Notre Whitney nationale rayonne. La lycéenne d’Yverdon, première métisse couronnée Miss Suisse en 2008, est amoureuse. Assez pour le crier au monde entier! Depuis le 9 novembre dernier, la belle, âgée de 19 ans, sort avec le Vaudois Guillaume Oberson, 23 ans, un solide gaillard (186 cm pour 92 kg), futur coach sportif, rencontré à Paléo cinq mois plus tôt. Le couple a ensuite pris le temps d’apprendre à se connaître. Enlacés dans une suite du Château d’Ouchy, Whitney et Guillaume ont consenti à révéler quelques-uns de leurs secrets les plus intimes.
Whitney avoue qu’elle peut être une vraie tête de mule, vous confirmez?
Guillaume: Oui, complètement!
Vous retrouvez-vous souvent confronté à son sale caractère?
G.: Au début, j’étais assez conciliant, pensant que ça allait passer. Je m’efforce de lui expliquer qu’à 19 ans elle ne peut plus réagir ainsi. Elle peut être très violente, une vraie gamine! Je le lui dis.
Whitney: Il a beaucoup de respect pour moi, mais cela ne l’empêche pas de me faire des remarques. Il prend le temps, il tente de me raisonner, mais sans jouer les pères de substitution, d’égal à égal.
Le plus diplomate des deux, c’est donc Guillaume?
G.: Peut-être simplement parce que je suis plus âgé, donc plus mûr. C’est dans ma nature de rechercher le dialogue.
W.: C’est agaçant, parce que c’est tout le temps, y compris au lit! Quand je veux dormir, lui veut parler. Il veut toujours dialoguer.
Voilà une grande différence entre nous. D’après Guillaume, si je fuis le dialogue, c’est à cause du rapport déséquilibré que j’avais avec mes ex.
Est-ce que vous pouvez tout lui dire?
W.: Oui. Je lui dis vraiment tout, y compris les trucs de filles. Je me confie. Il est comme mon meilleur ami.
«Ce n’est pas parce que je parle ouvertement de sexe que je suis une accro. Je ne suis pas une Miss Sexe!»
Whitney Toyloy
Whitney souligne que, pour votre âge, vous êtes très mûr. Comment l’expliquez-vous?
G.: Cela vient de mon père, je pense, décédé il y a six ans. Je suis l’aîné de trois frères. Il a fallu faire face.
Votre père est mort de maladie?
G.: Oui, d’un cancer du poumon. J’avais 18 ans.
W.: C’est comme si je perdais mon père aujourd’hui. Je réalise à peine combien ça me changerait.
Dans l’intimité, comment vous surnommez-vous?
G.: Tête à claques! Ou alors Whitnos.
W.: Moi, je dis Willy ou Luigi, je fais des rimes idiotes dans mes SMS. On n’est pas le genre fleur bleue à s’appeler «mon doudou d’amour». Je l’appelle chéri. Sa mère, elle, me surnomme «la petite au nez retroussé»…
«Ce qui me plaît chez elle? Son humour. Sinon, sa peau, son odeur. Whitney, c’est un tout»
Guillaume Oberson
Dans l’absolu, qui préfère aller squatter chez l’autre?
G.: Je me sens très à l’aise partout.
W.: C’est plus calme chez Guillaume, à Lutry (VD), où il y a plus d’intimité parce qu’il y a moins de monde. Sa maman a un ami et elle passe beaucoup de temps chez lui, l’un de ses frères est au Canada et le cadet, lui, est là, mais il sait se faire discret.
Comment vous répartissez-vous les tâches ménagères?
G.: Dis la vérité! Elle ne fait rien…
W.: Si, je débarrasse.
G.: Ouais, pas tout le temps… Chez elle, elle ne fiche rien. Ses frangines non plus, d’ailleurs.
W.: Je ne fais jamais ton lit, ça c’est vrai.
G.: Par contre, moi, je l’ai fait l’autre jour et, du coup, c’était mal fait! Voilà où on en est… Quand je pense qu’au début elle me disait: «Oh, t’es trop chou, tu as fait le lit!» (Ils rient.)
Vous vous êtes fait une alliée de la mère de Guillaume?
W.: Je ne la vois pas souvent, mais on s’entend bien. Elle m’a donné une clé de la maison.
G.: Ce n’est pas rien. Ma précédente copine a dû attendre au moins trois ans avant d’avoir la sienne!
Etes-vous un couple très tactile?
G.: Moi bien plus qu’elle.
W.: Il faut dire que, dès qu’il m’embrasse sur le front, j’ai sa barbe dans la figure…
Comment expliquer cette différence?
G.: Chez moi, c’est un besoin.
W.: Moi, je ne fais pas de câlins à ma mère, embrasser mon père, ça me fait bizarre, et la première fois que j’ai pris ma sœur Ava dans mes bras, c’était le soir de mon élection: elle était en pleurs.
«Ce que je préfère chez Guillaume? Ses tablettes de chocolat»
Whitney Toyloy
Guillaume et ses frères, c’est tout l’inverse. Ils sont superproches, hyperfusionnels. C’est émouvant.
