L’Astra (ex-Kadett) est à Opel ce que la Golf est à Volkswagen: à la fois un best-seller et une vache à lait. Elle n’a donc pas droit à l’erreur. La troisième génération semble posséder de quoi relever le défi.
Du premier coup de crayon à la commercialisation, un nouveau modèle automobile exige au moins deux ans, en général plutôt trois ou quatre. C’est dire si l’Astra dévoilée cet automne ne relève en rien des turbulences que subit la marque de Rüsselsheim dans la tourmente qui a conduit GM à s’en séparer en la vendant au géant canadien de l’équipement automobile Magna. La preuve: cette compacte à cinq portes réunit un design à la fois musclé et élégant, une conception technique et mécanique très moderne, la traditionnelle qualité germanique (qu’Opel a retrouvée, après quelques années chancelantes) et une palette d’équipements de pointe, voire d’avant-garde.
Reprenons! Le tout nouveau châssis, dit mécatronique, allie, comme son nom l’indique, les meilleures solutions mécaniques et un impressionnant assortiment de contrôles électroniques. La suspension adaptative permet différents réglages selon les besoins ou désirs du conducteur. Les huit motorisations proposées dès le lancement brillent tant par leurs performances que par leurs consommations et émissions (lire ci-contre). Enfin, au catalogue des accessoires disponibles, de série ou en option, on trouve des innovations high-tech comme des phares bi-xénon dont le faisceau comme l’intensité d’éclairage varient en fonction des conditions de conduite et de la route, un système à caméra lisant et reproduisant au tableau de bord les panneaux de signalisation ou encore… un volant chauffant!
Bref, l’Astra de troisième génération progresse sur tous les fronts: style, comportement, sécurité, économie- écologie, technologie, confort et agrément. Elle paraît donc bien armée pour faire au moins aussi bien que sa devancière, c’est-à-dire assurer un tiers des ventes de la marque, soit un bon demi-million d’unités par an. Vincent Hutter
À SAVOIR
Moteurs: quatre 4-cylindres à essence ECOTEC, dont deux turbos, de 1,4 et 1,6 l et de 100 à 180 ch, ainsi que quatre turbodiesels CDTI de 1,3 à 2 l et de 95 à 160 ch. Boîte manuelle à 5 ou 6 vitesses ou encore automatique à 6 rapports (seulement avec certaines motorisations). Traction.
Performances: jusqu’à 8,5 s de 0 à 100 et 221 km/h en pointe (1,6 Turbo ECOTEC).
Consommation: jusqu’à 4,2 l aux 100 en parcours mixte et 109 g/km de CO2 (cat. A) selon le constructeur (1,3 CDTI), mais pas plus que 7,1 l/100 et 167 g/km de CO2 (1,6 essence boîte automatique).
Mesures: 4 m 42 de long, 1 m 81 de large et 1 m 51 de haut; coffre de 370 à 1235 l; dès 1373 kg à vide.
Prix: de 22 600 fr. (1,4 ECOTEC) à 34 950 fr. (Sport 1,6 Turbo ECOTEC).
Garantie: deux ans sans limitation de kilométrage (prolongeable jusqu’à quatre ans moyennant supplément) avec assurance mobilité, douze ans contre la corrosion perforante.
Disponibilité: introduction progressive des différentes versions ou motorisations entre décembre 2009 et le printemps 2010
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