Reuters
Le milliardaire Donald Trump affirme avoir acheté les droits des chansons des Rolling Stones, mais ces derniers lui refusent le droit de les utiliser dans ses meetings.
Présidentielle US

Trump n’a que faire des Rolling Stones

06 mai 2016

Le probable candidat républicain à la prochaine élection présidentielle américaine continue d’utiliser les chansons du groupe britannique dans ses meetings, malgré leur interdiction...

“If you start me up, i’ll never stop, start me up!” Le refrain entêtant des Rolling Stones et la voix de Mick Jagger continuent d’embraser l’atmosphère des meetings de Donald Trump, probable candidat républicain à l’élection présidentielle du mois de novembre face à Hillary Clinton. Une chanson comme Start me Up, ça vous motive une salle, les Stones le savent bien. Impossible pour eux d’imaginer une tournée sans l’interpréter. Idem pour You Can't Always Get What you Want qu’il utilise aussi. Qui sait, ces deux tubes peuvent peut-être aussi convaincre quelques centaines de fans des Rolling Stones d’accorder leurs suffrages au milliardaire new-yorkais… Une possibilité que le plus grand groupe de rock du monde refuse carrément de cautionner.

Mick Jagger et Keith Richards l’ont dit clairement: ils ne veulent plus que Trump se serve de leurs chansons dans ses réunions. Dans un communiqué, le groupe a même “exigé” que Trump “cesse immédiatement” de les utiliser à leur insu.

Donald Trump n’en fait cependant qu’à sa tête, ce qui donne une idée du président qu’il pourrait devenir… Il passe toujours les chansons en questions et se moque éperdument de l’avis des Stones.

"Nous avons les droits de les utiliser. J'achète toujours les droits", a soutenu le milliardaire à la chaîne de télévision CNBC. Peut-être, mais l’usage autorise les artistes qui le souhaitent à faire interdire leurs titres à tel ou tel candidat. Ainsi le mois dernier le groupe House of Pain a-t-il obtenu de l’équipe de campagne de Trump qu’elle cesse de reprendre son tube Jump Around.

Les Rolling Stones ne sont d’ailleurs pas les seuls à ne plus vouloir être associés, même de loin, à Donald Trump. Adele, Neil Young et le groupe R.E.M ont exigé la même chose.