Voici comment profiter des ultimes apparitions de la STAR CÉLESTE actuelle. C’est aussi l’occasion de faire sa première astrophotographie.
Par
Philippe Clot - Mis en ligne le 03.11.2010
Ce n’est pas la comète du siècle, mais elle a le mérite rare d’être visible à l’œil nu dans de bonnes conditions d’observation. Mais c’est avec une simple paire de jumelles que ce mystérieux halo de lumière froide produira son effet.
Hartley 2 (ou 103P pour les scientifiques) est une boule de roche et de glace d’un diamètre d’un kilomètre et demi seulement. Sa chevelure, c’est-à-dire les poussières qu’elle sème autour d’elle en raison du réchauffement dû à son passage près du Soleil, mesure en revanche 150 millions de kilomètres, soit la distance entre la Terre et le Soleil. Et, pour en terminer avec les chiffres, cette comète, découverte en 1986 seulement, se situe actuellement à une distance équivalant à 50 fois la distance Terre-Lune.
«MODE D’EMPLOI»
Toute la difficulté pour les profanes en astronomie consiste à chercher l’objet du désir dans la bonne portion de ciel nocturne. Le schéma reproduit ci-dessus, calculé et dessiné par le logiciel Starry Night, devrait vous y aider. Vu l’heure tardive de l’observation idéale, nous avons volontairement choisi de représenter la situation dans la nuit de samedi à dimanche prochains (6 et 7 novembre), afin de pouvoir s’offrir une grasse matinée réparatrice. A 2 heures du matin, la comète sera située au-dessus de l’horizon sud-est (c’est-àdire un peu à gauche du sud).
Il faut alors repérer la belle constellation d’Orion (1), immanquable avec sa forme de grand sablier et avec ses trois étoiles alignées au milieu de celui-ci. Au-dessous d’Orion, on tombe sur Sirius (2), l’étoile la plus brillante du ciel dans la constellation du Grand Chien (Canis Major). Et à mi-hauteur et à gauche de ces deux repères, brille Procyon (3), du Petit Chien (Canis Minor). Hartley 2 (4) se trouvera cette nuit-là et à cette heure-là légèrement à droite de Procyon.
Les jours précédant ce weekend, toujours à 2 heures du matin, la comète sera située plus haut. La semaine prochaine, elle sera située plus bas, avant de tirer définitivement sa révérence avant la fin du mois. Le must consiste encore à l’immortaliser grâce à la souplesse de la photographie numérique. Pour réaliser une belle image, il faut un appareil doté d’une focale de 200 à 300 millimètres et capable de prendre une pose de trois à cinq minutes, et bien sûr un trépied. Le résultat (quasiment garanti à condition d’être à l’abri des intrus de type phares de voiture) pourra servir de carte de vœux originale pour la fin de l’année. Car aujourd’hui les comètes ne sont plus de mauvais présages.