Aller au contenu principal
Publicité
© julie de tribolet

«Avec Steve, j’ai compris que je pourrai gravir des montagnes»

Publié jeudi 13 février 2020 à 09:10
.
Publié jeudi 13 février 2020 à 09:10 
.
Il est possible de croire à tout âge à la magie de l’amour. La preuve avec Nathalie, 50 ans, et Steve, 44 ans.
Publicité

Leur bonheur fait plaisir à voir. Ils sont dans cette phase où l’autre remplit votre horizon, où le ciel est en permanence d’un bleu azur et l’avenir se peint en rose. Nathalie et Steve ne sont pourtant plus des adolescents. Ils ont vécu chacun de son côté l’expérience du mariage, la vie conjugale sur plusieurs années, le bonheur d’avoir des enfants, l’usure d’une relation, la séparation, mais ils n’imaginaient pas retomber amoureux de façon aussi intense et, surtout, que ce soit d’une telle évidence. «Nous ne sommes ensemble que depuis trois mois, mais je sais que c’est un amour qui va durer», insiste Steve, 44 ans, cadre bancaire à Lausanne.

Il a beau travailler dans un domaine très rationnel, celui des chiffres, le Vaudois fait confiance à son intuition, à ce sixième sens très développé chez lui, assure-t-il. «Je ne peux même pas parler de coup de foudre en pensant à Nathalie, c’est encore plus fort que ça, comme une force intérieure, dès que je l’ai vue, j’ai su que ce serait possible de construire quelque chose avec elle!»

Nathalie et Steve se sont connus grâce à une amie commune. «Je vivais séparée de mon mari depuis plus d’un an, après vingt ans de vie commune, explique cette femme enjouée et positive de 50 ans, cadre commercial à Lausanne. J’espérais pouvoir rencontrer quelqu’un qui me corresponde parfaitement et avec qui j’aie beaucoup d’atomes crochus, sans imaginer que cela irait si vite!» Tellement vite que le premier achat en commun, seulement quinze jours après s’être déclaré leur flamme, ce fut un lit! «Celui de Steve était très inconfortable, sourit Nathalie, avec deux horribles matelas et un trou au milieu, on a profité du Black Friday chez Pfister!» Rires.

julie de tribolet
Leur premier cadeau mutuel. Un bracelet en onyx synonyme de protection et de force pour lui et un pendentif en forme de cœur pour elle.

Aujourd’hui, Steve est en train de relouer son logement pour s’installer dans l’appartement de Nathalie. Mais en avril, le lit ira rejoindre le nid douillet qu’ils ont trouvé en Lavaux. «On l’a choisi lumineux et confortable, avec vue sur le lac et suffisamment de chambres pour pouvoir y loger nos enfants respectifs, précise ce papa de trois jolis enfants de 2, 4 et 9 ans nés de deux unions différentes, tandis que Nathalie est la mère de deux belles jeunes filles de 19 et 21 ans. «Ma fille aînée adore Nathalie et j’ai beaucoup de complicité avec sa fille de 19 ans qui vit encore chez elle», confie-t-il. Bien sûr, ils savent les difficultés auxquelles doivent faire face les familles recomposées: trouver sa juste place face aux enfants de son ou sa partenaire, ménager les susceptibilités des uns et des autres, accorder les plannings des visites, etc. «On ne se fait pas trop de soucis, nous sommes d’un naturel confiant et dynamique, explique le quadra à qui ses parents ont enseigné la joie de vivre depuis son plus jeune âge. «Malgré mes échecs sentimentaux, j’ai toujours su que j’allais trouver la femme qui me correspond, la femme de ma vie!»

Il est volubile Steve, Nathalie l’écoute parler avec tendresse et admiration. Elle n’a pas peur de faire grincer des dents les féministes de tous poils en expliquant avoir eu besoin d’un homme fort, un homme sur qui s’appuyer. «J’ai été trop longtemps l’élément fort dans mon couple.» D’ailleurs, la première balade dans les vignes lui a donné l’occasion de s’assurer que son compagnon avait une bonne foulée, important quand on aime, comme elle, randonner dans la nature. «Lors de cette marche j’ai compris qu’avec Steve je pourrais gravir des montagnes. On a aussi échangé notre premier baiser, on n’allait pas se mentir ni perdre de temps, sourit-elle. Un baiser, c’est important, on sait tout de suite si ça va jouer ou s’il faut arrêter immédiatement!»

julie de tribolet
Pour Nathalie, «un baiser, c’est important, on sait tout de suite si ça va jouer ou s’il faut arrêter immédiatement!»

Manifestement le baiser fut concluant. «Quand le train passe, il faut sauter dedans!» dit encore Nathalie. Tous deux se sont rendu compte qu’ils avaient exactement la même philosophie de vie. «C’est primordial pour commencer une nouvelle histoire.» Ils confient encore beaucoup communiquer entre eux, poser cartes sur table dès qu’un problème apparaît.

«J’aime son odeur, j’aime tout chez Nathalie!» lance un Steve ravi et amoureux. Peut-être se marieront-ils un jour, peut-être pas, pour l’instant ils ne veulent que profiter l’un de l’autre. «Si nous nous étions rencontrés avant, nous aurions eu un enfant ensemble, poursuit Nathalie, mais nous avons une belle famille recomposée.» Pour le reste, elle assure n’avoir pas peur du saut dans l’inconnu. «J’ai une mère qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer, je me dis qu’il ne faut pas attendre pour vivre, j’ai choisi d’être heureuse!»

>> Lire aussi: «L'amour expliqué par la science» en 10 points


Publicité
Publicité
Publicité

Newsletter L'Illustré Recevoir la newsletter L'Illustré