Durant une semaine, oubliées les chaussures de ski, la combinaison et la neige des glaciers, rien que les tongs, un bikini et du sable fin. Cet été, au milieu de sa préparation en vue de la prochaine saison, marquée par les Jeux olympiques de Vancouver, Lara Gut s’est offert un petit break sur la côte turque, dans un club de vacances de Camyuva, au sud d’Antalya. Un séjour «entre filles», la jeune Tessinoise étant accompagnée de sa mère, Gabriella, et d’une amie, la skieuse autrichienne Anna Fenninger. «Ma maman, je ne peux pas m’imaginer meilleure compagne de voyage», se félicite la jeune femme. Pauli Gut, le papa, en a profité pour skier à Saas-Fee avec le petit frère, Jan, 14 ans, un autre grand espoir du ski helvétique.
«Même si je pratique un sport d’hiver, j’aime le chaud», s’est félicitée Lara Gut, qui en a profité pour s’adonner à sa passion de la lecture. Le best-seller sur la Camorra napolitaine Gomorra, de Roberto Saviano, avait trouvé une bonne place dans la valise. «Ce que je préfère, ce sont les livres historiques, par exemple sur la Deuxième Guerre mondiale ou l’Afrique.»
Bien sûr, le sport n’a pas été totalement absent du séjour. La double médaillée d’argent des Mondiaux de Val-d’Isère s’est astreinte à plusieurs heures d’entraînement, «mais avec un fort accent mis sur le plaisir». Au programme: un peu de musculation, du wakeboard, de la boxe, du tennis de table, et beaucoup de rires.
Lara Gut a aussi profité de son été pour s’engager comme marraine de la fondation Laureus, qui vient en aide aux enfants défavorisés. Elle l’a déjà soutenue de manière indirecte avec sa semaine en Turquie, le voyagiste TUI, partenaire de Laureus, fait un don à la fondation pour chaque réservation faite chez lui. A l’avenir, la jeune femme se réjouit de prendre part à des projets caritatifs, afin de transmettre un peu de bonheur à des enfants qui en ont besoin. Elle est consciente de sa chance: «Je suis simplement heureuse.»