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Après plus de vingtcinq ans passés à bouter le feu psychédélique au
rock énervé, le combo d’Oklahoma City s’offre une parenthèse historique
en passant un grand coup de karcher sur Dark Side of the Moon. Le choix
de ce monument élevé par Pink Floyd en 1973 est à la fois évident (pour
les angoisses qui l’habitent) et cassegueule comme de repeindre la
Joconde. Dépouillée de quelques grandes orgues, taillée au plus près de
l’os, lardée de bruits à la fois familiers et inédits, cette intégrale
ravive les couleurs de l’original sans perdre de la patine. J.-B.B.
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