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«Les morts m'apparaissent comme des hologrammes»

Publié vendredi 1 mars 2019 à 09:36
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Publié vendredi 1 mars 2019 à 09:36 
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L'intérêt et la curiosité ont été vifs lors de la rencontre entre la centaine d'abonnés de L'illustré et la médium valaisanne Nicole Coudray le 20 février. L'occasion d'entendre et d'interpeller celle qui "parle avec les morts". Morceaux choisis.
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- Qui sommes-nous?

julie de tribolet
Nicole Coudray.

- Nicole Coudray: Nous ne sommes pas des enveloppes vides. Nous avons un corps, une âme et une conscience. Nous sommes sur Terre pour développer cette conscience que nous avons une âme qui nous relie à l’univers.

- Qu’est-ce que la mort?
- C’est le moment où l’âme abandonne son enveloppe charnelle pour «retourner à la maison», comme j’aime à le dire. On enterre le corps physique et ses douleurs, pas la personne. A cet égard, il est beaucoup plus douloureux de naître que de mourir. La naissance c’est un corps qui se fraie difficilement un chemin à travers un autre corps. La mort, c’est une âme qui s’échappe aisément d’un corps. On meurt entre deux respirations: on inspire, on expire… et on est loin. Si vous avez eu l’occasion d’accompagner des personnes en fin de vie, vous avez pu constater que, souvent, elles partent tranquillement, le sourire aux lèvres.

>> Découvrez l'interview vidéo de Nicole Coudray:

- Vous dites que vous pouvez voir les morts…
- Je ne les vois pas tout le temps. C’est un canal de perception que je peux fermer à volonté afin d’éviter d’être toujours entre deux mondes: celui des vivants et celui des morts. Si je n’avais pas cette capacité, mon corps physique ne pourrait pas suivre et je tomberais toujours malade. D’autre part, je m’interdis de rentrer dans la vie des gens sans leur autorisation.

- Mais comment les voyez-vous?
- Je les vois à côté de vous, comme je vous vois, un peu comme un hologramme ou un mirage, mais assez précisément, de manière à ce que je puisse les décrire à leurs proches.

- Est-ce que tous les morts ont quelque chose à dire?
- Cela se passe comme ça: les gens arrivent dans mon cabinet, s’assoient, et je leur explique comment je fonctionne. Ils est important qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas choisir la personne décédée qui va apparaître à leur côté. Ce peut être quelqu’un de très proche, un simple ami ou même un animal. Ce peut être même un membre de leur famille qu’ils n’ont pas connu mais qui apparaît car il a conscience d’une filiation avec ce vivant. Une fois, une dame à qui j’ai déclaré que c’était son mari décédé qui était dans la pièce a refusé de communiquer avec lui… Si des personnes décédées ne veulent pas parler, elles ne viennent pas.

- Est-ce que des morts n’arrivent pas à partir?
- C’est une fausse idée. On ne retient pas les morts. On peut retenir une personne en fin de vie si on la veille et qu’on ne lui dit pas qu’elle peut partir. Les âmes errantes, ça n’existe pas. Ce qui peut demeurer, dans des endroits où des gens ont beaucoup souffert (prisons, hôpitaux, églises…) ce sont des empreintes négatives. C’est comme du slim, ça colle aux lieux. C’est pourquoi, il faut parfois nettoyer ces endroits en leur amenant de la lumière et de l’amour.

- Quel genre de messages transmettent les personnes décédées?
- Jamais un message négatif. C’est toujours positif et constructif. Elles viennent pour apaiser les vivants, pour leur permettre d’avancer dans leur vie ici sur terre en ayant conscience que leurs défunts sont autour d’eux et qu’ils peuvent apprendre à communiquer avec eux. Mais si on n’arrive pas à surmonter le deuil, si on demeure enfermé dans sa douleur, on aura du mal à percevoir les signes que nous adressent nos proches décédés.

julie de tribolet
Nicole Coudray.

- Est-ce que les morts apparaissent dans nos rêves?
- C’est fréquent. Car dans le sommeil, on quitte notre corps, on voyage et cela facilite les rencontres…

- Comment se réincarne-t-on?
- L’âme se réincarne dans un corps physique pour s’améliorer. Le jour où nous avons suffisamment développé notre conscience pour appréhender l’ensemble de nos facultés, où le corps physique se fait corps de lumière, on cesse de se réincarner. Chaque fois que l’on se réincarne, c’est pour vivre une expérience différente qui fait progresser notre conscience et notre capacité à ressentir le monde qui nous entoure: les gens, les animaux, la nature, le monde spirituel… Et c’est en progressant dans ce ressenti à travers l’âme que l’on s’ouvre à l’amour inconditionnel.

- Est-ce que l’on choisit dans quel existence on va se réincarner?
- Tout à fait. J’ai rencontré un Amérindien qui pensait qu’il y avait deux sortes d’âmes. Les fortes qui choisissent de se réincarner dans une existence difficile et les faibles qui choisissent une vie sans efforts.

- Quelles est la pire chose qui puisse nous arriver dans l’existence?
- La perte d’un enfant. Vous perdez un parent ou un conjoint, c’est une coupure douloureuse. Vous perdez un enfant, c’est une explosion interne. C’est la pire expérience qui puisse arriver à quelqu’un. Mais, en même temps, quelque part, on l’a choisie. Est-ce que vous avez parfois songé que la vraie maison est de l’autre côté et que nous sommes dans ce monde uniquement pour vivre des expériences formatrices. C’est peut-être ici que l’on est mort et vivant de l’autre côté...

- Si une personne vient vous consulter pour un proche disparu. Est-ce que vous arrivez à déterminer si cette personne est vivante ou non?

- J’ai été sollicitée, parfois par la police, pour des disparitions. Mais ce sont des situations compliquées. Car si une personne veut disparaître et changer de vie, le ressenti peut être le même que pour une personne décédée. Mais si l’âme entre en communication avec moi, si je vois la personne, c’est qu’elle n’est plus de ce monde. Après, est-ce que celui qui vous consulte est capable de l’entendre..?

>> Retrouvez le récit de la consultation de notre journaliste chez Nicole Coudray (octobre 2017)


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