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Les confidences
5 personnalités dévoilent leurs dessous chics
Que ce soit pour séduire leur homme ou se faire plaisir, les femmes entretiennent une relation très particulière avec leur lingerie intime. Cinq d’entre elles ont accepté d’évoquer ces objets du désir, ces hauts et ces bas qui attisent les sens. Le tout commenté par Chantal Thomass, la grande prêtresse des dessous affriolants.

Par Anne-Marie Philippe - Mis en ligne le 26.05.2009
Photos: Philippe Pache

Yasmine Char écrivain, administratrice du Théâtre de l’Octogone à Pully (VD).
 «Si j’ai envie de jouer les femmes fatales, je le fais pour moi!»
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Ambiance feutrée, bougies, canapés en cuir chocolat sur des tons blanc cassé, on se sent bien chez Maria Mettral. «C’est Christian qui s’occupe de toute la décoration. Il adore. Il peint, bricole et court les magasins à la recherche du petit détail qui fera la différence», confie-t-elle. Et, comme pour appuyer ses propos, son mari, le comédien Christian Gregori, débarque avec quatre chaises en cuir blanc qu’il installe autour de la table ancienne, relookée design.
Et si l’on parlait lingerie? «J’ai une préférence pour les dentelles noires. Mes petits dessous, je les aime sobres et bien coupés, sans sophistication.» Maria apprécie la beauté de la lingerie et des tissus. «Mais je ne fais pas d’achats compulsifs!» précise t-elle. Jamais de petite folie, dans ce domaine? La comé-dienne avoue avoir craqué pour un soutien-gorge Chantal Thomass, en précisant que cela restait exceptionnel. «J’ai une admiration sans borne pour le travail de cette créatrice. Elle est imaginative et joue avec des matières nobles et douces.»
Ses couleurs de prédilection restent le bronze, le noir ou l’anthracite. Certaines combi-naisons de noir et de doré lui semblent très séduisantes. En revanche, ne lui parlez pas de rouge: «Je trouve cela hypervulgaire, le rouge!»
Les bas? «Ça griffe et ils peuvent tomber! Au quotidien, je choisis plutôt des collants. Les marques comme Wolford ou Fogal en ont créé de ravissants, avec des dentelles, de la transparence ou des motifs très féminins. Cela ne m’empêche pas d’aimer le look porte-jarretelles et guêpière. Le côté audacieux me plaît. C’est très joli, hypersexy, ça donne une silhouette d’enfer, mais je n’en porte pas. J’aurais l’impression d’être dans un carcan, comme au XIVe siècle.»
Les dessous sont-ils liés à la séduction? «Je n’ai pas de stratégie, je le fais pour moi, je ne pense pas à mon homme.» Non, son mari ne lui offre pas de lingerie. «Je préfère choisir seule, même si Christian a très bon goût. La plupart du temps, il apprécie mes achats.»
Et côté petites culottes, Maria rejette les strings pour favoriser les slips brésiliens. Chiffons, lingerie… «Tout cela, c’est bien beau mais, moi, je suis une baba dans l’âme, plutôt bohémienne!»
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Claude-Inga Barbey comédienne et auteur.
«En été, je préfère ne pas mettre de culotte»
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Anne est dans une dynamique de succès, sur le plan tant privé que professionnel. La comédie d’Isabelle de Toledo, Réveillon d’été, dans laquelle elle jouait au Théâtre de Montreux-Riviera, a été reprise par le Théâtre Michel, à Paris, et était à l’affiche jusqu’au printemps dernier.
Dans son appartement parisien, sobre et chaleureux, Anne Richard écrit des contes pour enfants, qui prendront vie sous la direction de Blaise Héritier avec le corps de musique de Delémont. Anne est heureuse. Et elle accepte, avec cette infinie gentillesse qui est la sienne, de poser sa plume pour évoquer la légèreté des petits dessous.
Sa lingerie tient une place secrète dans un tiroir confidentiel. «Je les aime simples, élégants et confortables. Ils doivent associer la féminité et le bien-être.» La comédienne privilégie les bas, symbolisant la sensualité, aux collants. Et de préciser: «Cela dépend des circonstances, et surtout de l’amant. Evidemment, quand je suis amoureuse, je choisis ma lingerie avec soin, parce que j’ai davantage envie de plaire. Et ne dois-je pas être prête à toutes les éventualités?» lance-t-elle, malicieuse.
