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Une touche de Yello
Trente ans après le premier sample, Yello, inventeur d’une électronique musicale helvétique au succès planétaire, rallume ses machines. Flamboyant.
Par Jean-Blaise Besençon - Mis en ligne le 16.12.2009
Au début des années 80, Yello fut pour les danseurs la marque
emblématique d’une musique électronique de qualité suisse. Zurichoise
même, pour le ton chic et avant-gardiste induit par l’artiste chanteur
millionnaire Dieter Meier, et aussi parce que son complice, Boris
Blank, officiait alors dans un studio installé au cœur de la légendaire
Rote Fabrik. Magicien des machines, virtuose du sample et des
synthétiseurs, il s’est ainsi constitué une extraordinaire banque de
sons, éléments du squelette de ses morceaux savamment articulés pour la
danse et le mouvement. Le cinéma et la publicité ont vite repéré le
brillant de ces musiques à la fois simples et savantes. Par exemple Oh
Yeah, repris pour Fiat, Twix et même les Simpson. Plus tard, One Second
dans le Ushuaïa des années 90 ou encore The Race, jingle sur Eurosport
et sur la BO de La Panthère rose 2006. Avec, entres autres
invités, la craquante chanteuse Heidi Happy (pour une irrésistible
complainte, You Better Hide), l’exceptionnel Till Brönner qui rejoint
Hans Peter Molvaer dans l’expression de la trompette planante, ou
encore la flûtiste Dorothée Oberlinger sur un envoûtant Takla Makan,
pluie miraculeuse tombée d’un ciel d’Orient, le duo signe un disque
d’une richesse rare. Quatorze titres (et autant de vidéos étonnantes à
dénicher sur le Net) à la fois inscrits dans le passé (on entend sonner
les synthés du siècle dernier) et parfaitement en phase avec la
bande-son branchée des clubs et autres lounge bars d’aujourd’hui.
Tags: album, musique, Yello, groupe suisse,
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