Getty Images
L'ouvreur néo-zélandais Dan Carter, 34 ans, possède l'un des plus beaux palmarès de l'histoire du rugby. Cette histoire d'alcool au volant est moche pour lui.
Alcool au volant

Le rugbyman Dan Carter pris par la patrouille

17 février 2017

Icône du rugby mondial, double champion du monde avec les All Blacks, la star néo-zélandaise du Racing 92 a été contrôlé ivre au volant à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi. Cela valait bien des excuses.

On est toujours effaré quand on découvre qu’un grand champion se fait pincer pour alcool au volant. En dehors des soirs de titre, où le champagne coule à flots, on imagine en effet, souvent à tort, que les sportifs professionnels ne touchent pas à l’alcool. Erreur. Les rugbymen anglo-saxons, qu’ils soient écossais, irlandais, australiens ou néo-zélandais pour ne citer que ceux-là, carburent volontiers à la bière. Pour les joueurs des antipodes, d’une certaine manière, c’est culturel.

carter-texte.jpg
Dan Carter (à g.) et son pote Ali Williams ont assisté mercredi soir à la victoire du PSG face à Barcelone au Parc des Princes. Photo: Getty Images

Un joueur étranger du top-14 (championnat de France), et pas n’importe lequel, a été pris par la patrouille dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Néo-Zélandais Dan Carter, icône planétaire du rugby, élu trois fois meilleur joueur de la planète (en 2005, 2012 et 2015) et double champion du monde avec les All Blacks, a franchi la ligne blanche. Tôt jeudi matin, il circulait dans l’ouest de Paris avec un taux d’alcool qualifié de «délictuel», soit supérieur à 0,8 g. Pour un rugbyman d’un tel niveau, ça fait beaucoup.

L'ouvreur néo-zélandais Dan Carter, 34 ans, qui joue au Racing 92, ne se rendait pas à l’entraînement. Célébrait-il encore l’écrasante victoire 4-0, mardi soir, du PSG face au FC Barcelone en Ligue des Champions? Ce soir-là, Dan Carter avait en effet été photographié dans la tribune du Parc des Princes avec son pote Ali Williams. Circulant ivre quelques heures plus tard, Dan Carter a très bien pu se prendre au jeu de la troisième mi-temps. Les Néo-Zélandais ne font jamais les choses à moitié...

carter-texte2.jpg
Dan Carter et Joe Locke, le responsable media des All Blacks, célèbre la victoire de la Nouvelle-Zélande lors de la finale de la coupe du monde de rugby, le 31 octobre 2015. Photo: Getty Images

Cela ne constitue toutefois pas une excuse et le double champion du monde All Black le sait parfaitement. D'où le mot, emprunté, laissé jeudi sur sa page Facebook. "J'ai fait une monumentale erreur de jugement et laissé tomber mon club, mes fans et, plus important encore, ma famille." Les Anglo-Saxons raffolent de ce genre d’acte de contrition.

"Je vais devoir maintenant laisser la police et la justice faire leur travail et en assumer les conséquences, poursuit le joueur. Je suis juste content que personne n'ait été blessé. Désolé." Dan Carter sait pertinemment que quelle que soit la sanction que la justice française lui réservera, il a eu de la chance dans son malheur. S’il avait fauché un cycliste ou un piéton, il n'en dormirait plus.