Ferait-elle des folies pour des dessous chics? «Si j’ai un coup de cœur pour un ensemble, je ne vais pas me priver!» Quant à son homme, s’il ne lui en offre pas, il fait beaucoup mieux: il l’accompagne dans les magasins de lingerie. Et Anne adore. «C’est magique. Faire l’achat ensemble, vivre la complicité du moment m’apaise. En général, je ne sais pas choisir. Avec lui, pas de problème, il a très bon goût.»
La comédienne ne se laissera pas tenter par les guêpières. «C’est trop compliqué, trop sophistiqué. Et je ne supporte pas d’être contrainte physi-quement. Pour moi, un sous-vêtement ne doit pas se sentir, il doit faire corps avec vous.» Si l’on parle de petites culottes, Anne précise qu’elle a une préférence pour les petits caleçons, les boxers en coton. Quelquefois, elle ne coordonne pas forcément les couleurs. Et alors? Avec elle, c’est toujours noir ou blanc.
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Chantal Thomass créatrice éponyme de la marque légendaire.
«Aujourd’hui, les hommes entrent librement dans les boutiques de lingerie»
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Marianne de Cocatrix ex-Miss Suisse romande, collectionne les dessous.
«Un joli décolleté avec une dentelle qui dépasse, cela séduit sans provoquer»
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Maria Mettral comédienne et présentatrice météo à la TSR.
 «Mes dessous, je les aime sobres et bien coupés»
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Chantal Thomass a propulsé la lingerie au rang d’objet de désir. Elle fait découvrir aux femmes qu’elles peuvent être séduisantes et séductrices. Son univers se définit en quelques mots: féminité, sensualité, chic, luxe, glamour, séduction, impertinence.
Comment la lingerie a-t-elle évolué depuis quarante ans?
Une grande évolution a eu lieu dès les années 20 jusque dans les années 60-70. Mais l’installation de toutes les bases (soutien-gorge, slip, gaine, porte-jarretelles, guêpière) est intervenue entre 1920 et 1950. Dans les années 60, avec le mouvement féministe, les femmes ont rejeté la lingerie faite pour plaire aux hommes et elles ont choisi des sous-vêtements uniquement pour leur côté fonctionnel.
Vous avez pourtant fait vos débuts à la fin des années 60, avec le succès que l’on connaît…
Lors de mes défilés de prêt-à porter, dans les années 70-80, je passais quelques modèles de lingerie et, cela, personne ne l’avait jamais fait. J’ai pu ainsi tout de suite être remarquée par la presse internationale. Mes créations se sont distinguées par une pointe d’humour et de fantaisie, mais elles n’étaient pas toujours très confortables, par manque de matières adaptées. En 1985-1990, ces dernières ont évolué vers plus de souplesse et de confort. Les fabricants ont créé des tissus stretch, confortables, faciles d’entretien, à l’esthétique douce et attrayante. Mes créations pouvaient ainsi garder leur impertinence tout en se faisant oublier.
Pouvez-vous définir la personnalité d’une femme en fonction de ses choix de lingerie?
Non, ce n’est pas si évident. Quelquefois, des femmes classiques et très bourgeoises cachent sous un tailleur strict des dessous hyperféminins. Et d’autres, aux allures plus sophistiquées, peuvent apporter peu de soin à leur lingerie. Je regrette que certaines femmes n’adaptent pas leur soutien-gorge à leur silhouette. C’est tellement dommage d’apercevoir une poitrine mal soutenue sous un pull moulant.
Est-ce que les hommes, aujour-d’hui, osent davantage offrir de la lingerie à leurs amoureuses?
Aujourd’hui, les hommes, surtout les plus jeunes, entrent librement dans les boutiques de lingerie. Ils aiment faire de jolis cadeaux. Dans la mienne, je rencontre souvent des hommes qui viennent régulièrement acheter de la lingerie pour leur femme.
Est-ce que les porte-jarretelles sont toujours d’actualité?