G.: La mort de mon père nous a beaucoup rapprochés. On n’était pas comme ça avant.
Sortir avec l’une des plus jolies filles de Suisse, c’est valorisant?
G.: Au début, franchement, cela ne m’intéressait pas, mais on ne peut faire abstraction du regard des gens. Quand on sort boire un verre, je n’ai pas besoin que tout le monde nous regarde. Parfois, c’est pénible. Les gens peuvent être vraiment lourds. Comme Miss Suisse est un personnage public, ils pensent qu’elle leur appartient, qu’ils peuvent tout lui dire.
W.: Alors que moi, si j’ai le malheur de choisir de me taire, on me réplique aussitôt: «Oh, ça va, t’es Miss Suisse, tu dois répondre!» Désolé, les mecs, mais typiquement pas.
Au fond, Guillaume, vous préféreriez presque qu’elle n’ait jamais été élue Miss Suisse?
G.: Ah complètement, tout en sachant que, dans ce cas-là, on ne se serait peut-être jamais rencontrés. C’est tout le paradoxe. Pour revenir à votre question, ce qui me gonfle le plus, ce sont les mecs qui me disent: «Félicitations!» Comme si Whitney était un trophée de chasse. C’est insupportable.
Whitney, que préférez-vous physiquement chez Guillaume?
W.: Son ventre et son dos.
Mais il n’a pas de ventre!
W.: Alors les tablettes de chocolat! En comparaison, le ventre de mon père, se serait plutôt de la mousse au chocolat! (Elle éclate de rire.)
«Guillaume, je lui dis vraiment tout, y compris des trucs de filles. Je me confie. Il est comme mon meilleur ami»
Whitney Toyloy
Guillaume est-il un bon amant?
W.: Oui. C’est très intime, mais je n’ai aucun souci à parler de sexe. Dans ma famille, on en a toujours parlé ouvertement.
Même chose pour vous, Guillaume?
G.: Chez moi, c’est un monde d’hommes. Ce n’est pas pareil. Avec mon père, je n’ai tout simplement pas eu le temps d’en parler. Je lui en parlerais sûrement aujourd’hui, s’il était vivant.
W.: C’est superdur de dire ça… En tout cas, parler de sexe est important et, selon moi, c’est l’un des rôles importants dévolus aux parents. Je ne parle pas de choses détaillées ou saugrenues, mais de l’utilisation de préservatifs, du sida, de tout ça. Mes parents l’ont fait avec moi. Je les en remercie. Mon père a le don d’en parler avec beaucoup d’humour et c’est une superméthode éducative. Maintenant, je n’aimerais pas être mal comprise. Ce n’est pas parce que je parle ouvertement de sexe que je suis une accro. Je ne suis pas Miss Sexe!
Qui se charge des moyens de contraception dans votre couple?
W.: La fameuse question… C’est de la responsabilité des deux. Chacun doit y penser et se prémunir. Il faut savoir en parler. C’est important.
Guillaume, qu’est-ce qui vous plaît le plus chez Whitney?
G.: Son humour. On a un peu le même. Sinon, sa peau, son odeur. Whitney, c’est un tout. Il n’y a guère que ses tatouages qui me laissent perplexe.
Pour s’accomplir sexuellement, que faut-il?
G.: L’osmose.
W.: La communication aussi, et la confiance. Sans cette dernière, rien n’est possible.
La vie sans sexe, c’est?
G.: Ennuyeux.
W.: J’aurais dit pareil. Ennuyeux et difficile.
Le sexe sans amour?
W.: Je ne connais pas. Les histoires d’une nuit, je ne sais pas ce que c’est. Lui, il sait.
G.: Merci vielmal! Non, mais je reconnais qu’à l’issue de ma dernière longue relation, je me suis bien amusé. (Il sourit.)
Le secret d’une nuit d’amour réussie?
G.: Bien débuter la soirée, bien rigoler. Moi, j’ai besoin de ça.
W.: Moi aussi. Je ne suis pas très romantique. La Saint-Valentin, par exemple, je déteste.
G.: Moi, je le suis davantage. Je peux appeler Whitney au milieu de la journée rien que pour lui faire un petit bisou.
Quelles autres petites attentions a-t-il pour vous?
W.: Il sait que j’ai besoin de moments pour moi et il le respecte. Même quand on regarde un film ensemble, je ne suis pas le genre à me coller à lui.
G.: Moi non plus.
W.: C’est pareil au lit: au bout de dix minutes, chacun dort de son côté.
Faites-vous volontiers preuve d’audace dans l’intimité?
W.: On est ouverts, oui.
G.: Mais on n’a pas le Kama Sutra! (Il rit.)
Enfin, que répondre à son partenaire s’il demande, au bout de la nuit: «J’ai été comment?»
W.: Tu ne m’as jamais demandé ça, toi…
G.: Non, parce que je sais. (Eclat de rire général.)
W.: N’importe quoi! Non, mais franchement, cette question: «Alors, heureuse?» C’est vraiment trop nul.