Jean-Guy Python
«Je cours sur l’ancien bateau de Bernard Stamm, avec un budget de 400 000 euros, contre 2 millions en moyenne pour les autres, que j’ai réussi à boucler grâce aux biscuits La Fabrique, mon sponsor, et à l’aide du Cobaty, un club dans l’immobilier.»
Voile

Alan Roura, le benjamin du Vendée Globe

02 novembre 2016

Le Genevois âgé de 23 ans est le chouchou du Vendée Globe qui s’élance dimanche.

Pourquoi lui? Parce qu’il est, à 23  ans, le plus jeune concurrent de l’histoire du Vendée Globe, la célèbre course à la voile autour du monde en solitaire et sans escale, qui va partir dimanche 6 novembre des Sables-d’Olonne. Et puis, il est aussi le plus sympa et le plus atypique!

Il vient d’où? Il vient de la mer, même s’il a vu le jour à Versoix, dans le canton de Genève. A 2 ans, il naviguait déjà sur le lac; à 7 ans, il vivait avec ses parents sur un bateau, baptisé Ludmilla, au Port Noir (GE) et à 12 ans, toute la famille est partie pour un tour du monde qui a duré plus de dix ans. «C’était un coup de tête de mes parents, s’amuse Alan Roura, on est partis sans savoir où on allait.»

Et ils sont allés où? Partout! Amérique latine, Afrique, Asie… «J’ai commencé à bosser à 13 ans, sur un chantier au Venezuela. Mon père est ferblantier zingueur, il m’a appris à tout faire.»

Et le goût de la course? «C’était mon rêve de gamin! J’ai fait la Mini-Transat en 2013, la Route du Rhum l’année suivante, le Trophée Jacques-Vabre en 2015. J’ai dû me battre avant de réussir à me qualifier pour le Vendée Globe! On est 29 bateaux au départ.»

Il stresse avant le départ? «Non, je n’ai pas le temps! J’ai encore deux ou trois petits trucs à fignoler sur le bateau, mais je suis déjà dans ma bulle. Je dois me reposer un maximum et bien gérer les deux millions de spectateurs qui vont venir. Mon objectif, c’est de boucler la course en moins de cent jours.»