Actuellement, on vend beaucoup de bas up. Les porte-jarretelles avec les bas s’adressent à une minorité de femmes, hyperféminines, qui les portent souvent dans un but de séduction.
Vous parlez d’impertinence dans votre univers, quel rapport?
L’impertinence? Parce que ma lingerie est coquine, classe, dans de belles matières, avec un brin d’humour. Je crée beaucoup de dessous très sexy et luxueux, mais jamais vulgaires. J’ai refusé d’introduire des culottes fendues dans mes collections. Je ne veux pas parler de sexualité, mais de sensualité.
Personnellement, quels sont vos choix dans ce domaine?
J’aime beaucoup les dentelles et le noir. C’est mystérieux et sexy. Après avoir porté des soutiens-gorge à balconnet avec des mousses, je suis, en ce moment, davantage séduite par les triangles. On revient à la mode des seins moins agressifs. Et c’est aussi le grand retour du rétro des années 50.
Que pensez-vous de la tradition du rouge pour le soir du réveillon?
C’est plutôt une tradition italienne, il me semble. Quoi qu’il en soit, si c’est l’occasion d’acheter des petits dessous, tant mieux. Et si, en plus, ça porte bonheur… Nous avons beaucoup de lingerie rouge, mais nous la vendons surtout pour la Saint-Valentin.
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 Sans un brin de maquillage, nature et chaleureuse, Claude-Inga Barbey nous reçoit dans sa spacieuse cuisine de campagne. Inutile de s’extasier sur l’endroit, elle nous prévient joyeusement: «Je rentre chez moi.» La comédienne a décidé de retrouver Genève, sa ville. Ses trois enfants adultes l’ont déjà précédée et, depuis des mois, elle s’épuise dans ces interminables trajets entre Genève et la région de Morges, où elle a élu domicile depuis plus d’un an avec son autre fils, Marcel, âgé de 6 ans.
Elle pouffe de rire quand on lui parle de petits dessous. «Moi, c’est culottes et soutiens-gorge Migros en multipack. Je n’essaie rien! Et, s’ils ne me vont pas, je donne.» La comédienne a une préférence pour les dessous noirs ou blancs mais avoue craquer, quelquefois, pour la lingerie rose. Un petit côté romantique caché et pourtant si touchant.
Claude-Inga ouvre son armoire: «Regardez le peu de place que prend ma lingerie!» Du tiroir dépasse pourtant un petit haut rouge délicat en pure soie. Intrigant. Pas si sages les petits dessous de Claude-Inga, non? «Un cadeau du père de mes enfants. J’ai partagé dix-sept ans de ma vie avec lui. Il aimait la lingerie et m’achetait de jolis ensembles.» Des guêpières, des porte-jarretelles? «Oui, même cela… Je ferais n’importe quoi par amour! S’il me voulait femme fatale, je lui faisais plaisir! Aujourd’hui, je me sentirais déguisée. A 30 ans, tout est différent.»
La jeune femme avoue une infidélité à… Migros. Une seule. «Ma copine m’avait convaincue. Tu peux acheter de la lingerie Simone Pérèle les yeux fermés sans même essayer. Alors, sans hésiter, j’ai choisi quatre ensembles d’un coup. Pas de chance, j’ai pris la mauvaise taille. Cela ne m’a pas per-turbée pour autant, je les ai donnés et point.»
Un string? «Jamais de ma vie! Après 35 ans, on a les fesses qui tombent. Je préfère ne pas mettre de culotte. Et, en été, c’est ce que je fais.» Vous vous baladez sans culotte? «Et alors, personne ne sait que je n’ai pas de culotte!» ironise Claude-Inga. Jusqu’à aujourd’hui…
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La femme est belle, sensuelle. La séduction est chez elle naturelle, instinctive. «A 20 ans, je dépensais des sommes folles pour ma lingerie. J’avais besoin de claquer pour assumer ma féminité. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’en faire autant pour me sentir bien dans ma peau.» Sa première tenue était signée Chantal Thomass. Un plastron de smoking avec un porte-jarretelles noir et rose.
