différence va bien au-delà d’une simple lettre dans le prénom. Si l’on ignore exactement quand Myriam I. et Ernst August de Hanovre se sont rencontrés - on parle d’une party à Monaco en 2007 -, leur escapade thaïlandaise atteste le sérieux de leur relation. Après dix ans de bonheur, à l’occasion tumultueux, la princesse Caroline est devenue l’épouse bafouée. Un rôle ingrat, qu’elle fait pourtant mieux qu’assumer puisqu’elle vient encore, le 13 janvier, de témoigner en faveur de son époux au tribunal de Hildesheim, en Allemagne, à l’occasion d’un procès intenté par Josef Brunlehner, patron d’une boîte de nuit au Kenya. Ce dernier, qui prétendait avoir été tabassé avec un coup-de-poing américain par le prince de Hanovre au cours d’une altercation il y a dix ans, a été contredit par Caroline, qui a affirmé à la barre que son époux n’avait donné que deux gifles.
«Je suis engagée dans une relation sérieuse»
Myriam I.
La princesse Caroline l’aura donc noblement défendu jusqu’au bout. Difficile toutefois de l’imaginer satisfaite de son statut d’épouse trompée. En réalité, elle a repris seule le contrôle de son existence. On ne l’a plus revue en couple à Monaco depuis le concours hippique du 27 juin, hormis à l’occasion des 10 ans de leur fille Alexandra, célébrés le 20 juillet à Bonifacio, en Corse. Et elle ne porte plus son alliance.
Réfugié en Autriche
Pendant des mois, Ernst August de Hanovre est resté caché derrière les murs de son pavillon de chasse en Autriche, tandis que Caroline retrouvait ses marques à Monaco où, en septembre, la petite Alexandra a été admise à l’école catholique François d’Assise-Nicolas Barré. Mère et fille se sont installées au clos Saint-Martin, la villa blanche voisine du palais princier. Caroline sera d’une aide précieuse pour son frère, et peut-être plus encore pour Charlene.
Dans son livre Au nom des enfants du monde, publié l’an dernier au Seuil, la princesse Caroline avouait déjà «regrouper (ses) activités à Monaco». Elle n’a fait qu’accélérer le mouvement à mesure que son futur ex-époux prenait le large. Le prince de Hanovre s’affiche désormais sans complexe au bras de sa nouvelle brune. Mais que sait-on au juste de cette mystérieuse Myriam, sinon qu’elle squattait une chambre minable dans un hôtel deux étoiles d’Ibiza, à 46 euros la nuit, petit- déjeuner inclus, avant de partager à Phuket avec l’époux de Caroline une suite à 500 euros?!
Jet-setteuse patentée
Elevée à Marrakech, où ses parents exploitent une imprimerie, Myriam a toujours rêvé d’ailleurs. Partie étudier à Paris, elle s’y est métamorphosée en papillon de nuit, se constituant un solide carnet d’adresses dans la jet-set. Plutôt mignonne, ambitieuse et polyglotte - elle maîtrise le français, l’anglais, l’italien et l’arabe -, la jeune femme, peu farouche, a des arguments. «Myriam sait ce qu’elle veut et comment l’obtenir», confie l’un de ses proches au magazine Bunte.
Sur son profil internet, elle se décrit comme aimant «l’aventure, les voyages, les voitures, la mode, la musique et la vie nocturne». On la croise à Cannes, à Ibiza surtout, où elle fréquente les touristes aisés, sac Vuitton à l’épaule, sans jamais se défaire de son ordinateur portable. «Myriam peut tout vous obtenir», poursuit l’une de ses connaissances. Parmi ses proches, on trouve le DJ allemand Sven Väth, mondialement connu. Pourtant, elle n’appartient pas au milieu des privilégiés. C’est à peine si elle porte des talons aiguilles et, pour accéder au carré VIP des boîtes d’Ibiza, elle fait du charme aux videurs!
Sur les pistes de danse, son bikini ne passe pas inaperçu. Elle bouge bien, boit peu, fume clope sur clope. «D’une beauté classique, Myriam a parfois des attitudes masculines, confie un proche. Elle a une voix grave de fumeuse. On l’aime ou on la déteste.» Elle-même ne s’exprime pas sur sa liaison avec Ernst August de Hanovre, se contentant d’avouer, sur son profil internet: «Je suis engagée dans une relation sérieuse.» Après leur rencontre en 2007, le prince l’aurait aidée à développer son réseau de contacts en Autriche et en Allemagne, avant de la rejoindre en douce au printemps 2009 aux Baléares, puis en Thaïlande pour le Nouvel An.
Si la trahison n’égale pas, dans son ignominie, celle subie par Stéphanie de Monaco lorsque Daniel Ducruet, fesses à l’air et short sur les chevilles, avait été surpris culbutant la strip-teaseuse Fili Houteman, les images de Phuket n’en sont pas moins cruelles pour Caroline. Ernst August aurait tort de parier sur sa mansuétude. Elle va lui faire payer.
Albert II en petite forme
Alors que son projet de mariage a du plomb dans l’aile, le prince semble grossir à vue d’oeil.
L’image est trompeuse. Non, Charlene Wittstock, l’éternelle promise, ne court pas après son prince, dont le ventre généreux trahit un certain laisser-aller! Faute de concourir en bobsleigh aux prochains Jeux de Vancouver, Albert II, encouragé par sa jolie naïade, a rejoint la plage du Larvotto pour braver l’eau glacée de la Méditerranée lors du rituel bain du mois de décembre.
Stéphanie maman solo
A défaut de nouvel amour, la princesse turbulente se concentre sur ses enfants.
Etablie en principauté, où elle mène une vie discrète et rangée, sans aucun compagnon à ses côtés, la princesse Stéphanie, 45 ans, a profité de l’ouverture du 34e Festival international du cirque de Monte-Carlo pour présenter fièrement ses filles Camille, 11 ans, et Pauline, 15 ans et demi. L’occasion de constater que l’aînée, par ailleurs championne de plongeon et grand espoir monégasque pour les Jeux de Londres en 2012, a hérité du charme ravageur de sa mère. Louis, le fiston, âgé de 17 ans, n’est pas apparu.