C’est l’ennemi numéro un, le plus insaisissable et le plus sournois: la routine! Journaliste et écrivaine, spécialiste du bienêtre, Françoise Réveillet propose, dans un livre qui vient de paraître, 10 minutes pour soi (Ed. Marabout), de terrasser une fois pour toutes cet ennemi qui ne prospère, en fait, que grâce à notre indolence et à notre paresse congénitale.
«La vie nous réserve de grandes étapes de crise, explique- t-elle: le chômage, la retraite, le départ des enfants, la crise de la quarantaine, la disparition d’un proche, la maladie… qui stimulent notre désir de changement.»
Mais, plutôt que d’attendre passivement ces changements obligés, poursuit-elle, «mieux vaut améliorer votre vie dès aujourd’hui en modifiant certaines habitudes qui vous bloquent ou qui vous freinent».
L’exercice est facile, assure-t-elle, et il constitue virtuellement la promesse d’une existence enfin conforme à ses valeurs et à ses rêves.
Il y a d’abord les (mauvaises) habitudes à corriger: c’est le plus difficile, bien sûr, car ces habitudes sont ancrées profondément et elles ont acquis, au fil du temps, une espèce de fonction de réconfort. Par exemple, fumer une nouvelle cigarette, se rabattre sur un McDo, faire la gueule, renoncer au jogging prévu…
Mais Françoise Réveillet suggère surtout de dépasser ces vieilles habitudes en en contractant de nouvelles, bonnes et stimulantes. On reste dans l’habitude, donc, mais on entre dans le positif! «Les émotions négatives altèrent notre enthousiasme et notre goût pour la vie, remarque-t-elle, alors qu’une bonne habitude est rafraîchissante et contagieuse. »
Pour vaincre la (mauvaise) routine, le mieux consiste dès lors, selon elle, à se fixer, chaque matin, trois bonnes habitudes pour la journée. Ce qu’elle propose?
1 Soyons conscients de chaque passage de porte!
Hautement symbolique, la porte relie forcément deux mondes, deux atmosphères. Les percevoir l’un et l’autre - la rue et le café, son bureau et celui de son collègue, l’allée et son appartement, etc. -, c’est ressentir la richesse et la variété du quotidien.
2 Apprécions les petits bonheurs simples!
Aux antipodes des grosses émotions-chocs, Françoise Réveillet conseille de cultiver, au contraire, les sensations et les instants apparemment banals mais toujours uniques: un visage souriant dans la rue, un rayon de soleil, une pub amusante…
3 Enfin, et c’est peut-être le plus sûr moyen de réenchanter le quotidien, ouvrons tout grands les yeux sur la beauté!
«S’attader devant un tableau que nous aimons et que nous ne prenons plus le temps de regarder procure de l’émotion et du bonheur! Les belles choses rendent notre vie plus poétique et plus belle!»