Yasmine n’aime pas la lingerie mièvre et encore moins les cotonnades. Elle craque pour des couleurs fortes, comme le grenat ou le jaune paille. La jeune femme ne porte que des bas. «Les collants, jamais! Ça gratouille. Et les porte-jarretelles, pourquoi pas? Pour une soirée, si je suis d’humeur coquine.»
Philosophe, elle a renoncé à devancer les désirs de son mari qui aime tout et son contraire: la lingerie coquine et le coton à la Calvin Klein, le maquillage sophistiqué et le naturel. De quoi y perdre son latin! «Si j’ai envie de jouer les séductrices ou les femmes fatales, je le fais pour moi-même!» Son homme ne court pas les boutiques de lingerie. «Il ne m’offre pas d’ensembles, et je m’en fiche. Je n’ai besoin de personne. Je sais ce qui me va. Et je suis très indépendante. Il faut que cela me plaise avant tout et que ce soit agréable. Par exemple, j’ai une guêpière, mais je ne la porte que rarement, car je n’arrive pas à la fermer. C’est insupportable.»
Les petites culottes? Yasmine préfère les boxers et les strings. «Mais… quand il n’y a personne, une bonne grosse culotte de grand-mère avec un pyjama bien chaud, il n’y a rien de tel!»
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Anne Richard comédienne et écrivain.
«Quand je suis amoureuse, je choisis ma lingerie avec soin»
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«Je collectionne les petits dessous. J’en ai vraiment beaucoup. Je peux claquer 400 francs chez H&M. Si un modèle me plaît, j’en achète dix d’un coup!» Pas de doute, Marianne de Cocatrix, ex-Miss Suisse romande, a une passion pour la lingerie. Elle rêve de devenir modèle pour une grande marque. Et pourquoi pas Chantal Thomass ou Agent Provocateur? «J’ai assisté à un défilé, lors de l’ouverture de leur boutique à Genève, et j’ai adoré leur collection. J’ai flashé sur leurs corsets, absolument magnifiques!»
La jeune fille affectionne les ensembles avec des nœuds papillon, des strass et des dentelles dans des couleurs plutôt foncées. Mais elle ne portera jamais de bleu. Cette couleur ne lui plaît pas. Peut-être trop froide pour elle?
La belle Valaisanne vient de prendre son envol. Elle s’installe pour la première fois seule dans un appartement. A deux pas de chez ses parents, il est vrai, mais tout de même… Du haut de ses 22 ans, Marianne avoue avoir déjà porté des guêpières et des porte-jarretelles. L’ex-Miss Suisse romande aime la féminité et le côté glamour de la lingerie sophistiquée. «Les dessous sont bien sûr liés à la séduction. Quand je suis amoureuse, j’ai un désir encore plus fort de plaire. Un joli décolleté avec une petite dentelle qui dépasse avec grâce, cela séduit sans pour autant provoquer. Et on ne sait jamais, on peut, par hasard, croiser le jeune homme que l’on aime!» D’ailleurs, Marianne a eu un coup de cœur pour un garçon. Il ne le sait pas encore. La jeune fille ne fera pas les premiers pas, elle fait simplement confiance à la vie. Qui sait, leurs chemins se croiseront peut-être?
Quand on parle petites culottes, Marianne s’extasie sur les shorties, des petits boxers très féminins. Elle les choisit toujours avec dentelles, pour leur petit côté affriolant. Et, évidemment, elle assortit toujours le haut et le bas. «Sauf si je n’ai pas de temps ou si je ne suis pas réveillée!» lance t-elle en riant. La belle a un soutien-gorge porte-bonheur. «Il a des strass et je le mets quand je vais à des rendez-vous super importants. Il a toujours su être mon complice et m’a porté chance!»
Quant à la couleur, le rouge est plutôt synonyme de passion. Les petits dessous rouges, elle les réserve donc pour la Saint-Valentin...
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En son boudoir
«Aujourd’hui, les hommes, surtout les plus jeunes, entrent librement dans les boutiques de lingerie.»
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Tags: lingerie intime, Claude-Inga Barbey, Yasmine Char, Anne Richard, Maria Mettral, Marianne de Cocatrix, Chantal Thomass Aller en haut de page Haut de page

 

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